‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 79 sur 174 · ABDICATION DU ROI CHARLES -EMHAKUEL · texte numérisé non relu

ABDICATION DU ROI CHARLES -EMHAKUEL

à Tannée française. Des intrigues furent essayées pour l'y déterminer. On essaya même de gagner son confesseur» pour qu'il Texhortàt , non-seulement à abdiquer la couronne, mais à transmettre à un gouvernemen( provisoire l'autorité souveraine sur ses sujets et ses soldats. Le confesseur était un honnête homme et se refusa à ce qu'on demandait de lui. Quelques-uns des courtisans tentèrent de décider le roi à subir, dans l'intérêt de son peuple, la dure loi de la nécessité; ce fut en vain ; Charles-Emmanuel se faisait un scrupule de religion, plus encore que d'honneur, à ne point déserter le devoir que la Providence lui avait imposé.

Cependant la garnison de la citadelle dirigeait ses batteries sur la ville; le gouvernement sarde réunissait des régiments pour défendre Turin et ils arrivaient animés de courage et de dévouement. Mais la population était émue de terreur; chacun tremblait de ce qui allait arriver.

Le général Joubert donna un ordre du jour daté de Milan, le 5 décembre, mais qui ne fut publié que plus tard.

— € La cour de Turin a comblé la mesure ; elle a levé le masque. Dès longtemps de grands crimes ont été commis. Le sang des républicains français, des républicains piémontais était versé à grands flots par les ordres de cette cour atroce. Le gouvernement français, ami de la paix, croyait la ramener par des voies conciliatrices.

M Son désir prononcé était de cicatriser toutes les plaies d'une longue guerre et de rendre la tranquillité au Piémont, en resserrant de jour en jour son alliance

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