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158 BRIGANDAGES DANS l'oDEST.
trats et les jurés. Un message du 7 février 1798 exposa cet état de choses au conseil des Cinq-Cents , en Pattrîbuant, plus que de raison, à des motifs politiques. — w La commune de Lyon est une de celles qui se sont le moins ressenties des salutaires effets produits parriinmortelle journée du 1 8 fructidor. » — Ainsi parlait le Directoire en annonçant que la ville de Lyon était mise en état de siège; la même mesure fut appliquée à plusieurs autres villes du Midi et de l'Ouest.
La plus gravedes tentatives d'insurrection, mais qui ne pouvait avoir aucune influence sur la situation politique intérieure de la France, éclata en Corse : ce fut une véritable guerre suscitée par le parti qui regrettait la domination des Anglais. Le général Vaubois se comporta avec fermeté et sagesse. Il y eut un moment où il crut avoir besoin d'un renfort de dix mille hommes. — « Notre situation devient chaque jour plus alarmante, » — écrivait Lucien Bonaparte à son frère. Lorsque les insurgés eurent été vaincus et dispersés, une amnistie rendit à cette île autant de tranquillité qu'en pouvait endurer une population peu accoutumée au bon ordre , dont jouissent les pays civilisés.
La guerre civile de l'Ouest ne paraissait pas à ce moment près de se rallumer. Les pays de la rive gauche de la Loire étaient calmes; mais la chouannerie et ses brigandages désolaient tantôt un canton , tantôt un autre de la Bretagne et de la Normandie. Il n'y avait ni ensemble ni continuité dans cette perturbation : le pillage et les vengeances particulières se déguisaient sous un masque de royalisme. Toutefois, les correspondances avec l'Angleterre et l'émigration se mêlaient à ce déplorable désordre; la police armée, qui s'em-