T. 1,1. III
uns des autres fut poussé si loin, qu'on finit par ne plus comprendre ce que ce principe avait d'utile, pour ne considérer que ce qu'il avait de rigoureux. Aussi voit-on percer dans les privilèges municipaux le principe que les fautes sont personnelles, principe qui était un relâchement général des liens du sang, une négation de la solidarité, de l'unité de la famille. L'article s 8 de la coutume de Guizerix poi*te que le père ne. doit être saisi ni inquiété d'aucune manière , c( no sia penhorat «ni molestât en deguna maneyra,» pour les dettes et excès de son fils, ni le fils pour les fautes du père, ni la femme pour celles du mari, ni le mari pour celles de la femme.