‹ Histoire du droit civil françaisChapitre 106 sur 648 · Les Formules · texte numérisé non relu

Les Formules

Aperçu général. — Avant de quitter la période barbare et M32J carolingienne, je dois dire un mot d'une série de documents qui ont leurs analogues au moyen âge et même de nos jours, mais qui sont particulièrement précieux à cette époque reculée, parce qu'ils tiennent lieu d'une quantité de chartes perdues.

Aujourd'hui, pour bien savoir le droit moderne, il ne suffît pas d'étudier les livres ou de suivre les cours des meilleurs professeurs; il faut de toute nécessité travailler dans une étude d'ftvoué ou de notaire, aQn de joindre la pratique à la théorie : il faut rédiger des actes de vente, des testaments, des donations, des contrats de mariage, liquider des successions, suivre devant les tribunaux un procès engagé et rédiger, à cet effet, une foule d'actes divers. Ces actes si nombreux, si variés, c'est le droit mis en pratique, c'est le droit vivant.

Eh bien! dans toute étude d'avoué ou de notaire se trouvent des recueils qu'on appelle formulaires et où tous les actes sont rédigés d'avance, les noms, les dates, les chiffres, certains détails particuliers restant seuls en blanc. Nos formules mérovingiennes et carolingiennes ne sont pas autre chose. Chacun comprendra que, pour une époque qui nous a laissé, en définitive, fort peu de chartes, surtout fort peu de chartes d'intérêt privé, les formules sont inestimables. Si quantité de pièces du temps sont perdues, nous en avons, du moins, le

de Tbéodoir d'Orléans (Seckel, SUiien tu BeMdietus Leot/a, dans Nêu$t Archiv, t. XXVI, pp. 54,55). Cf., ci-de»8us, pp. 55-57; Savigny, HUt. du droit romain au moyen dpe.trad. Guenoux, t. Il, pp. 83,84; RdubU dans Pertz, Leg,, t. II, 2* part., p. 19 et suiv.

1 Lob Capitula AngUramni onl été édités par Hinschias, Decretalet Pteudo-hidortiiup, p. 757 et saW.

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