‹ Histoire du dogme de la divinité de Jésus-ChristChapitre 10 sur 34 · CA DOCTRINE OU Y£RBE · texte numérisé non relu

CA DOCTRINE OU Y£RBE

absolu (ô fitfvoç <xXy}0(voç Sto?) (1). Le Fils ne peut rien faire^ de lui*méme, lai est sonnais, obéissant, et repousse toute intention de se faire égal à lui C'est ainsi qn*ii ne peut être appelé dieu que dans un sens restreint, supérieur sans doute, mais au fond analogue à celui qu'avait le même nom appliqué aux juges d'Israël (2). Les passages qui attestent cette infériorité sont fort nombreux, et d'ailleurs il rentre dans la notion même du Verbe que c'est son imperfection qui lui permet d'avoir avec le monde et l'bumanité des rapports incompatibles avec la perfection absolue du Père. Aussi la chair du Verbe peut-elle subir les besoins, les sensations, les souffrances de tout corps humain. Sa \|;\>xr/, son âme charnelle (selon la psychologie platonicienne qui la distinguait de l'âme rationnelle) peut être troublée, mais non son esprit, sa personne proprement dite, et il est bien remarquable que la seule exception que Fou pourrait signaler, c'est-à-dire le passage où il est dit que Jésus « fut courroucé en son esprit (3) » pe soit qu'apparente. Le courroux, en effet, dans cet évangile, rentre parmi les ^dispositions divines proprement dites (U), Avec le quatrième évangile et Justin Martyr, la croyance chrétienne accomplit l'évolution qui consiste à substituer à l'idée d'un homme devenu divin celle d'un être divin devenant homme. L'application de la théorie du Verbe à la per-

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