‹ Histoire du duc de Wellington (volume 4)Chapitre 10 sur 22 · SM · texte numérisé non relu

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d'excelloites raisons pour ne pas le faire. 11 refusa donc, laissa prendre la ville et se livra de plcào gré à toutes les colères que cette action qualifiée de « honteuse » souleva autour de lui.

Avec le même stoïcisme, il brava les sarcasmes de Hasséua qui , dans ses proclamations, attribuait u à la peur » l'inaction calculée de son illustre adversaire.

Signalons encore la patience avec laquelle le duc attendit ta retraite du prince d'Ëssling, opération prévue depuis longtemps et qu'il aurait pu hâter, mais sans avantage réel, par une attaque sur Santarem.

Les officiers anglais dans cette circonstance, comme dans beaucoup d'autres, poussèrent leur général à livrer des combats et à prendre l'offensive; mais Wellington refusa invariablement de faire tuer ses soldats lorsqu'il ne devait en résulter que de la gloire pour lui. Ce respect de la vie de l'homme, et ce mépris de la renommée l'élèvent bien au dessus des généraux qui ne voient dans la guerre qu'un moyen d'obtenir de grands avantages ou une brillante renommée. « Le gouveru nement s'est trompé, écrivit-il à Charles Stuart (i), s'il a « cru qu'un désir intéressé d'acquérir de la réputation ait « inQué ou influera jamais sur ma conduite. Je suis venu ià « pour l'acquit de mon devoir ; la seule chose qui doive ou B puisse me satisfaire, est l'accomplissement de ce que je « dois à mon pays, s

Ce même sentiment d'abnégation faisait accepter à Wellington toutes les positions qu'il plaisait au gouvernement de

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lui donner. En 1809, il fut envoyé à Hastrngs pour s'occuper de la discipline, de l'instruction et des menus détails d'une brigade d'infanterie. Il s'acquitta de cette mission avec la plus scrupuleuse exactitude. Un de ses amis, étonoé de tant de résignation, lui demanda comment il pouvait se contenter d'uue brigade, lui qui avait commandé à des armées de 40(000 hommes sur le champ de bataille, et mérité plusieurs fois les félicitations du Parlement. — «La chose est a bien simple, répondit sir Arthur : Je suis nim mukioallah ' comme nous disions en Orient, c'est-à-dire j'ai mangé le « sel du roi. Pour cela je comprends qu'il est de mim devoir K de servir sans hésitation, avec zèle et gaieté partout oii le 1 roi et son gouvernement trouvent convenable de m'em- « ployer (i). »

Dans une autre occasion, un colonel ayant trouvé mauvais qu'on lui rendît son régiment, après qu'il eut commandé une brigade, Wellington écrivit à ce colonel (i) : « Tout ce que « je puis dire, c'est que, pendant ma carrière militaire, j'ai « passé du commandement d'une brigade à celui d'un r^- « ment , et du commandement d'une armée à celui d'une <• brigade ou d'une division, selon que j'en ai reçu Tordre, « et sans que jamais je me sois senti humilié de ces muta- « tions. n

On sait avec quelle abnégation sir Arthur Wellesley remît k Baird le commandement de l'eipédition d'Egypte, lorsque déjà il avait réglé tous les détails de cette expédition. Le mènie fait se produisit au début de la guerre de Portugal.

En «i^renant, dans la baie de Mondégo, que le ministère avait OAQimé Burrard au commandement de l'expédition dont il devait se croire le chef, à en juger d'après ses in-

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structions, il écrivit à Ca&tlereagh(i]: « Tout ce que je puis « dire à cet égard, c'est que je ferai de mon mieux pour « assurer le succès, soit que j'aie ou non le commandemeot ; « que je reste à l'armée, ou que je ta quitte, vous pouvez « compter que je ne précipiterai pas les opérations, et que «. je ne les commencerai pas un moment plus tdt, dans le « but d'acquérir de la gloire. Le gouvernement décidera « ultérieurement à quoi je dois être employé, soit ici, soit « ailleurs. »

Huit jours après (s), sir Arthur écrivit au même ministre : « ... Je serai le plus jeune des lieutenants généraux ; cela ne « m'empêchera pas de servir le gouvernement partoutet comme « il lui plaira. »

La règle de conduite de Wellington à cet ^rd se trouve clairement tracée dans les lignes suivantes écrites, au général Mackenzie (s) : « La seule place convenable pour un militaire a est celle où il a l'ordre de se rendre. »

En parcourant la volumineuse correspondance du duc, on trouve vingt fois ces mots stéréotypés : Donnex-tnoi des ordres, et vous serez obéi {*).

Cette soumission cependant n'empêcha pas le duc de donner ses avis ^ de combattre les idées de ses chefs; mais, lorsque ses observations respectueuses n'étaient pas agréées, il se soumettait de bonne grâce, et s'appliquait à exécuter loyalement ce qu'on lui avait prescrit.

Au début de la guerre des Hahrattes, te gouverneur de Bombay, M. Dunkan, ayant désapprouvé le plan de sir Arthur pour l'organisation des troupes et la défense du Guzerat , le jeune officier écrivit à ce fonctionnaire (s) : « J'apprends par

13) U laln UM.

{tITMrl.Tl.p. 9M.V,p-IH!l. IX, P-»it. X.p. TS el TS, M t. Xt, p. 111.

{i] L€ltrt du 1 *irll, t. T1, p. S.

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u votre lettre, que vous désapprouvez mon plan et que vous « me rendez responsable de son exécution.

« Je suis certainement prêt et disposé à accepter la respon- « sabilité de chaque mesure que j'adopte, et à encourir tout « risque personnel pour le service public ; mais je serais pré- « somptueux si, après votre opinion , je persistais dans la « mienne. »

En 1810, à propos de l'évacuation du Portugal, qu'il avait vivement combattue, Wellington écrivit (t) : u Tout ce que « je demande, c'est que si je dois être responsable, on me a laisse agir d'après mon propre jugement. Si le gouverne- « ment accepte les opinions d'autrui et doute de l'efficacité « des mesures que je propose, il n'a qu'à me donner des ind structions détaillées ; je les suivrai strictement. »

En 1813, après avoir protesté contre le rappel des bataillons provisoires (s), le duc écrivit à lord Bathurst, « que « les ordres m'arrivent de la part de ceux qui doivent les « donner, lisseront exécutés avec promptitude, et vous n'en- « tendrez aucune plainte sur le mauvais effet qu'ils auront « produit (3). »

Cette déférence pour l'autorité fut si grande, que lorsqu'il arrivait à Wellington de recevoir un ordre inexécutable ou nuisible, il demandait de nouvelles instructions, plutôt que de commettre un acte de désobéissance. C'est ce qu'il fit, par exemple, en 1809, à propos des instructions relatives à l'évacuatjon du Portugal. Il ne se mettait jamais en opposition avec un ordre formel, mais il prenait quelquefois sur lui, cooune en 1808, de profiter du vague de ses instructions pour agir à sa volonté. Ecrivant à H. Cooke (4), sous-secré-

[«JLsiaiirllIxit-

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taire d'État : « Vous autres, dit-il, en Angleterre, vous allez " gand traiu et vous croyez que tout doit aller au gré de vos

« désirs mais vous oubliez quelquefois que vos géné-

« raux ont des instructions fort précises, et que pour bien « servir leur pays ils doivent se conformer à ces instructions, « quelque peu de crainte qu'ils aient d'assumer sur eux une « grande responsabilité. »

Veut-on une preuve encore de la parfaite soumission du duc à des personnes qui lui étaient inférieures en mérite, mais supérieures par le grade ou les attributions? Nous rappellerons sa déposition devant la cour d'enquête, instituée à propos de l'arrangement de Cintra. Il avoua dans cette déposition qu'il ne fut pas d'accord avec le général Dalrymple sur plusieurs articles de la convention , et que néanmoins il Tarait signée par déférence pour son chef: « Je pensai, dit-il, qu'il « était de mon devoir d'accéder au désir du commandant en « chef, d'après la loi que je me suis faite, et qui m'a toujours « dirigé dans mes actes, de me conformer aux ordres et aux « intentions de mes supérieurs, quelque différence qu'il y « eût entre nos opinions. »

C'est ainsi qu'après avoir exposé toute l'absurdité du plan qui consistait à employer, vers 1815, l'armée de la Péninsule au Nord, Wellington finit sa lettre en disant : « Je suis aux « ordres du prince régent, et je ferai tout ce que lui et son « gouvernement jugeront convenable (i). »

En 1813, le duc trouva que les alliés avaient un front d'opérations beaucoup trop étendu. Le prince de Sdivrarzenberg lui ayant demandé son avis sur ce point ainsi que sur l'ensemble des dispositions arrêtées, il rédigea un mémoire dont le paragraphe final était ainsi conçu : « Voilà mes idées « générales, basées sur notre force, notre position et la force

(I) LMr* du 11 Juillet 1BI3, à icTd BalhUMl.

« de remnemi ; cependant, je suis prêt à faire ce qu'on vou- « dra, si r«o n'approuve pas ce que je pn^se. »

Chez tout antre hoiame que chez le duc de Wellington, cette condescendance eût passé pour un manque d'énergie et de conviction.

Non moins extraordinaire est le respect du duc pour la légalité; ce respect, si rare chez les conquérants, l'honore à l'égal de ses plus brillants succès. « Chaque chose que nous « ordonnons, écrivit-il au comte de l'Ahishal (i), doit être « conforme à la loi et au rémanent... Si nous ne donnons « pas nous-mêmes l'exemple d'une stricte obéissance aux u ordres de nos supérieurs, nons ne pouvons pas nous at- « tendre à ce que nos inférieurs obéissent aux nôtres. »

En Portugal comme en France, Wellington exigea que ses soldats se conformassent à la juridiction du pays. Écrivant à Crawfurd (s) : « Je désire, dit-il, vous apprendre qoe a ni moi ni aucun officier de l'armée .anglaise, nous n'avons u le pouvoir d'arrêter ou de punir les magistrats ni les autres « personnes revêtues de l'autorité àvile. »

Leduc poussa la rigneursi loin, qu'il défendit à ses officiers de chasser dans les parcs réservés, aux environs de leurs cantonnements, sans l'autorisation des propriétaires ; qu'il leur ordonna de se soumettre aux visites des préposés de roGUt}i à l'entrée des villes de France, et qu'il punit sévèrement les moindres contraventions aux règlements de la police locale. On a TU qu'en Espagne, alors que son armée avait le plus à souffrir de l'indifTérence et de rhostilité des nationaux, il défendit à ses soldats d'arracher des légumes dans les champs, ou de prendre quoi que ce fût sans indemniser les propriétaires.

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II fit également un ordre du jour pour défendre aux militaires anglais les réunions et les cérémonies rranc-maçonniques. Cet ordre, daté du S janvier 1810, est ainsi conçu : « L'institution delà franc-maçonnerie étant contraire à la loi « en Portugal, le commandant en chef ordonne de suspendre, « pendant tout le temps que les troupes anglaises seront 'I dans ce pays, les réunions de loges qui ont lieu dans les (I difTérents corps, l'usage des signes et des emblèmes consaa crésy ainsi que les promenades des officiers et des soldats « en processions franc-maçonniques. Les officiers et les sol- M dats sentiront la nécessité d'obéir aux lois du pays qu'ils « ont reçu mission de protéger. »

On sait combien Wellington eut à se plaindre des extravagances et de l'hostilité des Cortës. Il ne manquait certes pas de raisons pour mépriser les ordres de cette assemblée ; néanmoins « il se fit un devoir de se soumettre toujours à son autorité (i). »

Mais ce qui atteste mieux encore la parfaite soumission du duc aux lois existantes, c'est qu'il observa rigoureusement, jusqu'à la fin delà guerre, un code pénal dont les dispositions vicieuses donnaient lieu aux plus graves inconvénients. Lorsqu'une cour martiale avait rendu un arrêt absurde , il s'en plaignait, mais toujours respectait la chose jugée. Le 6 juin 1800, écrivant au lieutenant-colonel Close : « Je ne pois, « dit-il, approuver les jugements rendus par la cour martiale, « et cependant je les ai ratifiés («). »

En 1809, un soldat convaincu d'avoir frappé son officier,

[i| Voir 11 Ultre idretMe pir WeLIIa(Lan, ro 21 uptimbTB Iil4, au roi d'Eipogné. (2) Hibi pimioan de «ulaltrcKt. T, p. IM.lll ; t. Vll,p. TD; t. X.p.7l, lli( l. Xl,p. I8d, Wl, 128], VïIllnElon M plaint du pou de lâverltC dci court nurUiMi et de tlbrordlM de

flmnd let Kutencei conucralont un principe Inlqnii on flcbeui pour 11 dliclpllue, WelllDiton ICI TcnTor'lt ordlnilremeut avec i<rl«re du procéder i un souTel euna. Bal» rtea n» coDilale qu'il ail Jimali re[ui« d'ippronrer une h nICDce «pria cette weoode tvtvait.

fut acquitté. En apprenant ce fait, Wellington écrivit au général Hackenzie (t] : « Je suis inquiet au dernier point de « savoir si la cour martiale générale ne reviendra pas sur la « sentence qu'elle a portée dans cette affaire ; car je suis dé- « sole de vous apprendre qu'il y a eu dans ces derniers temps « plusieurs exemples de soldats ayant battu des oflBciers « coramissionnés et non-commissionnés, dans l'exercice de « leurs fonctions. »

Observateur rigoureux des règles et des formes de la justice, le duc n'a jamais commis sciemment un acte contraire à la loi ou à l'équité. S'il lui arrivait de se tromper, il reconnaissait loyalement ses torts (t). On peut voir (t. V. p. 154 de ses Dépêches), qu'au besoin il savait rendre justice aux inférieurs et condamner les chefs qui faisaient abus de leur autorité.

Un officier lui ayant écrit en termes inconvenants, au lieu de sévir immédiatement, comme d'autres eussent fait, il écrivit au lieutenant-colonel Glose (s) : « Personne n'est juge com- « pètent dans sa propre cause; c'est pourquoi je vous serais (c obligé de me donner votre opinion sur cette affiùre. »

Dans une autre occasion, il fut d'avis que « décider sans « faire une enquête serait de sa part une injustice (4). »

Un homme si scrupuleux à Tnidroit de l'équité ne devait pas être enclin au favoritisme. Ses plus grands détracteurs,

(I] UltrtiultlaUlel IMS.

[1] Tolr enlr* iqtRi VorJrt da U décembre ISM et celui du II ««plembre ) • Ité olBclan du l'irnte M rappellBront qiia aaD-wnlenMDt U n'y t |Utdi ■ Btla qa'll r ■ dB nrfrlte * re«Dn«ltrc un (art et t le rëpirer. ■

[t) Itim da 1 Juin IMO.

(t) MlrtauUtuttHaHl-eolotHICIet*, ISJamiMQ.

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ont recoanu, en eflk, qu'il n'eut pas de préférences iniastes, et que tous les oQkiers trouvèrent en lui une égale protection.

Ecrivant à lord Gastlereagh (i) : « Si je me plains, dit-i), « de n'avoir pas le pouvoir de donner de l'avancemeat aux <( officiers ou de les patroner, oe n'est pas que je désire avan- « tager mes favoris, ie déclare, au contraire fermdlement « que si j'avais demain ce pouvoir, il n'y a pas un seul n militaire que je vouinsse avancer autrement que pour ses

Déjà, en 480S, Arthur Wellesle; avait tenulem^e langage à son ami le lieutenant-colonel Glose, au sujet d'un candidat i l'emploi de chirurgien-major : « La personne que vous me « recommandez est une de celles que j'estime le plus; son « avancement et son bien-être m'intéressent parliculière- « ment, car die m'a été souvent recommanda, dans les « termes les plus pressants, par son parent le général Hac< « kenzie, un de mes vieux amis. Mais vous et moi, mon cher « colonel, nous devons écouter les recommandations d'un « ordre supérieur k celles dont je viens de parler, et les prête férer aux suggestions qui viennuit de nos sentiments par- ■ ticuliers d'amitié ou de bienveillance. Ces recommandations « sont celles fondées sur les services rendus (i). »

Joignant l'exemple au précepte, Wellington appliqua ces principes aux officiers qu'il avait le plus d'intérêt à favonser. « Tous mes aides de camp, écrivit-il, ont été promus à leur « Mwr dans les régiments dont ils font partie, ou pour avoir (I apporté en Angleterre la nouvelle d'une victoire {>). » Bien peu de généraux ayant commandé en chef pourraient en dire autant.

[H lliulmanl-eclantl Clon.

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Cette rare impartialité était unie chez le duc à une franchise toute militaire, qui le faisait aimer de ses subordonnés.

Lorsqu'il avait à se plaindre de quelqu'un, il formulait ses reproches en termes précis. « J'ai ordonné, écrivit-il « eu 181 i à UD commissaire général député (i), qu'on vous « otàt votre emploi, dans la conviction intime que j'avais, a et qui depuis a été reconnue fondée, que le service ne fe- « rait que péricliter de plus en plus si vous continuiez à le « diriger. »

Dans une lettre adressée le S décembre 1814 à un général espagnol, Wellington dit avec ta même franchise : « Je ne te vous ai pas recommandé au roi d'Espagne pour l'avance- <c ment, non que j'aie quelque doute sur votre zèle et votre coarage à d^endre la cause du roi, mais parce que je sais « que vous n'avez pas fait d'études militaires, et que vous « accordez peu d'attention à la discifdiDe ainsi qu'au bon a ordre des troupes. »

Ce langage est cdui d'un homme quia la conscience d'être juste.

Le même sentiment d'équité se révèle, dans la façon dont Wellington appréciait les services de ses subordonnés (s). Son plus grand bonheur était de les mettre en relief, et jamais l'envie n'a dicté ses jugements sur leur conduite. On trouve même que ses rapports ont en général un caractère trop laudatif : reproche honorable et vraiment extraordinaire pour un officier qui parlaitsi peu de lui qu'onpourrait croire, en lisant ses bulletins, qu'il fut simple spectateurdes batailles dont il rend compte.

(1) Letlndu I7nil.

(il weulniton uTalIreadrcjBilIcaagHi lUicar drei.ilHl, em \%i\, prenoDçaBl aBdltcour* «o li rarlcmcnt : • Lei irméci da l'taglgtcrre qui ont il

■ pettet àe plu) d'uo tien de luJcU briUDntquM. Voyei Ici Indei, njtt mpttan, to

■ ViMrloo, ofl noui rdinu il admirablement McoDdet par lu Jeunei Ireapei baitciTrlBa • et par d'antre! ctrpl «iraaiBra... •

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— îlfi —

On sait à quelles violentes attaques le général Grahaoi fut exposé après l'afTaire de Barrosa. Wellington ne se laissa point influencer par ces clameurs et adressa des félicitations chaleureuses à son camarade. 11 fit sur lui le rapport le plus favorable, et dans une lettre à lord Liverpool, datée du 27 mars ISll, il le recommanda vivement au prince régent pour « son combat glorieux de Barrosa. »

Nous avons vu que le maréchal Beresford commit plus d'une faute à Albuera, et que sa conduite, dans le commencement de l'action surtout, ne mérita rien moins que des éloges. Malgré cette circonstance, et bien que le général en chef pût ressentir quelque envie du beau succès remporté par son collègue, le duc fit l'éloge du maréchal dans les termes les plus chaleureux. Écrivant à l'amiral BeAeley, te 20 mai 1811 : « ...Je pense, dit-il, que cette affaire est « une des plus glorieuses et des plus honorables qui aient w été livrées dans le cours de la guerre. » Et dans une lettre écrite deux jours après (i) à lord Liverpool, il ne peut assez se louer « de l'fuUnteté, de ta fermeté et de la bravoure du « maréchal. »

Après la bataille de Vittoria , Wellington déclarait que Beresford « l'avait aidé par ses conseils d'amitié et par son assistance dans lesdernièresopérations.»Âce proposméme, un général français croit devoir adresser de sévères reproches au duc : « Il est pitoyable, dit-il, d'entendre le vainqueur de <c Salamanque et de Vittoria nous affirmer qu'il est rede- « vable de ses lauriers au général qui, le jour de la bataille « d'Albuera, fut obligé de se boxer avec un lancier polo- « nais (s). »

Après Graham et Beresford, les officiers dont la réputa-

. • Wellington p«iii|>lt IMP loin la

unce enTCri mi CDlItlMrateDT*. >

{I) Le 22 mil. Volrégalsmeat uM((r«, du même Jour, au çlnfral Spmteir. (1) Uiiizm, p.3]Sel33».C«iD4ma««nén](tlt, p. 3« :t WcllIngUin poDiMl

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tion pouvait donner le plus d'ombrage à Wellington, étaient sans contredit HitI, Hope et Blûeber. Or, voici comment le duc apprécia les services de ces trois généraux. Après l'affaire d'Arroyo-Molinos, où Hill avait surpris et battu la division de Girard, il écrivit au ministre de la guerre (i) : « Il me serait « singulièrement agréable de voir accorder quelque marque « de faveur par Son Altesse Royale le prince régent au lieu- « tenant général Hill : ses services, dans ce pays, ont tou- « jours été excellents et très-distingués ; il est chéri de toute « l'armée. »

Et quand ce même général , par un audacieux coup de main, eut détruit les ouvrages de la tète de pont d'Almaraz, Wellington s'empressa de rendre compte à lord Liverpool de cette opération, qu'il appela m un ImÛant exploit (s). »

A la bataille de Saint-Pierre, Hill soutint avec 14,000 hommes, le choc de 55,000 Français. Quand Wellington déboucha sur le terrain avec tes troupes de secours, la position de Soult était mauvaise et sa retraite imminente. L'intervention du duc acheva promptement l'œuvre de Hill ; et l'armée alliée compta une victoire de plus. En parcourant te théâtre du combat, où gisaient plus de 5,000 Anglais, le duc rencontra son brave lieutenant; il lui serra la main, et avec une expression de joie indicible : « Jlfon cher camarade, dît-il, ce jour est votre oeuvre! n (Hill the day is ail your own] (3).

Le général Hope fut tout aussi bien traité. Il existe entre autres une lettre du 15 décembre 1813, où Wellington écrit au colonel Torrens, secrétaire du duc d'York ; « Depuis long- « temps j'ai conçu la plus haute opinion de sir John Hope, K et je crois que tout le monde partage cette opinion ; i'expé-

(I) LUtniatm

(S) Bapfort du M mir* init-

(q mixwtu., x. m, p. m.

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« rience de chaque jour me conTaînc de plus on plus da « mérite de ce général. »

Quant à Blùcher, voici comment le duc de W^ngtoa s'exprima sur son compte dans le rapport o£Sctel de la bataille de Waterioo : « Je serais injuste envers mes propres M sentiments, envers le maréehal Blùcher et l'armée prus- « sienne, si je n'attribuais pas le résultat heoreux de cette « jouraéc à l'assistance cordiale et oppwtune que j'ai reçue « de ces braves alliés. »

Une preuve qu'il n'y avait rien d'affecté dans cette modestie, c'est qu'on la retrouve jusque dans les épancbements de la correspondance intime du duc. Ainsi, le lendemain de la bataille de Waterioo, il écrivait à sa mère : « Je n'exalte pas « mon adversaire par un adroit calcul de vanité, car ce n'est « pas moi qui ai vaincu, c'est la vigueur des troupes anglaises « et leur constance invincible (i). >

Nous avons exposé tontes les mesures prises par Wellington pour organiser et discipliner les troupes anglaises et les corps auxiliaires de la Péninsule. 11 est prouvé que la plupart des résultats obtenus doivent lui être attribués. Personne ne l'a contesté ; Wellington seul fut d'un avis contraire. Écrivant à lord Liverpool, le 8 septembre 1810 : < Je serais « injuste envers l'armée, dit-il, et je ferais violence à mes « propres sentiments, si je ne saisissais cette occasion d'ap- « peler l'attention de Votre Seigneurie sur le mérite du mate réehal Beresford ; c'est à lui exclumement qu'est dû le a soin d'avoir levé, formé, discipliné et équipé l'armée por- <( tugaise, qui vient de se montrer capable d'attaquer et de a battre l'ennemi. Il m'a donné en outre toute l'aide que son

II] Mfraclltepirda

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« expérience, son habiletâ et sa conaaissanee du pays le « mettaient à même de m'apporter (i). >

Gtons encore la lettre suivante, écrite le i" mars 1814, à lord Bathurst -. « Il m'est impossible d'exprimer combien je « suis pénétré de leurs mérites (cenx de Beredford, de Hill, n de Hope et de Cotton) et combien le pays est redevable à « leur zèle et à leur habileté pour l'état dias lequel l'armée > se trouve en ce moment. >

Rien ne pronve mieux que ces divers ténwHgnages le désintéressement et la grandeur d'âme dn duc. Jusqu'à la fin de sa carrière, il a suivi constamment la même ligne de conduite. Après cbaque victoire remportée par l'armée anglaise, dans rinde ou ailleurs, il prenait à la Chambre des Lords l'initiative des demandes de remwciement, et profitait avec bimhear de ces occasions pour élever jusqu'aux nues le mérite de ses camarades.

Napoléon ne jugeait pas toujours ses généraux avec «étant de bienveillaitee et de désintéreasonent. Il rapportait tout à hii, et, lorsque Tun de ses subordonnés acquérait une réputation brillante, l'envie éclatait en reproches amers. Les Mémoires de Sainte-Bélène donnent sous ce rapport une triste idée du caractke de ce grand homme, qui, avec un génie intmaise avait dans certains moments les défînits d'une âme vulgaire. Ses mémoires, en efiïet, fourmillent d'aperçus injnstes et de réflexions désobligeantes sur les hommes les phis iAuBtres de l'empire.

Plus grand que Napoléon, sons ce rapport, le prince de

(1) tprtenrnBTlclaJre, Walllnitin n'dproDnjiniUaucaD ambam* * caaT»lrv>'U iiill pnflU de* ooBHlU ot dB rexptfrlance d<olIlclcrt d'aa (Mde IMtrlcnr. Nom tm cHarau wu Bt»mpU pTk an haurd. ttat Mm rapport avr t* bataille de Vlntdlrv : • M data bmucoap,

• dlt-U, au laïament et a l>cip<rleBc* da Bujgr (éDépal B^aiear. paor le* dtelilou q«a j'il

• prtM* a râprd du nombre de tronpe* lulinda ebaqu plaide ddleMs, et pou Ma un-

• aalli et Taide qnll m'a doBoto pendant tonte l'ainire- ■ ■anaaMcaBPKneiderinde, llivalttralt«dela mtne mtaUreaoBcoapiialanritnnlIe

colonel HeTODUo. (Tolr (ta RafforU aur la batania d'trpnm et anr l'aaaaat do eairtl|t>W'l

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Condé joignait aux qualités brillantes du soldat, cette magnaDÏmité de l'homme bien né et bien élevé qui, au lieu de s'attribuer tout l'honneur du succès, le répand sur ceux qui ont bien servi : il se complut notamment à célébrer Gassion et Sirot, après Rocroy, — Turenne, après Fribourg et Nordtingen, — et Châtillon après Lens (t). Pendant sa retraite k Chantilly, quelques amis l'engagèrent à écrire ses mémoires ; il s'y refusa, disant qu'il serait obligé de blâmer des généraux estimables et de dire du bien de lui-même. Sans ^oïsme et sans envie, il rendait justice à tous et à chacun, dédaignant pour lui-même les éloges qu'il prodiguait aux autres.

Par ce côté du caractère Turenne était semblable à Condé, et Wellington semblable à Tureone.

Wellington refusa d'écrire ses mémoires pour les mêmes raisons qu'avait alléguées te vainqueur de Rocroy, et il ne fournit jamais aucun renseignement aux écrivains qui lui demandèrent des explications sur certains points de sa vie militaire. On assure même que, pour n'avoir pas à critiquer des personnes qui lui étaient chères, il refusa de lire n'importe quel ouvrage traitant de ses campagnes (a). Dans sa voluaiineuse correspondance, il y a des centaines de lettres où des noms d'officiers et de soldats se trouvent mêlés à des faits regrettables. Ces lettres ont été publiées, mais, par ordre du duc, les noms sont restés en blanc. « Il lui eût été trop pénible, disait-il, de faire du tort par ces révélations, ou de causer du chagrin à des familles honorables, et d'ajoutir i la

Isne Gonniit rlBD de plui noble que le* Jépécbei <le Candâ » li cour MiMHiC*at u» HTlololrei. Il j pirïs peu de lui et baeuooupdu >ulr«*.... h cet tgaid, TareuBC ■ttaltumbltliletCoDdd. ce qui me (lie an peu lei mCouiIre* deCéur, ett cetln ardeBle et oontlnaMIe préoccniiatloa de u pcrunue, qui pertoutoe Tott que kI, nppoKe tant* toi, n<iTi}ue lucune r«ale> mtTe lei nMlodru «ctioDi, ne loue (aère que le* boamM nMlocTci, ralwlue Ici wtrUet imlataU, etc. a Couiia. Sf(ijrro;iAf( du ji rffl« de Conife, paMde par la Jteiiti* d«» Dtux-Moiul—.

(^ LaTôtu.nuK»t.Ltf*andcliaraeltrafllieiluktoflfellliigloit.p.U.

rigueur du châtiment par une publicité à laquelle ses ordres n'étaient primitivement pas destinés. »

Sous une apparence froide et réservée, Wellington cachait une âme chevaleresque ; nous avons vu avec quel soin il évita de signaler les fautes commises par Crawfurd au début de ta campagne de 1810 et le silence magnanime qu'il garda sur la conduite deCampbell pendant le siège d'Àlméida. Quoique vivement contrarié de l'épisode qui termina ce siège, et des railleries sanglantes de la presse, il dédaigna de se justifier en défx>uvrant un de ses subordonnés (i). Cette bonté d'âme se révèle encore dans les explications que fournit le duc à la cour martiale, instituée en 1815, pour juger la conduite de /ohn Murray pendant le siège de Tarragone. Il poussa la pitié pour ce malheureux général jusqu'à insinuer « cpie peut être le défaut de précision ou de clarté de ses instmctions avait induit Murray à commettre les fautes qu'on lui reprochait (s). »

Après la bataille d'Assye, un officier chargé du départe* ment des bœufs, et qui avait trouvé la mort sur le champ de bataille, fut accusé de malversation. Wellington n'aimait pas

(1) VDlruMffWda 19 m*] litli, à lard Ltvtrpaoï.

>ipM4*n tniUH autnaenl lei iCnAranx loriqB'JI* «Ulent coupihic* oa nilbeamii. UbMu mi «pMlrophM contra Mmiiliille iprii l«ni, coBtrelU|iMtiprti Banian, coDtre >cr*eaiwapreil»prliadïC[adid-HoiJrlgo,cantr«lirmoiil*|irti «tlinauqne, caaire Jonrdu at Mt^ (prt( cbiqua rfrtri dei nmtt^ <l'UpMBC<

Li corretp«wl«no( du dac da ta[ii>e aiec le prince de Hcurcbl lai nani anémepnuTé qae IVaperenr, quand la reiulLit ne r«pond»lt point * MO altanle, ne le tilaalt aucBB •ortipDledcMuInrer ici ordre* «muani de lui pour rilre lonbcr II IleuMnand. ivoir t. IV Aemtmoini rfc Marmaiil. lea leiirei dci I8 >tnl IIII dD prince de ncurebliel. el cellei d« 2: et IS mari du di

ID Ctaraettrfillet, p. lU-lW.

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cet officia; capeadaat le croyant honnête homme, il écrivit à ses détracteurs : « Pour autant que je puisse répoadre de « quelqu'un, je dirai avec assurance que les dépositions faîtes « contre le capitaine Hackay ne contiennent pas un mot de « vrai. »

Nous avons vu que sir George Graham, en butte h la colère des Espagnols depuis le si^e de Saint-Sébastien, trouva dans son chef un appui énergique. WelliDgton réfuta les calomnies, et accepta pour son compte la responsabilité des faits.

C'estavec la même vigueur qu'il défendit plus tard le général Harry Smith, attaqué d'une manière excessivement violente pour avoir traîné la guerre des Cafires en longueur : « J'approuve, dit le duc, dans la Chambre des Lords, toutes « les opératÎMis du général Smith, les ordres qu'il a donnés « à j^es troupes et les arrangements qu'il a pris pour assurer " leur succès (i). i>

Perstmne, après cette déclaration n'osa prendre la parole pour soutenir ta culpabilité, — et Smith fut absous

Dans une autre occasion, ayant à s'expliquer sur le mérite ,de John Moore, à propos de la désastreuse expéditiw de la Corogne, Wellington ne trouva qu'une petite faute à signaler, .et encore fit-il observer «que c'était lerésultat d'une opinion, « formée après l'événemeot, que peut-être il n'aurait pas eue « sur Jes lieux, et dans les circonstances où s'était trouvé son « malheureux camarade. »

Quand tout le monde accablait Wellington de reproches, d'injures et de railleries à propos de sa retraite de Talavera, le duc pour dégager les ministres que l'on accusait d'avoir rendu ce résultat inévitable par leur expédition de Walcberen, écrivit à lord Liverpool, « que la campagne aurait eu les

(i)iTOcgiinu, i-»,p

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mêmes résultats si Texpédition avait été remise on supprimée. »

De même, après Burgos, il accepta, dans une lettre officielle, toute la responsabilité de l'insuccès, alors qu'il lui eût été si facile de prouver que les ministres seuls en étaient cause.

Quand Foucbé, tombé en disgrâce, dut prendre le chemin de l'exil, pour éviter une chute éclatante et peut-être pis, Wellington eut le courage d'écrire au roi : « Je suis bien fâché « de ce qui airive au duc d'Otrante ; à lui seul voas devez M d'être rentré dans votre capitale et remonté snr le ti^e. « Blûeber ni moi n'étions capables de vous rendre la cou- « nmne. Nous avions affaire à une armée de 80,000 enragés « qui noua auraient éo^sés. Nons ne pouvions éviter une « bataille si on nous l'eût offerte, ou nous étions obligés de « battre en retraite pour attendre la coopération des autres « puissances ; et Votre Majesté sait quelles étaient alors leurs « dispositions. Le duc d'Otrante a empêché que la bataille « n'eût lieu, et c'est bien à lui que vons devez d'être re- « monté sur le trône de vos pères (t). »

Assurément cette lettre écrite dans un pareil moment et en faveur d'un homme mal vu de tous les partis, n'est pas l'œuvre d'un égoïste, d'un courtisan ou d'nn ambitieux. It semble même étrange que le vainqueur de Waterloo ait pu dire au roi de France: « C'est à Fouché seul que vous derei; votre restauration. » Mais cet étraugeté disparaît pour ceux qui savent combien le duc était modeste et peu infatué de sa

Wellington avait pour maxime « de se défier de son propre jugement dans les affaires qu'il désirait (s). » Ainsi, après la

(1) Itltnâm > UnialtM,imm*ft>rllmwt.

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bataille d'Assye, il ne dédaigna pas de soumettre l'examen de sa conduite au lieutenant-colonel Hunro : « Vous êtes, lui u écrivit-il, un juge compétent en fait d'opérations militaires, a et je serais jaloux d'avoir votre approbation (i). » Son amour-propre ne le faisait pas reculer devant des aveux que d'autres eussent rougi de faire. Ayant reçu en 1808 l'ordre de se rendre dans les Asturies pour étudier ce pays et en faire une des^iption , il écrivit à lord Castlereagh : (s) u Je « dois vous avouer que je ne suis pas un géomètre, et que je « ne sais pas faire une description.... En conséquence, j'ai « informé sir Uew Dalrymple que je ne puis me cbarger du u service auquel vous désirez que je sois employé ; je ne suis « point un ingénieur topograpbe et je n'ai point la prétention « de décrire un pays comme les Asturies. »

a ... Je me défierais de mon propre jugement, écrivit-il « encore (3], s'il se trouvait en opposition avec celui de John « Hoore, dans un cas qu'il aurait eu occasion de connaître « et d'examiner. »

(I . . . Don Forjas a plus d'habileté que moi et connaît mieux a les localités {4)... »

« ... Si vous avez une opinion différente de la mienne sur « quelque partie de cet aperçu général, je suis convaincu que a vous avez raison, etc. (a). »

Au milieu de ses plus grands triomphes, cette simplicité modeste ne labandonna point. Après Vittoria, il reçut du prince régent d'Angleterre le billet suivant (e) : « Votre glo- « rieuse conduite est au-dessus de lout éloge humain et de « toutes les récompenses Je sens que je n'ai plus rien à

(<l) DilAduSJiiUICt l&IS.

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« foire que d'offrir avec la plus grande dévotion ma prière « de reconnaissance à Dieu pour avoir, dans sa bonté toute- < puissante , accordé à mon pays et à moi un général te) a que vous. »

Wdlington fut si peu ébloui de cet éloge, qu'il écrivit quelques jours plus tard au gouvernement : « Dites au prince « régent que si on m'envoie commander une armée en Alle- « magne, je ne fertù pas mteux qu'un autre; dans la Pénin- V sole, au coDtraire,i'aicelavantagequechacun est persuadé « que je fais tout ce qu'il est possible de faire (i). »

La modestie n'est pas d'ordinaire l'apanage de la jeunesse, et nos premiers triomphes sont en général ceux qui nous inspirent le plus d'orgueil. Le jeune conquérant des Hahratles fit exception à cette règle. Dans le bulletin de sa première victoire, celle d'A.ssye , il oublia de mentionner qu'il avait conduit en personne la chai^ finale, et qu'il avait eu deux chevaux tués sous lui.

Au moment de quitter l'Inde, Wellesley reçut des habitants de Bombay et de fort Saint-Geo^ des adresses où sa gloire était portée aux nues. Il répondit à ces adresses, en attribuant tout l'honneur du succès à l'habile politique du gouvemeivet en faisant l'éloge du général Blake, ne parlant pas plus de lui que s'il eût répondu au nom d'un autre (2).

En 1813, complimenté par la municipalité de Madrid, le duc ne dit pas un mot de ses victoires ; pour expliquer sa présence dans la capitale de l'Espagne, il se contenta de cette simple réflexion : « Les événements de la guerre sent dans les mains de la Providence. »

Qu'il y a loin de ce langage modeste à la forfanterie de certains généraux, infatués de leur mérite ! Junot, par exemple,

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entré à Lisbonne sans coup férir, écrivit au pnniBtre 4« U guerre : « Les dieux w déclarent en notre faveur : un trfin- « blenient de terre le prophétise, en attestant leur toute-puis- « sance, et sans nous avoir fait aucun mal. »

Ces déclamations répugnaient à ta nature de WeUington : toujourii simple et vrai, il évitait de se pos^ d'une man^n théâtrale. Sa suite était pliu modeste que celk du dernier général espagnol. On rapporte que le brigadiw Miranda en 1809 (avant la réf^me introduite dans l' état-major par ficresford) avait 43 aides de camp (i) ; et quaod le 4uc de Wellington fit sou entrée à Cadix, il n'était accompagné qw d'un seul officier, le major Somerset ! Vainenent on cbercbeKÎt dans ses douze volumes de dépêches une seule phrase i ^et, une seule lettre écrite dans le but d'exalter son mérite ou de ravaler celui des autres. On j trouve au contraire une ftwle d'aperçus et de renseignements qui tendent à diminuer l'importance de ses succès. Au rebours de certains généraux toujours enclins à exagérer la force de l'ennemi pour augmenter l'importance de leurs succès, ii représente l'armée française dans La situation la moins propre à donn^ une haute idée de sa force et de sa supériorité relative : « H est împowibis, « écrivait-il, à lord Liverpooi (s), d'exprimer i Votre Sn^uu- « rje la péaurie d'argent et de toutes dtoaes oji se trouvent « les armées françaises dans la Péninsule (<^. Cette situation- <f a fort affaibli et en grande partie détruit la disctplifle des « troupes. Toutes les lettres interceptées ne parlent que de « faits de malversation, de corruption et de détiwmtaient a d'effets commis par des personnes attachée à l'amiée. >;»

II) fraltefttiubaïun.

Il) LalnoTeDibralBIO.

(I) • Ut Tr»ni^>, dit uicor* wclHBilon, prlrcpt plm d'au plies uni ■' Dllloai que lu bouicta Llr<i tnr ani pu l'enoïnil, M lli iralaat cnmpU « ■U(e ■ur c« majtix d'approTlaloaneinent. •

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« Les cprps françaU» écrivaU-il encore (i), n'ont jamais « eu de communications assurées au delà du terrain qu'elles « occupent.... »

« J'attribue en grande partie les succès que nous avons « obtenus jusqu'à présent à ce que les généraux de l'ennemi « manquaient de renseignements. En ce moment, quoique u toute l'armée se trouve à quelques milles d'eux, ils ne a savent pas où nous sommes (i) »

a Nous jouissons d'avantages que n'ont pas les Français. « Nous tenons toutes les rivières navigables, et nous nous en ce servons pour transporter nos vivres aussi loin que pos- « sibte; d'un autre côté, la puissance navale de la Grandeu Bretagne protège l'arrivage de ce^ vivres et l'établisse- « ment de nos magasins sur les côtes (s). »

Tacite a fait le portrait de Wellington dans les lignes suivantes, consacrées à son parent Âgricola.

« Agricola ne déroba jamais à son profit la gloire acquise « par les autres. Centurions ou préfets, tous avaient en lui M un témoin fidèle de leurs actions. Certaines gens lui « reprochaient d'être sévère à l'excès dans ses réprimandes; « mais de mêqie qu'il était «ffable pour les bons, il était « rude pour ceux qui s'écartaient du devoir. Sa colère a d'ailleurs ne laissait aucune trace, et on n'avait rien à « redouter de sa réserve ou de son silence : il croyait plus « loyal d'offenser que de haïr

« Dans ses dépêches, il rendait compte des événements

« sans les exagérer par des mots orgueilleux Simple

« dans aes vêlements, affable dans ses discours, sans autre « cortège qu'un ou ^eux amis : de telle sorte que la multi- « tude, qui juge les grands hommes à leur faste, en le

(1) unjulllBlUil,«i eanft «aouo-f r.

(1) UWJulD a,n,à limimt Btrlrtiv- 11) JneomuH I^utrpooi,

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« voyant et en l'examinant, cherchait sa gloire, et que peu de « geus \& devinaient. »

Les fautes commises par Wellington se trouvent consignées dans ses rapports; il y en a même qu'on n'aurait jamais connues sans son témoignage.

Ainsi, après Talavera, il écrivit à Castlereagh : « L'armée . « n'a tant souffert, que parce que je n'ai pas stipulé, avant « mon entrée eu Espagne, qu'on me fournirait tous les « moyens de transport nécessaires. »

A propos du siège des forts de Salamanque, ...» Je m'étais « trompé, écrivit-il (s), dans l'évaluation des moyens qu'exi- « geait la prise de ces forts, et je fus obligé d'envoyer cber- « cher, sur les derrières, un supplément de munitions : cette « nécessité occasionna un retard de 6 jours. »

Et à propos du siège de Bui^os : « La faute, dit-il, que j'ai a commise n'est pas d'avoir entrepris cette opération avec « des moyens insuffisants, mais d'y avoir employé des soldats « inaguerris, au lieu des meilleures troupes (3). »

Wellington dans ses rapports était simple, véridique. S'il lui arrivait d'avancer un fait inexact, il s'empressait de le rec-

(I) Ltlln ta» iuln laiS, d «errf UwriNNW.

(1) Hllrt du U ooiteiubrcnu eomlt dt Lititrptol.—loiT *an\ lei npporU de welI)n(UiB ■DrMitutillLeid'AitTecld'ArEauin. Bini le premier, l[ 1lg111l4.l1 tiute comnlie parle ll'rtflmentea ctiirgeantlroplitl.eldiDi le lecond 11 parled'tine/'auM* m par riDùuiterle de u propre dlrUioB.

tifier. Peu d'hommes ont poussé aussi loin que lui l'horreur du mensonge. Il n'y a pas une ligne dans sa volumineuse correspondance qui ne témoigne de ce sentiment, et qui ne soit une protestation contre la déloyauté, contre la morale facile, contre toute espèce de charlatanisme. Plaçant la vérité au-dessus de tout, il ne trouva rien de plus honorable à dire à la Chambre des Lords en faveur de son ami Rober tPeel, que ces simples paroles :

« Dans tout le cours de mes relations avec lui, je n'ai pas a surpris une occasion où il ne montrât le plus ferme atta- V chement à la vérité; et jamais je n'ai eu la moindre raison « de suspecter qu'il avançât la moindre chose qu'il ne crût « pas vraie (i).

Un biographe de Wellington rapporte ce trait caractéristique. Quelqu'un ayant demandé au duc comment il avait pu fournir des notes et des éclaircissements à un historien tel que Napier, dont les opinions radicales étaient si manifestement contraires aux siennes, il répondit : Parce que cebtt-tà au moins dira la vérUé.

Cet amour du vrai et cette bonne foi incontestable donnept aux rapports de Wellington une valeur historique que n'ont pas au même degré tous les documents de ce genre.

Les généraux français, et surtout Napoléon, rédigeaient leurs bulletins avec beaucoup moins de conscience. Les succès y sont exagérés, les défaites adoucies; l'empereur ne se faisait pas même scrupule d'altérer noU^lement (a) les rapports déjà très-inexacts de ses lieutenants, et de faire publier dans les journaux des faits entièrement controuvés (3).

(1) • In Ikr wkol» eoMTte et my eommunlaaitan whU JUm, Inmim- knm an ttuunet fti wJHek tiidUymtiluniHlititnmçtttattiKhmmtliiIrulh; and I ntvar law, fn IhttiHieU emirtt ofmf Uve («< imailiti naton for luiptting (Mf «• ilalt anjrtlilnt wMeJt ht ait not frmIybtUmi* to ttlkt fiut • Dltaauri pronnteà m lUO.

m UivMilOB ct« M, lUen, t. Il, p. HÎ.

jl) Bn TolGl une pr«iiTe minlrMW. Le » iWcmnbN INa, HipoMM *crf*it dp VUbHCMUn

dbyGOOglc

C'est un de ces documents, ainsi revu et corrigé dans le MottUear, qni fit dire à Wellington : « Il est impossible que Mar- « mont ou Dorsenne aient écrit des absurdités pannlles à n celles qui ont paru avec leurs noms au bas. «

La simplicité qui règne dans les dépêches du duc se retrouve dans ses ordres du jour et dans ses proclamations. Le soldat anglais ne se nourrit pas de grandes phrases, et ne meurt pas pour des rimes. It faut lut parler le langage de la raison sans ornements et sans boursouflure; l'exclamation de Bonaparte à la vue des Pyramides, toute sublime qu'elle soit, n'eût pas produit le moindre efi^t sur lui.

La patrie et le devoir, sont ses seuls maîtres. Il y consacre sa vie entière et ne demande, en retour de ce dévouement, ni place dans les bulletins, ni mention sur les colonnes triomphales. S'il est bien payé, bien nourri, bien commandé, il regarde l'état comme libéré envers lui, et ne songe point i marchander le prix de son sang. Nelson connaissait bien ses braves et modeste compagnons lorsqu'il leur dit à Trafalgar : « L'Angleterre attend de vous que chacun fasse son devoir. » Wellington ne tint jamais à ses soldats un autre langage. Il se bornait à les Féliciter de leur conduite, et à leur rappeler de temps en temps les avantages d'une bonne discipline. L'ordre du jour suivant, publié après la victoire de Salamanque, donne une idée exacte de l'esprit et du style de ces sortes de communications : i Le commandant en chef adresse ses re- < mercîments aux généraux, officiers et soldats, pour l^r « conduite dans l'affaire du 2S courant, II ne manquera pa^ n d'en faire rapport à Son Altesse Royale le prince régent « avec tes éloges qu'ils méritent. D espère que les événe- « ments d'hier auront donné à tous la conviction que les

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«c succès militaires dépendent de l'obéissance des troupes et a de leur exactitude à maintenir un ordre de bataille, que, « sons aucun prétexte, elles ne doivent se permettre de quit- I ter un instant (i). n

On pourrait croire que cette simplicité et cette concision dans les rapports et dans ta correspondance sont naturelles aux généraux anglais. Pour avoir la preuve du contraire, il suffit de lire la relation de la bataille d'Albuera, par Bere»ford, — celle de la prise des ouvrages d'Âlmaraz, par Hill, et celte de l'assaut de Saint-Sébastien, par Graham : toutes beaucoup plus longues et plus prétentieuses que les rapports de Wellington sur les victoires décisives de Salamanque, de Vîttoria et de Waterloo...

L'exagération et te ctiarlatanisme répugnaient tellement au caractère du duc, qu'il en condamna l'usage même dans les proclamations adressées par les gouvernements de la Péninsule aux peuples naturellement hyperboliques de ces contrées. Nous en voyons ta preuve dans l'extrait suivant d'une lettre écrite à Charies Stuart, au sujet d'un projet d'adresse rédigé par le gouvernement portugais : « Tout cela, dit-il, a doit être traité dans un style simple, sans eoBure, et parie dessus tout bref. Ces mots Coriz sobre os nonnos inimicûs a (courir sus à nos ennemis) ne feront qu'accroître le mal <r actuel. Tout le monde en Portugal est suffisamment pré- « venu du danger et empressé de l'éviter : il y a de Fenthou- A siasme à foison ; on n'eatend que de cris de Vim ; ce sont

■, M Jollltt IM wdrM dB Km dMtkéi aprM VltlorU et WalcrKM, lODt «ontaMtnnn.

Cm chMS rrappa dvu li cocrMp«nduc< d« WcIIIdiLod, c'ait ribteoce de tmt «ioge fcnMnel. Le noi ne t'y trrnn* ■alla pari, il, t U tn^t dont M dm parla à» certilu rilti. OD povmlt cratre qu'il fut ipactataar plalM qutetenr dan* 1* lutts- Cetia AnAittkn tôt mtoe qnelqnelMi auil iBterprtlde, a en Jogor par l>«itntt HilTaal d'aï» latlrc terfle 1 lord lattanl, la n [«mer IRM. • Quand Je auli prdwnt, quoique je Teallle blsa • dire qu'au autre ooBDtBDde, atu mel qui aoli le ckar réel. • KeetiacaUmi que pmbtble- ■eut Wauiuftou u^anralt pu et« nbOtt de ralre il h* i«u«rtDX aTalaut éU awil uradeiMt

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« des illmninations, des chants patriotiques et des fêtes parti tout ; mais ce qui manque , c'est que chacun, suivant sa « position, s'acquitte franchement et simplement de son de- « voir et obéisse aux ordres de l'autorité. »

Henri Wellesley ayant soumis à son frère plusieurs articles qu'il se proposait de faire insérer dans les journaux de (^adix, pour combattre l'influence croissante de la démocratie, « quelque chose que vous jugiez à propos de publier, dit <« le duc, il faut vous borner à un exposé de faits et de dates, n en style simple, avec les raisonnements faciles à saisir qui « en découlent (i). »

Wellington montra toujours une parfaite convenance dans ses rapports avec les généraux français, et une grande dignité de langage dans ses jugements sur les opérations de l'armée ennemie.

Napoléon disait en entrant dans la Péninsule : k Je plante terai mes aigles sur les tours de Lisbonne..., je balayerai a les Anglais dans la mer, etc. » On ne trouve nen de semblable dans les proclamations du duc. Il s'opposa même à ce que les agents de l'Angleterre prêtassent les mains à ces sortes d'exagérations. Ainsi, Charles Stuart l'ayant consulté sur une proclamation que se proposait de faire le gouvernement espagnol, il lui écrivit : « En premier lieu, les injures « contre les Français sont inconvenantes dans une proclamait tion émanant d'une autorité régulière telle que la Ré' u gence.... La pièce entière est trop imitée des proclamations M de la Junte. »

Wellington appréciait à leur juste valeur les généraux et les soldats français. L'Injure ou le dénigrem«it ne furent jamais la consolation de son amour-propre humilié.

« L'armée française, écrivait-il le 26 janvier 181 1 , au mar-

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quis Wdie&ley, est sans contredit une merveilleuse machine. >....« La France, dit-il encore, n'a pas d'ennemis que je sache, et n'en mérite pas (i). » Dans plusieurs de ses lettres, il parle avec respect du talent de ses adversaires (i). Jamais il ne permit qu'on les maltraitât en sa présence. Un jour lord Aherdeen accusa, dans la Chambre des Lords, le maréchal Soult d'avoir livré la hataille de Toulouse connaissant l'abdication deTempereur; Wellington prit aussitôt la parole pour réfuter cette accusation. Dans une autre cIf: constance, il félicita publiquement le général Dubreton sur la belle défense de Burgos, bien que ce fait lui rappelât l'échec le plus grave essuyé par ses troupes dans la Pé- DÎQSUle (3).

Quelle différence entre cette conduite et celte de l'empereur, qui reprocha à Joseph d'avoir bien parlé des défenseurs de Saragosse, « pour lesquels, disait-il, on ne peut avoir que te plus grand mépris (*) » et qui, dans le 55' bulletin de l'arraée d'Espagne, infligea ce blâme immérité à leur illustre ch^ : (( Palafoi était l'objet du mépris de toute l'armée enoe-

tt j t roln da ce ling((c * l'eugCntlDa odleuie àa cïrlilDi bommci d'IUt, qui «prii MU. fB f r wm ltr— triTia*» tna^tte conna niiB bnda de »Bleiir> W d'mmlw. rtwol» le lUtcnir* nliint prononcé pir CullaniKh dinl li CUabre dis Communu. la 19 1é- Trltr IBII : ■ L'nndc* daralan aetca de Banipiru (ut «"onlanBar lys «Téfau da luleniarar

• de lai •aerller * 1* liiure et i la oupldll« de eelte iraMe nte IHiDalla. en lui dsniuni ■ ce fHiBHflu, Il eipCralt TaliianientiemilnIcDiraDr le Uiae ila fraoce et porterie iitoltr-

• Uon diBi let tlili eoTlroaiuiiU. >

(t) leoll nlitt, i l<dpnlde WcllleilaB et de l'inde iBtMlie, la ntne IIem do eondiilU ; la>autreiinar«ctaaaiet(urtout l'empereur ne tarent pua boiacoup prti auulcbevalereiqnaa.

NavaMon talull appeler Walllniton. daoi le Momitur, nn oBcler incofOU; ItmirMre,prd>0H]tfi(«utel(fn0ran(.>)(sBadetoMaaubaner, «crtiltHl enlill.que le M»^!^

• welIlnilenGoaaunde ta«lottnleiamt«iaBflalaa*.DneanctèredoB(Ueit,tl eunj'ere > de fraBdea cataalrvkaa. • (Glt« par ■aurai, p. ¥>.)

Incket. qal a'anH en * eoBbatlre dini la Knloaule ina daa |dn<nDi et dea treurea b*. dIacTM, M BoBln 4aaUeBeat lijaite eaier* aea camandat at enTen lea traapeaeaoenlea endorlTantl tonlLanlSia:* ^. Alonoa r«dulra éh luata Tilenr la réputation que le* ar- I Bide* anclalaoB ont trap alMnent acquliot taumaïKine et à Tlttorla.M •

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a mie, qni l'accusait d'arrogance et de bassesse. Jamais on R ne le voyait où il y avait du danger. »

C'était de la passion à la manière de Nelson, qui ne pou> vait voir un Français ou entendre faire l'éloge de la France sans avoir des crispations nerveuses. Wellington, au contraire, ent toujours une grande admiration et une estime sincère pour Farmée et la nation dont il ftit l'antagoniste.

La seule chose qu'on puisse lui reprocher, c'est d'avoir employé quelquefois des termes peu convenables en parlant de Napoléon. Il mettait une certaine affectation à lui refuser le titre d'empereur, pour le désigner sous le nom (tennemi prtmoneé du genre kunudn (i). On regrette aussi de voir dans sa lettre du 23 juin 1815, au lieutenant-général comte dUibridge, cette phrase peu généreuse : « Je suis d'avis « que Napoléon ne peut nous tenir tète, et qu'il n'a fu'd se « pendre. »

Les Français accusent Wellington d'avoir manqué de tact et de modestie en plaçant la statue de Napoléon au bas de l'escalier de son palais d'ApsIey-House (i). Le fait est vrai, mais l'intention qu'on y attache est tellement en opposition avec les idées et le caractère habituel du duc, qu'il nous répugne de l'admettre. Le vainqueur de Waterloo avait trop de bon sens et trop de goût pour chercher à ravaler, par de semblables moyens, l'homme extraordinaire que ses compatriotes eux-mêmes avaient proclamé le plus grand génie des temps anàens et modernes (s). Sa volumineuse correspondance ne renferme pas une seule lettre où il mette en doute la supériorité militaire de l'empereur; dans plusieurs,

iD du n Juin laiï. MDS ceHe du U laftt ItID. n r*pptn« ImattaU» miumi

(X) Cette (Utne rut doaoM ptr Lonti XVtlt lU prInM rd(Onl, qui eu Ht eidwn 1 Wellia(U>.

[l}ll4nu.t.Xl,p. 11».

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ftd contraire, Il tsalte le génie incomparable da héros fratt- ^is : « Les plus chauds aâmiratears de Mapoléon, dît lord ËHesiiiere, n'avaient pas une pltiB hante opinion que lui de sa capadté milHaire. Je lui ai entendu dire mainte to'a qu'il était plus dangereux de faire Une faute devant l'empereur qne devant tout autre homme, et je pense qu'il était entièrement de l'avis des Français, qui évaluaient la présence de l'empereur sur le champ de bataille, à un renfort de 40,000 hommes (i). » Cependant, il ne le croyait pas supérieur aux hommes de guerre de l'antiquité : « Je lui demandai un jour, dit lord Ellesmere (s), quel était, d'après lui, le plus grand gtoéral du monde ; il me répondit : a Annibal. » D'au^s personnes lui ayant fait la même question, en obtinrent la même réponse. » Mais entre cette opinion et la pensée mesquine qu'on prête au duc, la distance est énorme, et nous persistons à croire que l'emplacement très-malheureux, il est vrai, donné & la statue de l'empereur, n'a pas de signification, à moins qu'il n'en ait une favorable aux deux généraux, ce qui n'est pas du tout impossible.

Nous poumons terminer ici notre appréciation des travaux et du caractère de Wellington; mais, pour faire connaitre d'une manière complète cet illustre guerrier, il nous reste à parler de sa vie intime et h signaler quelques traits, d'une importance secondaire au point de vue de l'histoire, et que néanmoins te biographe n'a pas le droit de dédaigner. Souvent une anecdote, une particularité, un détail vulgaire peint mieux le caractère d'un homme que les actes les plus solen-

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nels de «a vie. Le héros et l'homme politique ne doivent pas aeulemuit être jugés sur le théâtre de leurs exploits; il faut encore les suivre dans l'intimité et jusque dans le seio de la famille. Là, simples et vrais, ils apparaissent tels qu'ils sont, tels que la postérité veut les connaitre.

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