ARMISTICE AVEC LARMÉE SARDE
tour, gouverneur de Turin , maréchal de Savoie , et le marquis de Costa arrivèrent à Cherasco avec pouvoir de souscrire aux conditions qui seraient imposées. Ils tentèrent toutefois, pendant une conférence qui dura plusieurs heures, d'en obtenir de moins dures. Un officier envoyé de Turin arriva peu de moments après qu'elle fut commencée, et le comte de Latour sortit pour lui parler. Une heure était à peine écoulée qu'un second officier fit encore demander le comte de Latour. Plus tard , il en arriva un troisième. — « Vous voyez bien, lui dit le général Bonaparte, qu'on est à Turin plus pressé de signer que vous'. »
Les conditions furent que le roi quitterait la coahtion et enverrait un plénipotentiaire à Paris pour y traiter de la paix; que jusque-là il y aurait armistice; que Ceva , Coni , Tortone , ou à son défaut Alexandrie , seraient sur-le-champ remis à l'armée française avec toute l'artillerie et les magasins ; que l'armée continuerait d'occuper tout le terrain qui était en sa possession; que les routes mihtaires, dans toutes les directions, permettraient la libre communication avec la France; que Valenza serait immédiatement évacué par la garnison napolitaine et remis au général français; enfin que les miUces seraient licenciées et les troupes régulières disséminées dans les garnisons de manière à ne donner aucun ombrante à l'armée française.
Le jour même, en transmettant les conditions de l'armistice au Directoire, le général Bonaparte lui écrivait :
— « Si vous ne vous accordez pas avec le roi de Sardaigne, je garderai les places fortes et je marcherai sur