‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 38 sur 174 · DIVISION DANS LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE · texte numérisé non relu

DIVISION DANS LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE

ployait à le réprimer^ s'emparait souvent de chefs ou d'agents royalistes , et leur condamnation était immédiate. D'autres intrigues furent découvertes à Paris, et des émigrés furent fusillés. Il n'était point nécessaire de prouver qu'ils avaient des relations avec les comités et les agents de l'émigration , ou qu'ils recevaient de M. Wickam, ministre d'Angleterre en Souabe, des subsides pour aider des conspirations toujours promises et jamais réelles : leur présence sur le sol français suffisait pour motiver leur supplice. Il y eut surtout dans le Midi d'impitoyables conseils de guerre; on a vu comment le général Bonaparte avait manifesté son indignation contre une extermination où étaient compris les vieillards et les femmes : on vit à Marseille une pauvre marchande fusillée conraie émigrée, parce que, n'ayant pas obtenu sa radiation, elle était restée sur le sol français.

Telles furent les premières conséquences du 18 fructidor, telles les voulait le Directoire, autant pour satisfaire sa propre opinion que pour obéir aux exigences du parti dont il était l'instrument. Mais il ne devait pas tarder à se retrouver dans la situation où l'avait déjà placé cette même conduite, lorsque après le 1 3 vendémiaire il avait montré tant de complaisance à la faction révolutionnaire.

Quand elle eut ainsi triomphé, elle se divisa comme après chacune de ses victoires. Les principaux auteurs du 18 fructidor étaient des hommes qui, pour sauver la République et garantir les intérêts de la Révolution , avaient cru nécessaire de donner un pouvoir plus fort et plus absolu au Directoire. Groupés autour de lui , faisant accepter leurs conseils ^ dictant ses choix ^ ils

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