‹ Histoire du droit criminel de l'EspagneChapitre 9 sur 87 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

realj espèce de code dont la publication précéda de peu d'années celle des Partidas.

On donna le même nom au Fuero viejo , qui n'avait été dans le principe qu*un recueil des coutumes de la noblesse , ainsi que des sentences et arbitrages qui avaient formé à son égard une espèce de jurisprudence.

Mais ce qui portait surtout le nom de FueroSj c'étaient les Fueros municipales , et ces Fueros étaient de deux sortes.

Les uns étaient des coutumes orales que les Vecinos de la localité recueillaient et rédigeaient par écrit, et dont ils demandaient la sanction à la royauté. Les autres étaient des privilèges que les rois octroyaient à des villes dont on avait chassé les Mores et qui étaient devenues désertes , ou à des territoires récemment reconquis, mais placés sur les confins des pays occupés encore par les eoDemisdu nom chrétien. De tels privilèges avaient pour but d'attirer des habitants dans ces villes, et de créer des espèces de colonies militaires sur ces frontières où régnait une guerre presque permanente.

Ces Fueros étaient aussi nommés Carias de poblacion , c'est-à-dire Chartes de repeuplement. Les documents de cette nature sont très- nombreux. L'Académie d'histoire de Madrid travaille à en donner une édition complète. Mais comme cette collection est encore très-peu avancée, ih)us avons

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