ARMISTICE AVEC NAI>LES
les villes et villages sur lesquels sera commis l'assassinat d'un seul Français. ^> — 11 exi2;eait en même temps que Girola , ministre d'Autriche , fût chassé de la ville de Gênes '.
Pendant que le général Bonaparte s'occupait ainsi à remettre le bon ordre dans les territoires conquis, et à presser le siège de la citadelle de Milan , le prince Belmonte Pignatelli fut envoyé par la cour de Naples pour demander un armistice ; elle avait appris les progrès rapides de l'armée française, le passage du Mincio et le combat de Borghetto , où la cavalerie napolitaine avait été défaite et son commandant le prince Culto fait prisonnier ; elle sut aussi qu'une colonne de l'armée française se mettait en marche pour Bologne et les États pontificaux; dès lors elle fut saisie d'épouvante et ne songea plus qu'à obtenir la paix.
Le prince Belmonte était un homme aimable et spirituel; il fit de son mieux pour plaire au général Bonaparte et y réussit; il lui parla des bonnes dispositions de sa cour et spécialement de la reine Caroline, qui avait, disait-il, beaucoup d'influence à Vienne. La négociation n'était pas difficile , puisque le général Bonaparte pensait qu'un armistice avec Naples aurait un avantage réel. Si le grand seigneur napolitain chercha à exercer quelque séduction sur le général de la République par de flatteuses paroles , le vainqueur de l'Italie ne fut pas en reste dans ce genre de conversation : c'était une de ses habiletés. Il savait mieux que personne avoir, avec quiconque lui plaisait ou