‹ Histoire du drame musicalChapitre 11 sur 40 · XVI PREFACE DE LA PREMIERE EDITION · texte numérisé non relu

XVI PREFACE DE LA PREMIERE EDITION

assez imprudent pour en jouer parfois aux Concerts populaires^ et même, Dieu lui pardonne I au Conservatoire! Heureusement, l'incorruptible critique tient bonne garde, armée de tous les principes du grand opéra. Elle est née dans ses alentours, elle vit dans ses coulisses, le traite en fils prodigue, voile charitablement ses infirmités de son style brodé, et Thabille pompeusement de ses préceptes solennels. Que signifient ces nouvautés audacieuses qui pourraient compromettre le fils de la maison, et, ce qui est plus grave, déranger le précepteur dans son règne majestueux ? De là des accès de bile et des indignations périodiques on ne peut plus divertissants chaque fois que le nom de Richard Wagner surgit à Thorizon. — Il est parmi nous, je me hâte de le dire, une autre critique encore, droite et large, sérieuse, ouverte, amie de tout progrès, ne jugeant qu'en pleine connaissance de cause et après mûr examen. Si cet essai peut lui donner des éclaircissesements sur un sujet qui l'occupera tôt ou tard, mon but est atteint. Je ne prétends nullement empiéter sur ses droits légitimes ni marcher sur ses brisées, mais je serais heureux de lui fournir quelques éléments nouveaux. Car ce n'est point ici un livre de critique. Dans le tome P% j'ai esquissé à grands traits le développement de la poésie et de la musique dans notre monde grécoeuropéen. Dans le tome II, je n'ai fait que dire ce que j'ai vu, senti, pensé en présence d'une

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