DESCENTE DE8 ANGLAIS BIT HOLLANDE
dote au congrhs de Rastadtj dont Tabbé de Pradt était rauteur : — a Après tous les échecs que la Constitution actuelle a déjà reçus , nous ne doutons pas qu'on ne puisse trouver au besoin des interprétations conciliatrices, » — M. Carreau concluait de cette espérance d'un des publicistes de Témigration qu*il existait une conspiration ourdie par les puissances étrangères pour donner à la France un roi constitutionnel ou un président inamovible.
Ainsi la majorité du conseil des Cinq -Cents ne voulait la paix qu*à des conditions qui la rendaient impossible tant que TEurope ne serait pas écrasée . par les victoires des armées françaises et résignée à subir la propagande armée des révolutionnaires. Cette majorité n'était pas moins incompatible avec le rétablissement de la paix intérieure. Lorsque de son propre aveu la France était menacée de deyenir une vaste Vendée, les seuls moyens pour la pacifier étaient , selon le parti dominant , les lois de proscrip<> tion, les supplices, les confiscations, l'intolérance religieuse et toutes les rigueurs d'une tyrannie soupçonneuse. Les Jacobins ne se souvenaient pas que c'était un semblable régime qui avait suscité et agrandi les terribles guerres civiles que la modération et les ménagements venaient à peine de calmer. Et dans quel moment voulait-on rétablir la politique du comité de salut public? Lorsque l'esprit de désobéissance était devenu général, lorsque aucune espérance n'était placée sur le gouvernement, lorsque sa chute prochaine était attendue par ses ennemis, par ses partisans, par lui-même.