‹ Histoire du droit civil françaisChapitre 13 sur 648 · LIVRE I. SOURCES DU DROIT ROMAIN · texte numérisé non relu

LIVRE I. SOURCES DU DROIT ROMAIN

I i 4] des titres du Digeste, et, si le titre est long, uoe table alphabéti-

que des premiers mots de chaque loi. Ces tables fournissent immédiatement le numéro d'ordre du titre et celui de la loi cherchée.

Institutes. — Avaatmème la publication du Digeste, Justinien confia à trois professeurs de droit, Tribonien, Théophile et Dorothée, le soin de rédiger un ouvrage élémentaire intitulé Insiitutiones^ que nous avons appelé, en français, Institutes.

Ce traité, bien qu'il ne fût par sa nature qu'un livre destiné aux écoles de jurisprudence, reçut cependant le caractère de loi. 1] fut publié, un mois avant le Digeste, le 21 novembre (il des kalendes de décembre) 833; rendu exécutoire à la même date que le Digeste, le 30 décembre 533. Les Institutes de. Justinien sont en grande partie copiées sur celles de Gaius, jurisconsulte célèbre du ii* siècle. On sait que ces Institutes de Gaius, base de celles de Justinien, ont été retrouvées par Niebuhr, à Vérone, en 1816. On n'en connaissait jusqu'alors que les extraits contenus dans les compilations de Justinien et un abrégé qui figure dans la loi romaine des Wisigoths.

Novelles. — Le Code, le Digeste, les Institutes, furent souvent modifiés sous Justinien lui-même par des constitutions nouvelles : Novellœ constitutiones. Nous disons Novelles. La plupart des Novelles furent promulguées en grec, tandis que le Code, le Digeste et les Institutes avaient été écrits en latin.

Un professeur de droit de Constantinople, Julien, a donné, vers le milieu du vi"" siècle, un abrégé des Novelles en latin. Cet abrégé, connu sous ce titre, JulianiNovellarumEpitome, n'embrasse pas toutes les Novelles, mais seulement 125 Novelles.

VEpitome de Julien s'est répandu de bonne heure en Occident etya joué un rôle dont la critique doit tenir grand compte.

Toute la collection des Novelles a été aussi traduite in extenso en latin : c'est ce qu'on nomme les Authentiques, Auihenticée; le recueil s'appelle Authenticum. VAuthenticum a été divisé, au moyen âge, en neuf collaiiones. Cette division, qu'il est indispensable de connaître, a persisté bien après le moyen âge dans les éditions. Elle n'est pas primitive^

4 Cf. Ortolan, ibid,, pp. 449, 453, 435.

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