‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 115 sur 174 · PROJETS DE 8IÉTÈS ET DE BARRAS · texte numérisé non relu

PROJETS DE 8IÉTÈS ET DE BARRAS

mais sans rien promettre. Depuis on avait supposé que| Tallien et lui étaient mêlés à une intrigue dont- le centre était en Espagne et dont le duc de La Vauguyon, qui jouissait alors de la confiance de Louis XYIU, espérait beaucoup, sans aucune vraisemblance.

A Tépoque du 18 fructidor, Fauche Borel, qui avait servi d'intermédiaire aux communications du prince de Condé et de Louis XVIII avec Pichegru , était à Paris, attendant toujours que, dans sa prudence, Tancien général de Farmée du Rhin jugeât le moment opportun pour se décider et pour agir. Après le coup d^État, il se cacha chez un nommé Monnier, ^utre agent d'intrigue et lami de Bottot secrétaire de Barras. Les entendant dire que le roi eût beaucoup mieux fait de conspirer avec Barras qu'avec Pichegru, il leur assura que Louis XVIII serait très-porté à prendre confiance en Barras, et à lui accorder, non-seulement indulgence, mais faveur en reconnaissance des bons services qu'il pourrait rendre. Un passe -port sous un faux nom lui fut donné, et il se rendit d'aboi*d à Londres où Pichegru échappé de Sinamary venait d'arriver. Il le trouva en méfiance des dispositions réelles de Barras, mais ne voyant nul inconvénient à courir cette chance.

Pendant ce temps -là, Monnier avait été envoyé à Hambourg; il y avait rencontré le marquis de La Maisonfort, homme de beaucoup d'esprit et très-actif dans les projets de contre-révolution dont se berçaient les émigrés. Il reçut les confidences de Monnier et se mit à la tète de cette affaire. Le roi était alors à Mittau. Il prit peu de confiance dans les intentions de Barras; d'ailleurs, il connaissait M. de La Maisonfort et le croyait léger et trop empresse en intrigue.

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