I. Le spectacle de rAlIemagne d'aujourd'hui montre dans
quelle faible mesure ils ont réussi. Le niveau général des esprits
est bien au-dessous de ce qu'avaient rêvé ces génies si larges,
si généreux et si humains. Les énergumènes de la politique
s'évertuent de ramener ces libres et vastes intelligences à la
mesure de leur propre élroitesse. Il faut reconnaître cependant
/ que ces deux poètes ont jeté dans le monde des germes impéris-
I sables, et que l'Allemagne leur doit le meilleur fonds de sa
\ ulre intellectuelle {Note de 1875).
^ris-
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Il aboutit à une association d'élite dont les deux lois organiques sont : respect de l'ensemble et respect de l'individualité, et qui a pour mot d'ordre : que chacun serve les autres en se développant dans toute son originalité et plém"tude.
Comme homme pratique, Gœthe ne voulait ni s'insurger ni s'isoler, mais réformer. De là cette activité féconde, inépuisable, dans tous les domaines. Qui cependant pouvait sentir plus profondément que lui la contradiction entre les aspirations de l'homme moderne et le monde où il est placé et l'abîme qui le sépare de son idéal? Porter en soi la Grèce, le christianisme, la science, est chose facile à supporter, si l'on se contente de laisser vivre tranquillement ces mondes l'un à côté de l'autre et d'y trouver matière à dissertation. Mais de tous ces éléments en lutte vouloir faire un homme, une religion, un monde nouveau, voilà le désir des âmes créatrices, voilà le tourment du génie. Le roman de Wilhelm n'est encore qu'un compromis entre le nouvel idéal et la réalité contemporaine, un essai de l'y introduire graduellement. Dans Faust cette recherche se transporte dans la vie éternelle de l'humanité et devient une poursuite violente, une lutte héroïque, la tragédie grandiose de l'homme moderne. Il est extrêmement significatif que le cadre du plus grand poème de nos temps ait été une légende populaire du XVI® siècle et que Gœthe en ait conçu la première idée en voyant représenter sur un théâtre de
DE DANTE A GCETHE iSq
marionnettes Thistoire du docteur Faust enlevé par le diable. Les plus fortes, les plus vastes conceptions de l'art naissent ainsi du contact du génie avec Pâme populaire manifestée par la légende. Car le mythe renferme souvent, sous la forme la plus humble et la plus naïve, le germe des types dominants de notre espèce.
De l'atmosphère éthérée de l'idéal transcendant où Shelley nous a transportés, Faust nous ramène dans la sphère de l'humanité souffrante et militante. Voilà enfin l'homme moderne vivant et vibrant qui résume en soi le puissant essor de l'âme depuis le xvi* siècle. Toute l'évolution de l'esprit moderne, sa sortie de la science abstraite, son élan à la vie et à l'action, la révélation du divin dans l'amour, son union avec la beauté antique, sa délivrance et son apaisement dans la création d'une humanité nouvelle, toutes ces phases se déroulent devant nous dans le drame fantastique, et pourtant si palpitant et si vrai, de Faust. Que désire le savant, l'alchimiste qui a passé sa vie dans un laboratoire, traversé « les quatre facultés » et fait le tour des sciences sans pouvoir se satisfaire? Rien que s'épanouir dans la plénitude de son être, et c'est pour cela qu'il « réclame du ciel les plus belles étoiles, de la terre les plus hautes voluptés ». Sous sa robe de docteur, que bientôt il va dépouiller, palpite l'homme complet avec son désir infini, étincelle prométhéenne qui dormait sous la cendre des siècles et jailUt en flamme par ces yeux et ce verbe inspiré. Nous croyons entendre le soupir
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de l'âme humaine pendant ses deux mille ans de servitude, lorsque Faust s'écrie du fond de sa chambre gothique : « Où te saisir, nature infinie? Où boire à tes mamelles? Vous, sources de toute vie, auxquelles sont suspendus le ciel et la *erre, vers qui s'élance le cœur flétri, vous jaillissez, vous abreuvez le monde, et moi je languis en vain ! » Chez lui la soif de vérité et la soif de vie se fondent en un seul torrent et redoublent d'énergie. C'est ce désir tout-puissant qui lui donne la force de secouer le poids des siècles et de briser toutes les barrières qui le séparent de l'univers. Par lui, par cette magie attractive de l'esprit qui va d'un seul bond jusqu'au cœur des choses, il fait sortir l'âme de la nature de ses entrailles, il s'abîme dans les splendeurs du macrocosme et du microcosme, il évoque l'Esprit de la Terre dans les frissons et les flammes, et s'il tombe comme foudroyé sous sa terrible apparition, il a du moins puisé dans son regard le courage de braver tous les destins et reçu dans ses veines son baptême de feu. Par lui il veut portes delamort', « autour desquelles flambe tout l'enfer », pour émerger dans l'infini ; par lui encore il revient à la vie, quand le son des cloches de Pâques réveille dans son sein, avec les plus doux souvenirs d'adolescence, ]« besoin de souffrir avec ses frères et l'espérance de l'universelle résurrection. Par lui il se sent?| des ailes pour s'élancer dans les airs, pour suivre | de mondes en mondes le soleil couchant et boire | sans cesse la lumière éternelle de vérité et de vie. 1
Une telle nature peut affronter le diable. De là ce défit altier de Teiithousiaste Faust au septique Méphistophélès. Jamais le démon ne pourra é tanche r Timmensité de sa soif. Dans cette tentation, rhomme ne refuse pas le royaume que lui offre Satan, il s'y précipite au contraire de toute force, mais il prétend qu'il ne pourra fixer son cœur. « Le jour où je m'arrête, dit-il, je suis ton esclave. » Même ardeur, même déchaînement dans son désir de vivre que dans son désir de savoir. Ce qu'il veut, ce n'est pas jouir, mais s'immerger dans l'ivresse tourbillonnante des sensations extrêmes, accumuler dans son propre cœur les douleurs et les joies de toute l'espèce humaine, et enfin « élargir son propre moi au grand moi humain. » La vue du monde ne lui inspire d'abord que dédain ; une seule chose le fascine, non la jouissance, mais l'amour. La grandeur suprême de l'esprit est attirée par la suprême naïveté de la nature. La simple enfant du peuple qui, saisie du frisson de l'amour infini, dit en effeuillant une fleur : Il m'aime I — cela me dépasse ! lui en révèle davantage que tous les livres et que toute la sagesse. Maintenant seulement il comprend l'univers, maintenant seulement il se sent près de l'Esprit de la terre, il plonge dans le sein de la nature comme au sein d'un ami, il trouve des frères dans tous les êtres, et, se sentant traversé par l'âme des mondes, il peut s'écrier: « Appelle-le comme tu voudras : bonheur 1 cœur ! amour ! Dieu ! Je n'ai pas de nom pour luL Le sentimeut est tout. Le
nom n'est que vain son et fumée qui enveloppe la flamme céleste. » Peut-il en rester là? Non, il faut qu'il boive jusqu'à la lie la coupe terrible. Il faut que, par sa faute et le jeu cruel de la destinée, il ait vu l'être aimé entraîné jusque sur l'échafaud; il faut qu'il en arrive jusqu'à ce cri; « La misère de toute l'humanité me prend à la gorge,» et à cet autre : « Oh ! que ne suis-je jamais né ! » Maintenant, s'il peut renaître, il sera vraiment homme.
Aussi, quelle renaissance! Le second Faust s'éveille dans le plus magnifique paysage des Alpes. Elfes et Sylphes, ces génies élémentaires de la nature vivante, après lesquels il soupirait autrefois dans sa sombre retraite, l'entourent maintenant de leur ronde caressante et guérissent son âme endolorie de leurs voix aériennes. Le soleil de la Vérité divine se lève sur lui, et son approche ressemble au fracas du tonnerre, à de formidables fanfares de joie qui retentissent aux « oreilles de l'esprit ». Ce soleil annoncé par Ariel à des esprits, ce soleil qu'il suivait jadis sur l'aile du désir, l'inonde maintenant de ses rayons et le chauffe jusqu'à la moelle des os. A sa lumière tout s'illumine, depuis les glaciers rougissants jusqu'aux fleurs et aux feuilles humides de rosée qui émergent du gouffre vaporeux. « La clarté du ciel fond sur l'abîme, — un paradis naît à l'entour. » Cette Vérité éblouissante, l'homme ne saurait la contempler en face, mais du moins peut-il en saisir les reflets prismatiques dans la vie humaine, car elle s'y joue
comme le soleil se joue dans Tarc-en-ciel qui danse sur Técume de la cataracte. Voilà sous quels auspices Faust commence sa nouvelle carrière. Parvenu à ce degré de conscience, il a vraiment élargi son être à l'être de Thumanité. Ses souffrances, ses luttes, ses ambitions sont désormais les siennes.
La politique ne peut le retenir qu'un instant, car ce n'est qu'une mascarade, un trompe-l'œil, un assemblage d'expédients. Méphisto peut en faire ses délices et émerveiller les badauds par SI magie de prestidigitateur, Faust n'y serait qu'un enfant. Il sait bien que ce n'est point par ce bout que le genre humain peut se régénérer. Son désir va plus au cœur des choses, il sent en soi l'aspiration profonde, innommée, indestructible, vers la Beauté, la Beauté humaine, qui ne s'est révélée pleinement qu'une seule fois dans le cours des âges, en Grèce. Ce désir, qui n'existe chez la plupart qu'à l'état de caprice f^ frivole ou de faible étincelle, le consume comme ' un feu dévorant et s'empare de toutes ses fibres. Pour retrouver la beauté vivante sous la forme^ d'Hélène, pour rendre la vie à ce fantôme et le i faire rayonner aux yeux du monde, il n'est rien Y qu'il ne tente. Que ne peut la magie de l'esprit, \^ ÔJt la volonté et du désir souverain? Il ira la Chercher jusque chez les Mères, divinités mys- / térieuses qui président aux formes originaires d^ / tous les êtres, qui trônent dans le vide insondable et illimité. « Dans ce néant il trouve l'univers. » En possession du trépied magique qui fait sorti
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tir de l'abîme les formes du passé, il évoque le fantôme éblouissant d'Hélène devant la cour de l'empereur (i). Mais la voir n'est rien; il faut qu'il la possède. Pour cela il la poursuivra de mystère en mystère et d'initiation en initiation. /Nous assistons alors à cet acte entièrement / grec qui a presque la majesté d'une tragédie de I Sophocle et nous représente le mariage d'Hélène et de Faust da«s une nouvelle Sparte et une nouvelle Arcadie. Quiconque a aimé la Grèce, quiconque a essayé de la faire revivre et de pénétrer dans son cercle d'enchantements verra dans ces scènes plus qu'une fantasmagorie, le poétique et symbolique accomplissement d'un des rêves les plus ardents des âmes d'élite; l'union du génie moderne avec la beauté grecque ressuscitée, celui-là comprend de quelle force s'étreignent les deux amants. Dans leur bienheureuse retraite, Hélène et Faust vivent en \ dehors des temps ; pour eux le passé et le pré- \ sent se confondent dans un moment immortel, ] la nature leur prodigue ses splendeurs kixurian- / tes, et le chœur antique reforme autour d'eux ses rondes les plus fougueuses aux sons entraînants de la lyre d'Euphorion, leur fds chéri. Mais, heias ! les renaissances de la beauté sont éphémères comme son apparition. Euphorion, fruit précoce de cet amour passionné, meurt victime
I, L'évocation d'Hélène dans le second Faust n'est pas, comme on sait, une pure invent,ion de Gœlhe. Le motif est emprunté à la l«gende, comme en général le poème tout eatier sort du noyau vivace du mythe populaire.
de son excès d'enthousiasme ; Hélène rentre 1 avec lui dans le monde souterrain, ne laissant à I Faust que son vêtement, sa divine enveloppe. ^^
Ainsi Faust a parcouru tous les cercles de l'existence, il a fait le tour des chojres. Ce n'est I pas le désespoir qui lui est resté, mats ie besom d'activité. Vieux, il a beau être aveugié, khiîeii^e intérieure, l'immortelle vérité luit t-ot^urs phïS 'ort. Que faire à la fm de sesjours, sinon f©»der une œuvre durable, faire entrer le souffle de son âme dans les autres, conquérir quelque chose sur le temps qui détruit tout? De là ce terrain nouveau qu'il conquiert sur la mer, cette cité qui s'élève à sa voix, cette nation généreuse et hardie qui grandit sous son inspiration. Lutter, lutter encore, s'affranchir, s'élargir sans cesse, est son dernier mot. « Etre debout sur un sol libre avec un peuple libre, » est son dernier rêve. Dans ce pressentiment il jouit du bonheur suprême et rend son dernier soupir avec cette pensée. Faust est mort, mais il a gagné sa gageure contre le démon. Rien n'a pu combler son cœur, ni la science ni la jouissance. Il s'est lancé ( avec la soif de l'infini dans l'activité incessante, I il n'a trouvé la vérité de la vie que dans la syml pathie ardente et sacrée qui fait refluer le monde Idans le cœur de l'homme et qui seule lui donne lia possession du divin, puisqu'elle le rend créateur à son tour.
Ce coup d'œil jeté sur le Faust de Gœtne suffit
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pour nous convaincre que la poésie moderne atteint ici sa plus haute cime. Ce genre de conception est fort différent de celui de Shakspeare, qui prend l'homme dans l'histoire et lui donne la plus grande expansion possible. Ici nous marchons en plein idéal et nous embrassons les plus vastes horizons de Fesprit. Des régions entières de l'histoire et de la vie se résument en un type, dont le destin est le destin même de l'humanité moderne. Pourtant ce caractère grandement dessiné n'est pas moins vrai que les personnages variés qui l'entourent. S'il se meut dans une sphère plus vaste, il vit de notre vie, son sang est le nôtre, nous souffrons et jouissons avec lui les douleurs et les joies de l'infini. Après le long chemin qu'elle a parcouru, la poésie revint donc avec Faust au mythe et au drame idéal qui représente l'homme éternel et élève l'art à la hauteur d'une religion. C'est pourquoi l'on peut dire, en un sens, que ce poème ferme le cercle de la poésie et achève le long développement qui commence au moment où elle se sépare des autres arts après la décadence de la tragédie grecque. En accomplissant cette évolution, elle est revenue, avec Shakspeare, à la mimique vivante et persuasive ; avec le Faust de Gœthe elle revient aussi à la musique, ou du moins elle y touche. Quoique l'ensemble du poème se maintienne dans la langue du drame parlé, l'appel pressant de la poésie à la musique n'est nulle part plus sensible qu'ici. Comment nous représenter sans musique l'évocation de l'Esprit de la
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Terre, la matinée de Pâques et tant d'autres scènes? Si la seconde partie de la tragédie se dérobe à la mise en scène, c'est que la musique seule la rendrait possible. Seule elle pourrait faire sortir de l'abîme l'image rayonnante d'Hélène et faire résonner la lyre et la voix d'Euphorion. Le même fait que nous avons noté à propos de la tragédie d'Eschyle et de Sophocle revient s'imposer à nous ; dès que le drame s'élève aux plus hautes sphères, il réclame la musique, et demeure incomplet sans elle.
Si cette vérité nous frappe à chaque instant . dans le premier et le second Faust, elle éclate avec force à la conclusion du poème. Après la mort de son héros, Gœthe sentait le besoin de résumer la substance idéale de sa vie en un tableau grandiose et de nous montrer sa continuation dans la sphère spirituelle, dans les mondes supérieurs. C'est pour cela qu'il fait descendre le ciel sur les cimes de la terre et nous représente la transfiguration de Faust parmi les saints et les anachorètes campés dans des gorges montagneuses qui avoisinent l'éternel azur. En passant à cette dernière scène, où la vie du héros aboutit à l'éternité, nous éprouvons une sensation analogue à celle du navigateur qui passe subitement de la vague fluviale à l'onde submergeante et au mugissement de l'Océan. Ici nous n'approchons pJus seulement de la musique, nous y voguons à pleines voiles. Dans ces rythmes fluides, dans ces extases débordantes, ces ivresses d'amour et de sacrifice, nous sentons déjà les élancements
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de la mélodie et les effluves de la symphonie^ Faust est sorti du dogmatisme chrétien pour^ étreindre la beauté grecque; à la fin il rentre dans le sentiment immortel qui est au fond du christianisme, l'amour transcendant, la mystique immersion de l'être fini dans Tinfini. Il touche ainsi les deux extrêmes de la civilisation et de la pensée. Car cette oscillation est l'oscillation môme de l'esprit humain à travers les siècles. Si l'esprit qui agite les mondes est à la fois concentration et diffusion, de même l'esprit humain oscille et oscillera sans cesse dans son mouvement religieux entre l'adoration de la forme et de la beauté, dont laGrèce est l'inégalable exprès^ sion, et l'aspiration à l'Etre suprême, l'oubli de soi en Dieu qui est l'essence du christianisme. Là, dans cette région sublime où Faust est accueilli par l'âme transfigurée de Marguerite, où les splendeurs mêmes du monde visible s'éva- -nouissent et ne semblent plus que des symboles / passagers, là où VÉteriiel Féminin flotte au- I dessus des dernières cimes sous la figure rayon- I nante de la Mater gloriosa, et attire les âmes en l haut par la force de l'Amour, — là aussi règne le souffle tout-puissant de la Musique,
En nous séparant de la tragédie grecque, nous lui avions dit adieu. Nous voici revenu avec la poésie, à travers le labyrinthe montagneux di monde réel, aux plages enchantées de ce mystérieux océan de l'Harmonie. C'est la Musique que Dante a pressentie dans son paradis; c'est^ « la céleste Musique » que Shakspeare évoque
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avec Ariel au sortir des mêlées sanglantes de l'histoire; guidées par sa mélodie divine, l'Asia et la Panthéa de Slielley s'élancent à la recherche du grand secret qui doit délivrer Prométhée ; c'est elle aussi qui accueille Faust dans l'éternité et l'enlève sur ses ailes. — Ainsi d'âge en âge nous avons surpris l'éternel soupir de la Poésie vers sa sœur perdue. Ce soupir est devenu un appel passionné et promet le revoii^ Mais la Musique, de son côté, qu'est-elle devenue sur le vaste océan de l'Harmonie? S'est-elle élancée, elle aussi, vers sa sœur? Nous devons la suivre dans son voyage.
LIV RE m