‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 35 sur 174 · TROUBLES DAMS LE MIDI · texte numérisé non relu

TROUBLES DAMS LE MIDI

de l'impôt y mais Texécution des lois de recrutement contre des réquisitionnaires , oubliés ou exemptés depuis six ans , étaient des occasions continuelles de détester la domination imposée à la France. La patience était néanmoins presque universelle; le Directoire pouvait s'applaudir de tant de soumission et d'obéissance.

Les désordres qui, dans quelques provinces, troublaient momentanément la paix publique n avaient pas assez de consistance et d'ensemble pour donner de graves inquiétudes au gouvernement; il ne devait pas , craindre encore de les voir s'agrandir et s'étendre au point de redevenir une guerre civile. En Provence et dans le midi de la France, c'était presque la continuation d'une lutte entre deux partis exaspérés et habitués depuis plusieurs années à exercer, quand l'occasion s'en présentait , de cruelles et réciproques vengeances.

Dès le i 3 septembre , en apprenant la nouvelle du 18 fructidor, un rassemblement, commandé par un royaliste nommé Allier, déjà connu dans tous les troubles qui avaient si souvent désolé cette région, surprit la citadelle du Pont-Saint-Esprit; ne trouvant aucune résistance de la part des habitants effrayés, il occupa la ville pendant deux jours, sans commettre de graves désordres ; les municipaux avaient montré quelque fermeté; mais aucune violence ne fut exercée contre eux. Ils se retirèrent et firent demander du secours : le général Haquin, le même qui s'était trouvé à l'insurrection de Pavie, fut envoyé avec un détachement, auquel se joignirent les gardes nationales des environs. Les rebelles n'attendirent point son arrivée : ils se retirèrent en se dispersant. Allier continua à parcourir furtive-

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