XXX INTRODUCTION
peut avoir rëellement rutilitë qui vient de lui être assignée. Mais elle a encore up autre avantage j car celui qui prend intérêt à suivre la marche progressive de Fesprit humain, celui qui sait se dégager de ce préjugé barbare qui consiste à prêter une aridité effrayante à tout ce qui peut avoir rapport à la jurisprudence , celui-là , dîs-Je , doit être curieux d'apprendre comment, chez un des peuples les plus remarquables de Thistoire , et surtout qui attachait tant d'importance à son droit civil , ce même droit a pu , au milieu de presque toutes les distinctions imaginables ^ sgit par rapport aux hommes, soit par rappcft aux contrées , soit enfin par rapport au gouvernement, se développer d'abord à un point aussi admirable , puis se défigurer et s'altérer autant par l'effet de kl mauvaise administration et de l'ignorance.
S XXIV. Motif pour lequel c* est précisément sous ce rapport que les auteurs , anciens sont insuffisans.
De grands changemens se sont opérés dans la manière de traiter l'histoire du droit
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romain. Ces changemens consistent surtout à établir des comparaisons, dont les premiers qui s'en sont occupés n^avaient et ne pouvaient avoir aucune idée, par exemple , à le comparer soit avec le droit anglais , lequel , quoique presque entièrement hors de la dépendance de celui des Romains, s'accorde néanmoins à tant d'égards avec celui-ci, soit avec tout l'ensemble de l'histoire moderne. Ces changemens , comme on le voit , ont dû introduire une méthode nouvelle , et c^tte méthode est encore un des motifs pour lesquels on doit renoncer à apprendre la branche historique de la jurisprudence dans les ouvrages qu'on y a consacpés autrefois, quels que soient d'aijleurs les droits de leurs auteurs à notre reconnaissance. Ceux mêmes q//ii ^utenaient avec opiniâtreté qu'on ne peut pas aller plus loin que n'ont été Hei^ neccius et Bach, et qui ne se sont pas aperçus que précisément Bach n'a rien fait pour l'histoire des doctrines , et qu'aujourd'htii on se sert bien plus souvent d'Ulpien et de Théophile qu'on ne le faisait il y a une soixantai^te d'années *, ceux-là du moins sç-