‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 120 sur 174 · avril · texte numérisé non relu

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ÉVÉREMBNTS DE LA GUERRB EN SUISSE. 441

Soult y avaient remporté quelques avantages et s^avançaient dans la vallée du Tessin supérieur, de manière à pouvoir inquiéter Tarmée autrichienne qui avançait en Italie.

Pendant ce temps-là , Masséna avait concentré ses divisions de la gauche, abandonnant Schaffbuse et se repliant sur Zurich. L*archiduc avait suivi ce mouvement et passé le Rhin; mais il s'était mépris sur les forces qui lui étaient opposées , et il éprouva un échec notable à Winterthur^ Huit jours après, l'archiduc attaqua les positions qui défendaient Zurich. Le combat fut sanglant et dura toute la journée. Le général Cherin , chef de Tétat-major, l'ami de Hoche , y fut blessé à mort. Les positions furent prises, reprises et restèrent au pouvoir des Français.

Le lendemain, l'attaque recommença : l'archiduc la dirigeait en personne. On combattit avec plus d'acharnement que la veille ; l'armée française fit des prodiges de valeur; elle garda le champ de bataille. Mais la supériorité numérique de l'armée autrichienne était trop évidente pour que Masséna pût espérer de se maintenir à Zurich. 11 se replia sur le lac de Zug : c'était une retraite glorieuse pour les Français et qui coûta cher aux Autrichiens. Il fallut encore revenir en arrière à Bremgarten*, puis à Leutzbourg, en se rapprochant de la ligne de l'Aar. Telle était la position de l'armée d'Helvétie au moment où le nouveau Directoire et le Corps législatif prenaient d'énergiques mesures pour amener la victoire sous les drapeaux de la République.

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