CHAPITRE IL
JEIÎSTOIRl!: DE LA CULTURE DE LA SCIENCE DU DROIT.
§ LVI* Papirius.
Ge chapitre doit nécessairement être fort court , puisque , durant la première période , on n'ap* préciait point encore les avantages qui résultent de la division de la science, et qu'on ne songeait^ par conséquent, ni aux livres ni à Férudition* Cependant Denys dUalicarnasse et Pomponius placent à cett* époque un cprtain Papirius , qu*on regarde comme Fauteur le plus ancien des recherches sut le droit romain faites par un simple particulier» ti'opinion de ceux qui lui attribuent un recueil écrit de toutes les lois rendues par les rois , tie mérite pas qu'on s'y arrête. D'autres ont pensé que le droit civil de Papirius reposait sur la tradition seule , et ne roulait que sur les cérémonies du culte, ce qui lui donnerait alors quelque analogie avec le travail publié par Granius Flaccus (efe Indigitamentis) , au commencement de la troisième période.
§ LVII. La connaissance du droit réservée exclu^
sivement aux Patriciens.
11 est important de faire ici une observation générale , et qui peut également s'appliquer aux
périodes suivantes , c'est que toutes les fois qu'il s'agit de connaissances plus ou moins étendues dans la science du droit , c'est parmi les Patriciens qu'il'faut aller les chercher. Ces derniers, en effet, n'étaient jamais étrangers de naissance., et possédaient presque tous une fortune considé^ rable; d'ailleurs, comme ils réunissaient dans leur ordre les digpités sacerdotales, c'était encore chez eux qu'on trouvait le plus fréquemment ces notions qui avec le temps prirent le nom d'instruction et de science. D'ailleurs, le droit étant étroitement lié à la religion, les pontifes étaient eaux qu'on consultait dans (pûtes les occasions importantes. Si l'on remarque en outre que le$ Patriciens vivaient habituellement à Rome, c'est-à-dire dans le lieu où il se présentait le plus, de questions de droit à résoudre, qu'eux seuls p^àrvenaient au Consulat , ou étaient les^amis et les conseillers des Consuls, qu'enfin il leur arrivait souvent d'être nommés juges, et qu'ils étaient appelés à prononcer dans des contestations de toute espèce, du moins dans celles qui pouvaient s'élever entre leurs cliens, on sentira facilement qu'il n'était pas possible de trouver ailleurs que chez eux la connaissance des affaires et la science dll droit.
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