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KBRMBTI3RG.de Lk SOCIÉTÉ DES JACOBINS. 463
Il fut ensuite nommé ministre plénipotentiaire auprès de la république cisalpine , et comme son prédécesseur, M. Trouvé, il usa de Tinfluence dominante du gouvernement, français pour y opérer des mutations, soit dans les lois, soit dans le personnel des pouvoirs de ce nouvel État. Revenu à Paris, il venait d'être envoyé comme ministre plénipotentiaire près du gouvernement batave ; le Directoire le rappela pour lui confier le ministère de la police. Les Jacobins ne pouvaient voir ce choix avec méfiance et le gouvernement avait raison de compter sur Fouché. Déjà sans doute, il avait adopté une ligne de conduite qu'il a suivie pendant tout le reste de sa carrière : ménager les révolutionnaires quelque détestables ou flétris qu'ils fussent; ne point traiter avec leur parti ou leurs opinions , mais les ménager individuellement ; soigner leurs intérêts privés; leur donner des places ou de l'argent; se bien garder d'offenser leur amour-propre et de les humilier; les guérir autant que possible de cette fièvre démocratique dont lui-même s'était si complètement défait en devenant riche et puissant . telle fut la politique de sa vie et l'habileté qu'il mit au service des gouvernements qui l'employèrent.
En ce moment le principal motif d'inquiétude, c'était la société du Manège. Les séances devenaient chaque jour plus scandaleuses. La population de Paris n'en était pas très-émue, mais à force de crier : « Âu\ armes! reprenons nos droits ! marchons contre nos oppresseurs! » de demander vengeance pour leurs amis, martyrs de la liberté, Goujon, Romme, Soubrany, Babeuf, Darthé et pour leurs frères de Grenelle , ils faisaient craindre que la société secrète cachée derrière