‹ Histoire du directoire de la République française (volume 4)Chapitre 70 sur 110 · ÉTAT INTÉRIEUR DE LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

ÉTAT INTÉRIEUR DE LA RÉPUBLIQUE

faire. Un secours en numéraire serait aussi très-nécessaire, w

Le Directoire attendait que l'armée autrichienne du Rhin fût obligée d'envoyer des renforts en Italie , afin de présenter ainsi une moindre résistance et plus de chances de succès aux armées françaises. Il était surprenant que les Autrichiens tardassent à attaquer ; ils semblaient remettre l'ouverture de la campagne au moment où leurs forces seraient diminuées. Ce fut pourtant l'archiduc Charles qui dénonça l'armistice. 11 venait de prendre le commandement de l'armée autrichienne; la reprise des hostilités fut déclarée le 20 mai. Dix jours de délai devaient suivre cette notification ; ainsi la campagne allait s'ouvrir le l*"" juin seulement, lorsque l'armée d'Italie était déjà sur les bords de l'Adige.

Tandis que la guerre était glorieuse pour la France et changeait si heureusement sa situation vis-à-vis de l'Europe, l'état intérieur de la République restait à peu près le même. Les victoires de l'armée d'Italie ne produisaient point sur l'opinion publique autant d'effet qu'on aurait dû l'espérer. On s'en serait félicité davantage si elles avaient fait espérer la paix. L'armistice qui se prolongeait aux bords du Rhin, les négociations proposées par l'Angleterre et par l'Autriche , avaient paru l'heureux présage d'une pacification, objet des vœux de cette opinion modérée qui voulait le repos et se contentait du gouvernement républicain , à la condition qu'il serait raisonnable et juste. On voyait bien que depuis les succès de l'armée d'Italie, le Directoire était encore moins disposé à traiter et qu'il se montrait de plus en plus hautain et exigeant.

Les premiers triomphes du général Bonaparte com-

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