XXXIJ INTRODUCTION
ront forcés, maîntenant que nous possédons Gajus, de céder, et de reconnaître Tavantage que la découverte de nouvelles sources nous procure. Ces sources nouvelles , dont les monumens cités plus haut ( S I V ) font partie , et l'avantage de pouvoir mieu)c mettre à profit les anciennes que ne Ta fait Ulpien ,
par exemple, sont la juste récompense du zèle ardent avec lequel on s'occupe aujourd'hui de l'histoire de la jurisprudence dan» les^nîversités allemandes.
§ XXV. Importance de la division en.
plusieurs périodes.
Ce n'est ordinairement que pour la commodité des lecteurs qu'on s'astreint à couper une narration dont toutes les parties s'entchaînent , et alors^ peu importe la manière dont sont faites ces divisions; mais le cas devient différent lorsqu'on sépare plu- " sieurs objets qUi doivent être examinés l'un après l'autre et dans autant de chapitres, avant de passer aux suivans ; il l'est bien davantage encore lorsqu'il faut donner , à
INTRODUCTION. XXXUJ
^ la fin de chaque période, un résmnë succinct de Fétat dans lequel les choses se trouvaient à ce moment, résumé qu'on tire uniqueinent des faits dont il a été question dans le cours de cette période, ainsi que de ceux dont on n'a pas parlé , ou même qui résulte de la comparaison avec les temps antérieurs.
S XXVI. Périodes de Thistoire du Droit ' ' Romain.
On conçoit facilement qiie les périodes varient selon chaque branche de l'histoire. Ainsi , celles que Gibbon a établies nous paraissent les plus utiles, sinon pour l'histoire romaine en général, du moins pour celle du Droit Romain. Elles ont d'ailleurs cet avantage que, si , conformément aux calculs de la chronologie ordinaire, on admet jusqu'à Justinîen treize siècles (i ) , et qu'on exprime ce temps en nombres ronds, méthode qu'on peut aisément adopter , ou même dont il faut, jusqu'à un certain point, se contenter dans l'histoire ancienne , principalement dans celle des Romains, les périodes se trouveront alors presque toutes de la même