BATAILLE DE LEIPSICK
Napoléon avait l'esprit tellement faussé par la tyrannie, qu'il croyait, après sa grande débâcle, que tous ceux qu'il avait insultés, durement traités, lui resteraient fidèles.
11 s'étonna de tout; il croyait que son mariage autrichien, regardé par l'Autriche comme le dernier abus de la victoire, et qu'il accomplit, on l'a vu, si brutalement, lui répondait de son beau-père. Il eut une surprise étrange et bien naïve, il faut le dire, à voir ce beau-père, d'abord neutre, bientôt ennemi. C'était pourtant afin de ménager celte amitié douteuse que, par deux fois (en 1807, 1812), il rejeta la main des Polonais et profita à peine de leur enthousiasme. En vain, partant, en 1814, pour la nou velle guerre contre l'Allemagne soulevée et la Russie,