DES SOCIÉTÉS
Division générale. — Je diviserai ce chapitre en deux par- [749J tie3. J'étudierai tout d'abord les sociétés primitives et de formation spontanée qui ne sont autre chose à l'origine qu*un état d'indivision prolongé; ensuite, les sociétés déformation artificielle, lesquelles ne sont plus un état, mais une combinaison voulue.
i . Sociétés de formation spontanée,
Vindivision primitive. Les communautés laisibles. — La société ou association est sortie de l'état d'indivision; l'état d'indivision n'est qu'un prolongement de la vie de famille.
Une famille groupée sous l'hégémonie du père ne se disperse pas toujours à sa mort : les fils habitués à la vie commune demeurent en communauté. C'est un état de fait qui se perpétue. Ces communautés de fait, nées spontanément, s'appelaient, dans notre ancien droit, communautés taisibles. Plusieurs coutumes les réduisaient aux acquêts et aux meubles; mais on peut afQrmer qu'elles embrassèrent tout d'abord l'universalité des biens*.
La critique moderne perçoit, non sans effort, mais avec cer-
< Je prends ici le mol socUlé eo son scdb ▼ulgaire, c*eBt-à-dire que je lui laisse la largeur et rélaslicité que lui enlèfeot les jariscoosulles, obligés, quand ils serrent de près les textes de notre droit moderne, de se plier à la déflailion insuffisante et étroite de Tart. 1832 du Code civil. Quand ils ne peuvent dire comme tout le monde société, ils disent association.
2 G*est encore la doctrine de Masuer, lit. xxviii, /)e societale^ §§ 14, 15. Cf. Beaamaooir, cb. ixi.