‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 149 sur 174 · DB8CK1ITB 0BS ANGLAIS EN HOLLANDE · texte numérisé non relu

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emparée de toute la flotte hollandaise. Ce fut le dénoûment d*une campagne conçue diaprés de fausses données et avec des forces insuffisantes.

La République était ^en ce moment délivrée de toute crainte de la coalition. La France n'était plus en dan* ger. Si elle avait eu un gouvernement fort par son unité, respecté de la nation, affranchi de la menace toujours subsistante d'une révolution nouvelle , elle aurait pu espérer la paix et par suite le rétablissement de Tordre intérieur. Mais le Directoire ne remplissait aucune de ces conditions : divisés entre eux, les Directeurs ne i>ouvaient suivre une direction constante . ni s'accorder sur le but ou sur les moyens. Tous étaient plus ou moins assujettis à une faction insensée qui ne leur permettait ni la sagesse, ni la modération , ni la justice dans le gouvernement intérieur; ni la paix avec les puissances de l'Europe. Tout récemment le conseil des Cinq- Cents avait voté avec acclamation l'article suivant :

(V Sont déclarés traîtres à la patrie et seront punis de mort tous négociateurs» généraux , ministres, représentants du peuple» ou tels autres citoyens français qui pourraient recevoir, proposer ou appuyer des conditions de paix tendant à modifier ou à changer en tout ou en partie la Constitution du peuple français, ou à altérer l'intégralité du territoire actuel de la République. » — Bien que l'orateur qui proposait celte loi n'eût point, dans le long exposé des motifs» prononcé le nom de Siéyès, le vrai sens de son discours était une dénonciation contre le Directeur dont les projets étaient connus ou plutôt devinés, non-seulement en France, mais en Europe; aussi était citée en preuve la phrase suivante tirée d'un pamphlet intitulé Jnti-

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