ADMINISTRATION DE L* ARMÉE
désirez y je ferai passer un million à Baie pour Tarmée du Rhin. ^- J'ai envoyé douze cent mille francs en numéraire au général Kellermann. — Les troupes sont satisfaites ; elles touchent la moitié de leur solde en argent; le pillage est réprimé. La discipline renaît avec l'abondance dans cette glorieuse armée. »
Le général Bonaparte avait espéré, au moyen de ces précautions, de ne plus avoir à craindre l'exaspération et le désespoir des populations dont le territoire était occupé. Les Lombards et les Italiens ne se regardaient pas comme vaincus. C'était Tarmée autrichienne qui avait été défaite; aucun corps italien n'était au service d'Autriche; la Lombardie payait des impôts, mais on ne lui demandait point de soldats. Les Autrichiens, malgré leur longue occupation , n'avaient pas inspiré d'attachement à leurs sujets d'Italie. Us déplaisaient par leur morgue et la roideur de leurs manières'. D'ailleurs, ils étaient étrangers au pays qu'ils occupaient : c'était assez pour y entretenir une incurable aversion. L'archiduc Ferdinand, gouverneur général, n'était pas aimé; il était en butte à des mécontentements populaires plus ou moins fondés. Souvent il s'était trouvé en contradiction avec les états du pays que la cour d'Autriche avait conservés pour la forme , mais qui n'étaient point assez écoutés. L'aristocratie milanaise était peut-être plus animée que les autres classes de la population contre le joug autrichien. La Révolution française avait- d'abord excité un vif enthousiasme à Milan et inspiré une sincère sympathie à tous les hommes éclairés et généreux. Mais les horreurs du gouvernement révolutionnaire et le règne de la