‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 121 sur 174 · ÉVÉNEMENTS DE LA GUERRE EN ITALIE · texte numérisé non relu

ÉVÉNEMENTS DE LA GUERRE EN ITALIE

La guerre était plus malheureuse en Italie et les progrès de l'armée de Souvarov plus rapides et plus menaçants.

Vers le milieu de mai , Moreau y qui ne commandait plus qu*une armée de vingt mille hommes, ne pouvait se proposer rien de plus que de se maintenir entre Alexandrie et Gènes, de manière à opérer sa jonction avec Tarmée que Macdonald ramenait de Rome à travers les insurrections italiennes.

Si Souvarov s'était porté avec la masse de ses forces contre la faible armée de Moreau , il aurait probablement obtenu un succès décisif; mais, en avançant si rapidement, il aurait couru des risques dont le conseil aulique, dans sa prudente tactique, se préoccupait plus que le général russe. Il fallait faire le siège de Mantoue, envoyer un corps d'armée pour s'opposer au retour de Macdonald, prendre la citadelle de Milan. Il fut aussi nécessaire de porter le secours de quelques divisions au prince de Rohan, que Lecourbe, commandant la droite de l'armée d'Helvétie, descendant des montagnes du canton d'Uri et des Grisons, avaifii^-ttu et repoussé jusqu'à Bellinzone et Lugano, menaçant ainsi la droite de l'armée de Souvarov.

Lecourbe avait une si petite armée, qu'il ne fut pas difiicile au prince de Hohenzollern , joint au prince de Rohan, de le forcer à rétrograder jusqu'au Saint- Gothardy par où était sa communication avec l'armée d'Helvétie.

Délivré de cette inquiétude, Souvarov marcha sur Turin, que Moreau ne pouvait défendre sans compromettre ses communications avec Gènes et la France par Nice, sans rendre impossible sa jonc-

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