‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 78 sur 174 · L'ABBÉ LEDIEU · texte numérisé non relu

L'ABBÉ LEDIEU

Bf éBMirea et Xommal de ratM l«edtea, sur la vie et les ouvrages deBo» suet, publiés, pour la première fois, sarM manuscrits autographes, précédés dns^ introduction et annotés par M. l'abM GoETrÉB. 8 volomesin-8.

Paris.— Imprimé chea Boosrentare et Duoessois, 66, qaai4ea Granda-AngiatiBa.

prendre. Il n'en avait pas fallu autant pour décider Victor - Amédée , le père de la duchesse de Bourgogne y à se joindre aux ennemis de Louis XIY. La politique du Piémont est géographiquement déterminée.

n y avait peu de jours que Ginguené avait été rappelé et que Joubert avait remplacé* Brune au commandement de l'armée d'Italie ; le comte Balbe venait de recevoir encore les assurances les plus pacifiques du Directoire et du ministre des relations extérieures, lorsque la résolution fut prise d'occuper le Piémont et d'y faire une révolution.

Le général Joubert commença par requérir le roi de Sardaigne d'envoyer sans retard à l'armée d'Italie les dix mille hommes, qu'il s'était engagé à donner par le traité d'alliance conclu avec la France. Il demandait en même teoips que l'arsenal de Turin lui fût livré. Le roi de Sardaigne ordoiina aussitôt de réunir un corps de dix mille hommes et de le diriger sur Milan; il refusa de livrer l'arsenal : aucun article du traité ne lui imposait cette obligation.

Joubert avait reçu, en quittant Paris, l'instruction et même l'ordre, non pas de négocier, mais d'agir. Il envoya le général Grouchy commander à Turin, en remplacement du général Mesnard, qui s'était fait aimer et estimer par sa modération et sa douceur, et qui eût éprouvé quelque embarras d'avoir à prendre des mesures de rigueur et de violence.

Ce n'est pas que le Directoire eût l'intention de procéder par des moyens extrêmes. Il espérait d'abord effrayer le roi et le contraindre ainsi à livrer son royaume

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