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« guerre avait mîgdansniesmaioSidegl'areurB de la populace V portugaise, et je les ai bien soignés. » ^ic.)
En effet, il avait permis à des chirurgiens français de venir panser les malades de Soult et de pénétrer dans le camp des alliés avec un sauf-conduit.
Les Français, touchés de ces procédés chevaleresques, voulurent payer de retour ; c'est ainsi que le maréchal Victor St distribuer des vivres aux Anglais trouvés dans l'hôpital de Talavera, quand ses propres soldats mourraient de faim(i). Grâce à cet échange de bons procédés, la guerre, poursuivie avec tant de barbarie entre les Français et les habitants de la Péninsule, ne perdit jamais son caractère de lutte civilisée entre les Anglais et les Français. A Talavera, un peu avant la reprise de la bataille, on vit les soldats des deux armées descendre vers un petit ruisseau qui serpentait au milieu de la plaine, se désaltérer et se congratuler mutuellement sur la bravoure qu'ils avaient déployée dans la matinée.
Les Espagnols, toujours vindicatifs, donnèrent ce jour-là un spectacle bien différent : il fallut, après la bataille, que les Anglais en vinssent aux mains avec les soldats de Cuesta pour empêcher ceux-ci de tuer ou de mutiler les blessés français (s).
Voici un autre trait qui fait honneur à l'armeé de \7ellington :
Le 25 juillet 1810, le maréchal Ney, après avoir battu le général ûrawfnrt, résolut de le poursuivre au delà de la Coa ;
rnoçali le (ont en génin] admlrtlileineiil coMnlu cnTeri Il tamb«> enlre leur* nuint l la tnlte d* l'ibindon de TiUvi nnli d>uût ilsmler, Hi ont Fourni de Targent tn onclen di •e dt WtUInjlon, IT 4l<ccinbr> 1M*. oa comli Llvtrpoot.
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il essaya, à deux reprises différentes, de passer te pont établi sur cette rivière ; chaque fois il fut repoussé. A la seconde tentative, et quand la fusillade durait encore, un chirurgien français, agitant son mouchoir, se mit à panser les blessés sous une grêle de projectiles : son humanité courageuse fut respectée. Tous les mousquets se détournèrent de lui, quoique ses compatriotes, dont rien ne pouvait abattre le courage, se préparassent à une troisième attaque (i).
M. de Châteaubrianl a révélé un trait d'humanité tout aussi honorable dans la lettre suivante, adressée en 1815 au Journal de Paris :
« ... Nous sommes trop sensibles à la gloire pour ne pas admirer lord Wellington ; ne se sent-on pas touché jusqu'aux larmes, quand on voit ce vénérable grand homme promettre* lors de notre retraite en Portugal, deux guinées pour chaque prisonnier qu'on lui amènerait vivant (2) !... »
Ces procédés devaient être compris par les Français. Bientôt, en effet, il s'établit entre les deux armées un échange de bons procédés, qui honore l'humanité jusque dans les scènes de carnage où elle est le plus cruellement outragée.
A peine arrivé à Torrès-Vedras, le prince d'EssIing voulut reconnaître les lignes anglaises. « Il se trouvait, dit M.'Thiers, sous l'une des batteries ennemies qu'il observait avec une lunette appuyée sur un petit mur de jardin. Les officiers anglais, qui apercevaient distinctement l'illustre maréchal, éprouvèrent à son aspect un sentiment digne des nations civilisées, quand elles sont réduites au malheur de se faire la guerre. Ils pouvaient, en faisant feu de toutes leurs pièces, cribler de boulets l'état-major du général en chef, et probablement l'atteindre lui'méme : ils tirèrent un seul coup pour
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l'avertir du péril, et avec tant de justesse, qu'ils renversèrent le mur qui servait d'appui à sa lunette. Masséna comprit le courtois avertissement, salua la batterie et, remontant à cheval, se mit hors de portée (i). »
Dans une rencontre de cavalerie, après le combat d'ËlbodoD, en 1811, un officier français, sur le point de frapper le capitaine Felton Harvey, s'aperçut que ce brave soldat n'avait plus qu'un bras; il changea aussitôt le mouvement de son cheval, salua son adversaire du sabre et passa outre (s).
La même année , le général Hill avait mis en déroute à Aroyo de Molinos la division Girard du corps de Drouet : pendant le combat un officier autrichien, appelé Sternowitz, autrefois employé dans les rangs de l'armée française, était tombé au pouvoir de Girard; il allait être jugé et fusillé sans aucun doute, quand Hill, se fiant à la générosité de son adversaire, lit réclamer cet officier à titre de service personnel. Drouet , malgré le douloureux échec que venaient d'essuyer ses troupes, accéda à ce désir et renvoya te prisonnier, qui du reste était un brave soldat.
Dans la nuit du 9 au 10 juin 1811, les Anglais donnent l'assaut au fort San-Cristoval (de Badajoz), commandé par le capitaine iondion : l'assaut est repoussé, et le fossé comblé de morts. « Au milieu de ce désordre, quelques officiers anglais implorent la généreuse pitié de leurs adversaires; le vaillant Jondion, qui est à la tête des siens sur les remparts, crie à ces officiers de redresser une des échelles et de monter dans le fort où on leur prodiguera les secours qu'ils réclament. Ce conseil est suivi, et les soldats français aident euxmêmes leurs ennemis à gravir la brèclie (z). »
Le même fait se reproduisit dans tes mêmes conditions,
|I) aitlolrt du Coniiilal ildr fSmpIrÊ, I. m, p. 411. !IlIIAPJ«.l.VI1,p.3l8.
i,3]yMolrtieleonq»*lti, I, XX, p. 292.
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après l'issant infructueux de Saint-Sébastien, le 25 juillet 4813. (Voir 1. 11, p. 133.)
Un peu avant la bataille de Salamanque (en juillet 1812), les Anglais et les Français , passant en groupes le Douro, causaient amicalement entre eux des combats qui. allaient avoir lieu. « Les camps des bords du Seuve, dit le colonel Napier, semblaient, par moments, appartenir à une D>ëme apmée, tant il est difficile d'obtenir que de braves soldats se haïssent (i). «
' Vers la même époque, il n'était pas rare de voir les officiers français et anglais se sala^ amicalement de l'épée, dans les marehes où les troupes se côtoyaient, par exemple dans la marche du duc de Raguse sur la Guarena, en juillet 1812 (>).
Le général français Ferrey, blessé pendant la retraite de la Corogne, était mort à Olmedo des suites de ses blessures. Le 27 juillet, les Anglais, en entrant dans la place, virent les Espagnols occupés i déterra' le cadavre de ce général dans l'intention de le mutiler. Les soldats de la division légère, c»ix-là mime qui avaient si souvent combattu la brave division Ferrey, intervinrent aussitôt et arrachèrent le cadavre aux mains des profanateurs ; ils le déposèrent ensuite avec respect dans une nouvelle tombe, sur laquelle ils amoncelèrent des débris de rochers afin de le soustraire à d'indignes représailles.
Non moins honorable est l'action du maréchal Meyqui, après avoir contribué à la déroute de l'armée de iohn Hoore, lit ériger un monument è ce brave général dans le bastion de ta Corogne, où son corps avait été enseveli .
On peut citer aussi la bonté d'éme de ce vieux soldat an-
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f^ais An célèbre 45* de ligne, qni, le 9 décembre 1815, au moment de l'attaque, alla prévenir une sentinelle p«^ue de l'année française et l'aida même à mettre son sac. — Dans la matinée da m^e jour, les Français eurent pareille attention pour une sentinelle du 45" (t).
Le colonel Napier, dans son Histoire des guerres de ta Pémtuuie, cite on trait analogue qui mérite d'être rapporté : « Un jottr, dit-il, le duc de Wellington avait prescrit à un détachement de canbiuiera de s'emparer d'une coltine gardée par un petit nombre de soldats français. Voyant que tes carabiniers marctraient très-vite et ne tiraient pas, il leur envoya dire de commencer le feu. — « C'est inutile, répoiid un vieux solda^quis'«npre8se de lever la crosse en l'air et qui promène ses doigts sur sod fusil , comme s'il jouait d'un instrument à vent. » Ce soldat, au lieu de faire feu, transmettait à la sentinelle française une véritable dépécbe télégra^iqae, dont le sens était à peu près celui-ci : « Nous' avons besoin de ce poste pour un quart d'heure. Vous n'êtes pas en force suffisante; r^rez-vons, k charge de revanche. » Et, en eifet, la dépêche fut trèfl-lHen comprise, et il ne se tira pas un coup de fusil.
Ub témoin oculaire, le lieutenant-colonel Leith-Hay, rapporte que, lorsque le vieux général Rey sortit de la citadelle de Saint-Sébastien avec une poignée de braves, restes mutilés d'une garnison de 4,000 hommes , les officiers anf^is, spectateurs de cette scène imposante, se découvrirent en signe de respect; le génial Key, vivement ému, baissa son épée pour répondre k la civilité de ses loyaux adversaires.
Wellington eneourt^eait par son exemple ces sortes de manifestations, qui âtent à la guerre son cachet de biarharie et rdiaussent le soldat dans sa propre estime et dans l'estime du . Tontes les fois que le due pouvait obliger un g^éral
(i}iijptu,t.iii, p. m.
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français, it ne manquait pas de le faire; ainsi, le 20 octobre 1809, il écrivit à Kellermann : <c Votre aide de camp « M. de Turenae a été fait prisonnier en Sastille par l'armée a espagnole; j'ai de ses nouvelles, et je suis chargé de vous « apprendre qu'il se porte très-bien. J'ai demandé qu'il fût « échangé contre le lieutenant Cameron. Tout ce qu'il est en « mon pouvoir de faire pour que M. de Turenne vous soit « rendu, je le ferai; si, malheureusement, je ne réussissais « pas, croyez que je ne négligerai rien pour adoucir sa situa- « tion. p
Un autre fait de ce genre nous a été révélé par le roi Joseph écrivant, le 1" septembre 1812, à sa femme : « Wellington « a eu la courtoisie de m'adresser tes lettres prises par les « ennemis. »
On aime à rappeler ces traita d'humanité et ces procédés chevaleresques, parce qu'ils forment un constraste heureux avec les scènes d'horreur et de carnage dont la guerre d'Espagne ofîre, hélas ! tant d'exemples.
En 1815, la généreuse intervention de trois officiers anglais sauva la vie au général Lavalette. Quoique répréhensibte au point de vue légal, ce fait atteste d'une manière honorable les sentiments qu'éprouvaient à l'égard des Français les militaires formés à 1 école de Wellington.
Quand le sort de la guerre faisait tomber entre les mains (lu duc quelque uflicier de marque, il avait accoutumé de le traiter en camarade et de l'admettre à sa table.
Voici un trait raconté par le général Lamare, commandant du génie à Badajoz, lors du siège de cette ville :
« En apercevant les prisonniers, le duc sourit et leur dit, avec une noble et généreuse expression : — Vous devez être bien fatigués, mes^eurs . . . avez'Vous déjeuné .^— Non, répliqua le général Veiland, nous n'en avons pas eu le temps. (EETectivement depuis plus de 18 heures nous n'avions pris aucune nourritu^.) — Eh bien, entrez ià, messieurs, et acceptez
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quelques rafnâchissements. Chacun passa alors sous une tente fort simple où l'on servit un déjeuner frugal. »
La nation espagnole ou plutôt les chefs du parti avancé non-seulement désapprouvaient ces sortes de procédés, mais faisaient un crime à Wellington de ce qu'il épargnât les Français avec autant de soin. Ces reproches furent publiquement articulés dans un pamphlet écrit dans les bureaux même du ministre de la guerre d'Espagne, en 1815, à propos du sac de Saint-Sébastien. Le duc se contenta de répondre : « Jus- « qu'à ce qu'il soit positivement ordonné que toutes les « troupes ennemies dans une place prise d'assaut soient pas- « sées au fil de l'épée, il sera difficile d'obtenir des officiers « et des soldats anglais qu'ils maltraitent ou ennemi fait tt prisonnier (i). »
Ou doit reprocher cependant à Wellington de n'avoir pas fait d'activés démarches pour obtenir l'échange des malheureux prisonniers français jetés presque nus sur le rocher brûlant de Cabrera (3). Cet échange avait été proposé par Cuesta après la reddition de Tarragone, et le duc s'y était opposé, mais par ordre du gouvernement anglais qui, sur ce point, ne voulut jamais entendre raison. Nous eusions voulu trouver dans la correspondance de Wellington quelque mot de protestation con^e cette rigueur excessive, que ni ses sentiments, ni son exemple ne pouvaient absoudre. S'il ne le fit point, c'est que probablement il désespéra de faire revenir les ministres sur une mesure prise dans un but déterminé et à la-
(I) UUn tu 9 Klobra llll, < Htarl Ifiuilv-
11) On mU liée qnsllc birtarlc la lOdTcraeincnl iDilili BL dépour TfilXt prJHninlen ~ timitM uuT«|M, . camme dit toitMO.
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quelle ils tenaient avec l'obstintUon que l'on met d'orcUnaire à défendre les résolutions iojustes ou violenles. Il eut été cependant d'un l>on citoyen de l'essayer, et de faire même l'impossible pour épargner à son pays l'opprobre d'avoir ioQi^ à des ei^nemis loyaux et malheureux uq traitement auquel U n'y a de comptable dans les annales modéra^ que l'i^pnoble captivité où furent retenus les soldats français embarqués sur les ponlons de Cadix, et )e long supplice de cet adversaire illustre qui, trop confiant dans la générosité de son ennemi, « était venu s'asseoir, nouveau Tbémistoçle, au foyer du V peuple anglais. »
A l'égard de Napoléon du moina, Wellington n'a pas de re|«roche à se faire. Il le combattit ouvert«ivent, et après la chute de l'empire, il rejeta avec mépris la proposition de se débarrasser de lui par un assassinat (i).
La lettre qu'il écrivit à cette occasion mérite une place dans l'histoire. « Bliicher veut te tuer, dit-i|, mais j'ai ré|>0Qdu u que je parlerai et que j'insisterai pour qu'on dispose de <( Bonaparte d'un commun accord. )e lui ai dit aussi, qu'éu tant son ami particulier, je lui conseillais de ne pas se u mêler d'une affaire aussi infâme ; que lui et moi nous « avions joué un trop noble râle dans ces événements pour u devenir des bourreaux (x) »
Celte lettre qui rappelle celle du vicomted'OrteàCharles IX, révèle une âme généreuse, capable de s'élever au-dessus des
(1] la |<ii«nl BuaiDi, cbarié da D<ioclcr celte iDiIre êitc le dac. rapporte Jini tci M*molni, que weltlngtonlotilll: • Un telicte BClrlnLtnoinsmi diB*rblitolre,ell> pot-
■ t«rllé dirait de Doui: lli n'eitlent p*) dltaeide TilacreNipuMop. >
Le gtnénl cdcImiuu, cependint, InUiU in non de »n ekcr, et écrUlt le 17 loto É m>atniBK ■■ • DlrlgmaD«gDclallaude awBitre que ■•avarie ■SB* hH déllTrt ponrttranfr- • CBlA-C-ealce que l'eLernaileiuallce demanda ctque U dcclaratlw du II mari peraMtde
■ (lire. AiDil M une de dm aoldau MO on muilM* lea Iflet II |ala Mr* imt* > • •«■i )MV* iprta, lemêue ««■«rai lit UTOlran a«ieolil«Br qne natMlioB da llfiehereUllderiull- Mt wapoMea a la ««Me plice ea rut tnC le duc d'HoffeleD, nala welliiiitonpenlata et la
(1) Ltttn a Ml- CMarltmtMM, KlalB MU,
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haines et des passions vulgaires. Sous ce rapport, Wellington était supérieur à NapolétHi, qui, dans sa conduite envers lednc d'Ënghien, envers la reine de Prusse et la famille royale d'Espagne, oublia ce qu'on doit au malheur, et qui, chose vraiment incroyable, fit Un legs de 10,000 francs au misérable auteur d'une tentative d'assassinat sur le duc de Wellington. Quelques historiens français, tout en flétrissant celte odieuse disposition testamentaire, ontfaît un crime au duc de Wellington d'avoir provoqué la déportation de l'empereur à Sainte-Hélène ; d'autres lui ont reproché de n'avoir fait au- <;une démarche pour sauver le maréchal Ney, bien que sollicité par les supplications et les larmes de la malheureuse duchesse d'Ëlchingen.
Nous devons un mot d'explication à ces historiens, moins dans l'intérêt de Wellington que dans l'intérêt de la vérité. Pour ce qui regarde d'abord l'empereur, il est tout naturel qu'on ait cherché à l'éloigner de l'Europe, lui qui avait profité du voisinage de l'île d'Elbe pour rentrer en France et troubler une seomide fois la paix du monde. On ne pouvait plus d'ailleurs se fier à sa parole ni à ses engagonents , après qu'il eût violé d'une manière éclatante le traité de Fontainebleau détermiDant son lieu d'exil. Quant au choix de Sainte-Hélène, ce n'est pas le duc qui l'inspira; il n'eut même pas à s'occuper de cette question. Dès le mois de mai 181i, en effet, les plénipotentiaires au Congrès de Vienne avaient décidé, dans une conférence secrète, que si Napoléon s'échappait de l'île d'Elbe et qu'il tombât au pouvoir des alliés, on le transférerait à Sainte-Hélène ou à Sainte-Lucie (i). C'est FoHché qui «vait soumis à Louis XVIli l'idée de cette déportation lointaine. Talleyrand la soutint au Con^s, et elle ne rencontra d'opposition que de la part d'Alexandre.
(l)CMIII»l.lMCM(^Hn, p. 144.
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Le plénipotentiaire portugais avait mis en avant une des Açores ; mais Castlereagh fit accepter Sainte-Lucie ou Sainte- Hétène. Si le cabinet de Saint-James donna dans ta suite la préférence à Sainte-Hélène, c'est que les navigateurs français eux-mêmes avaient reconnu à 'cette île un aspect agréable et un climat très-sain (i).
On a beaucoup exagéré les mauvais traitements infligés à Napoléon dans son exil ; cependant, le gouvernement britannique est coupable de n'avoir pas adouci par ses égards et par ses libéralités le restant d'une vie si illustre et les douleurs attachées à la plus grande infortune des temps modernes. De ce chef au moins le duc de Wellington n'a pas de responsabilité à subir, puisqu'il n'entra dans le cabinet qu'après la mort de l'empereur.
Sans doute, il eût été beau de voir le vainqueur de Waterloo protester publiquement contre les tracasseries suscitées par le ministère au prisonnier de Sainte-Hélène. Mais connaissait-il les détails poignants de cette captivité, détails pour la plupart révélés seulement après la mort de l'empereur par ses compagnons d'exil? Ce n'est pas sir Hudson-Lowe, ce n'est pas le gouvernement, complice de cet indigne geôlier, qui lui eussent fait connaître la vérité sur ce point. l\ est donc permis de supposer que le duc ne fut pas exactement renseigné sur les justes griefs de Napoléon. Dans le cas contraire, il serait coupable à nos yeux d'avoir gardé le silence, ou du moins de n'avoir pas fait une démarcbe auprès du gouvernement pour améliorer le sort de l'illustre victime. S'il nous était permis de faire une supposition à cet égard, nous dirions que l'absence de tout document propre à éclairer nos doutes, est une présomption favorable à Wellington.
B iitlcle eurtani lur la d^pgrlillaii ds mpoMan I
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Cependant, le contraire aussi est admissible, car le duc n'était pas un de ces hommes expansifs, qui se plaisent aux protestations généreuses, alors même qu'ils ne sont pas sollicités à les faire, ou qu'ils savent d'avance n'avoir chance de succès. Dans son for intérieur, il condamna bien des actes contre lesquels néanmoins il s'abstint de protester, soit qu'il ne fût pas en position de devoir le faire, soit qu'il n'eût pas l'espoir d'arriver à un bon résultat.
Quant à l'exécution du maréchal Ney, on a tout lieu de croire, à la façon dont Wellington a qualiUé les fautes de la Restauration, qu'il y fut hostile; s'il n'est pas intervenu dans le débat, c'est sans doute parce qu'il n'avait rien à y voir. Ceci demande un mot d'explicaton.
Les souverains alliés avaient exigé des poursuites contre 200 fauteurs de la révolution du 20 mars. Le ministère Talleyrand était parvenu à faire rayer de la liste de proscription 145 noms; parmi les 57 restants se trouvait en première ligne celui de Ney. Xa moment où la nouvelle liste parut, les hommes d'Ëtat français n'élevèrent aucune objection contre la légalité des poursuites annoncées.
L'argument tiré de la convention de Paris ne fut invoqué que pendant les débats de la Chambre des Pairs. Wellington, consulté sur ce point, déclara , avec l'assentiment unanime des ambassadeurs étrangers, alors à Paris, que la convention signée par le prince d'Ekmûhl, Bliicher et lui était exclusivement militaire et ne liait point la politique de Louis XVIII (i). Ce n'est pas lui, du reste, qui devait juger te prince de la Hoscowa, c'étaient les compatriotes de Ney, les hommes les plus illustres de la nation française, d'anciens camarades, à
(0 Voir la MimertHdum de WeBlalUD raliUf au miréckil Hty. TMt, 19 naimibr* Il Il l'ai wt p» Bolu TTili qaa i'eiAoaUoB 4a n*T4cIi*l fat une tIoIiUihi moUeita A cipItoliUon da rirli. AIImb lal-Béœ, est Llitorlen tl tértn p«ar nef, ut oblige t cogvralr [tpIi Kùl. of Barvpt, L x, P. 4H). a. BaFlB * CUblI M tilt Jartdlqnnwnt.
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qui la gloire et les services de l'intr^ide ROldat ne pouvaient être indifférents : or, parmi c«s juges, au nombre de 160, pas un seul ne trouva le maréchal innocent. Dix-sept seulement votèrent pour la transportation et cinq seulement s'abstinrent. Pourquoi Wellington se serait-il fait le censeur de cet arrêt, lui dont l'âme toute militaire devait flétrir au surplus une action qui, de quelque manière qu'on l'explique, ne sera jamais ni loyale, ni chevaleresque? Il pouvait à la vérité demander la grâce de Ney ; mais, en présence de l'unanimité de la condamnation , quelle chance aurait eu cette démarche ? Vraisemblablement elle n'eût servi qu'à susciter des embarras et peut-être même des dangers au gouvernement; or, il ne. pouvait convenir au restaurateur de la légitimité en France de fournir des armes à l'opposition contre te premier acte significatif de Louis XVHI.
Ceux qui reprochent à Wellington sa froide réponse à la supplique de la princesse de la Moskowa oublient que pas un des anciens compagnons du maréchal n'a eu le courage de demander au roi, en échange de son dévouement, la grâce du brave des braves. Tous, à l'exception peut-être de Moncey, ont baisé la main qui avait signé la sentence de leur ramarade, et, témoins de eette lâcheté, la presse et l'histoire n'ont eu de verges que pour le vainqueur de Waterloo. C'est une flagrante injustice.
Pour comprendre les sentiments que la trahison de Ney devait inspirer au général anglais , il faut se rappeler que nul ne fut jamais plus esclave de ses devoirs ni plus opposé à l'emploi des moyens que l'honneur et la loyauté réprouvent. Quand on lui proposa de terminer la guerre avec d'Hoondiah Waugh par un coup de poignard, il rejeta cette ofl're avec mépris ; et quand le capitaine d'Argenton lui demanda son appui pour exploiter le mécontentement qui s'était manifesté dans l'armée de Soult, il refusa tout aussi énergi-
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quemeot, trouvant peu digne d'obtenir par use révolte mititairace qui devait être le prix de labravoure et de l'habileté (i).
Fidèle à la parole jurée, il n'a jamais souffert que ses subordonnés la trahissent. Le 20 octobre 1809, il écrivait k Kellermann : « Quand tes officiers anglais auront donné leur « parole de ne point s'évader, soyez sur qu'ils la tiendront. « Je vous déclareque je n'hésiterais pas à faire arrêter ceux qui V y manqueraient pour vous les renvoyer immédiatesnent. »
On a reproché à Napoléon d'avoir violé la capitulation de Madrid, au maréchal Lannes d'avoir agi de même à l'égard de Saragosse, et au duc d'Albuféra d'avoir condamné à mort phisieurs habitants de Valence, encore qu'il eût promis « de « De faire aucune recherche pour le passé contre ceux qui « auraifflit pris une part active à la gueire ou à la révolun tion. »
Wellington avait pour ces sortes de traités un respect tel, qu'il refusa de donner des armes à une partie des milices d'Alméida, parce qu'en capitulant, ces milices s'étaient engagées à ne pas servir contre la France («).
Pendant que Masséna était à Santarem, le duc apprit que des ordenamas, après avoir fait eoumission aux Français, tiraient avantage de leur position pour massacrer les traînards et les petits détachements de l'ennemi. Cette fourbme déplut au général en chef, qui enjoignit aux ordenantas de cesser immédiatement un genre de guerre aussi déloyal (3).
Le duc abhorrait la duplicité de certains hommes d'Ëtat anglais , qui par leurs actes ont autorisé les autres nations k
11) •clmu ul ■!■■( l'imar, qund H prMemd qme W«lllB|ISB empl0T> c< ciiilUiliUoa.
(■)i>ipiu,l.ril,p.iu.
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établir enlre Londres et Cartbage un parallèle fâcheux pour l'honneur britannique.
Pendant son séjour dans l'Inde, quoique ayant aflaire à des princes astucieux et corrompus, il s'abstint rigoureusement de toute mesure susceptible de porter atteinte à la renommée de son pays. « Mieux vaut perdre dix provinces, « disait-il (t), que la réputation de scrupuleuse bonne foi, « et l'honneur que nous avons acquis dans la guei^e des « Hahratles »... « Une stricte justice doit toujours prévale loir dsns les transactions de la Compagnie avec les indi- (( gènes (i). »
Et à propos des gouvernements de la Péninsule qui oe montraient pas beaucoup de loyauté et de respect pour leurs engagements : « 11 serait difficile de dire, écrivait-il à Charles « Stuart (3), ce qui réussira ou ne réussira pas dans ces gou- « vernements d'intrigue ; mais à mon avis la ligne droite est « la meilleure. »
Wellington était très-opposé aussi à la politique envahissante et presque toujours égoïste du Foràng Ofj^. Toutefois, pour ne pas entraver le gouvernement ou lui' faire perdre son influence sur l'esprit des masses, il se bornait à protester contre cette politique dans sa correspondance intime ou confidentielle : « J'avoue, écrivait-il au major Halcolm (4), « qu'en réfléchissant au traité de paix avec Scindiah et à ses u conséquences, je crains que la modération du gouvrane- « ment anglais dans l'Inde ne paraisse avoir une grande res- « semblance avec l'ambition d'autres gouvernements. »
Dans une lettre à son frère Henri datée du 14 janvier 1811, : le, duc critiquait vivement le rôle que l'Angleterre voulait
DisilizcdhyGOOgle
— ÎOi —
prendre dans la question des colonies espagnoles : « i'ai tou- « jours été d'avis, dit-il, que dans sesrelationsavec l'Elspagne « la Grande-Bretagne devrait suivre une ligne de politique « libérale et mettre de côté, au moins pendant la durée de la « guerre actuelle, toute considération d'intérêt commer-
« ciat Les folles spéculations des colonies ne peuvent
« être tolérées ; l'autorité de la mère-patrie doit être soule- « nue, et les efforts de nos capitaines de vaisseaux mar- « chands, pour amener la séparation de l'Espagne d'avec ses a possessions lointaines, doivent être réprimés.
« J'espère que la régence aura la fermeté de repousser la « liberté du commerce avec les colonies. La Grande-Bre- « tagne, par l'effet de cette même liberté à l'égard du Brésil, « a ruiné le Portugal... Je me bornerai doncà demander s'il « est s^, libéral, juste de détruire le pouvoir et les res- « sources de nos alliés, de les ruiner de fond en comble pour « faire entrer dans la poche de nos marchands l'or qui entrait M auparavant dans les caisses publiques (i). »
Lorsqu'on 1815, ta coalition faisait à Napoléon une guerre déloyale, affectant un libéralisme et des intentions pacifiques qui n'avaient rien de sérieux, Wellington combattait ouvertement l'empire et levait le drapeau de la légitimité, sans prendre part aux fourberies qui ont marqué les négociations de cette époque. Au lieu d'effrayer les populations par des actes de représailles, il cherchait à gagner leur confiance, en s'offrant à elles, non comme un ennemi courroucé, mais comme le restaurateur du seul r^ime capable de leur donner la paix et le bonheur. Au moment de poser le pied sur le territoire français : « Je dois dire, écrivait-il à son gouvernement, que
1) J Mmrt WfUMtVi WioAt ttU.
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« nos succès dépendront auttotu de notre fmxiératûm et de « notre justice. »
Ce tangage, et plus encore la conduite du général anglais, formaient un contraste singulier avec les faits et gestes des alliée au nord et à l'est de la France. Là furent commis, en effet, malgré les déclarations les plus rassurantes, une foule d'excès dont le souvenir n'est pas encore effacé de la mémoire du peuple, et que Wellington eut le courage de désAppronver hautement.
Le respect du duc pour l'autorité n'allait pas jusqu'à lui faire accepter par une approbation tacite ou un silence complaisant la responsabilité d'une mesure injuste ou nuisible. Peu d'hommes ont mis autant de franchise à défendre leurs opinions; cependant, il n'était pas d'humeur chagrine ni enclin à la critique. En r^Ie générale même, il ne se prononçait que lorsqu'il était consulté, ou lorsqu'il se croyait obligé de parler dans l'intérêt de la chose publique.
En dehors de ces deux cas, il évitait de faire connaître son opinion , ayant adopté pour maxime qu'î/ ne faut pas se mêler des choses qui ne nous regardent point.
Wellington possédait à un haut degré ce courage moral qui ne craint pas de se heurter à de puissantes inûuences, lorsqu'il s*agit de l'accomplissement d'un devoir essentiel. Ainsi, quand le duc d'Angoulème le pressa de mettre l'armée anj^aise à la disposition de sa famille pour réprimer la contre-révolution de Bordeaux, il lui écrivit : « C'est contre mon avis et « ma manièredevoirqueLouis XVIII a été proclamé... Aucun tt pouvoir sur la terre ne me fera départir de ce que je crois « être mon devoir envers les souverains alliés, et je ne « risquerai pas même une compagnie pour sauver des prou priétés et des familles mises en danger contre mon avis et « mon opinion.. . Je serais coupable d'une grave infraction à « mes devoirs et d'une grande cruauté envers les habitants
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«f do pays, ai je les livrais à Votre Altesse Royale prémataré- « ment, ou cootrairement à leurs vœux (i). »
C'est avec la même fermeté qu'il combattit dans la suite les vues des souverains disposés à mutiler la France ; — qu'il prévint les effets de la haine aveugle dd Kûcher; — qu'il défendit au Congrès d'Aix-la-Chapelle le système de l'évacuation immédiate, dont la plupart desalliés ne voulaient pas, — et que , dans l'administration de son propre pays, il sut résister tour à tour aux menaces et aux séductions des tories et des whigs, de ses amis et de ses ennemis, du peuple, et même de la couronne (s).
En votant l'^ancipation catholique, il se mit à dos la majorité de la nation, les classes élevées, si puissantes en AngletfflTe, et les classes moyennes, si fortement attachées à leur religion ; et, en combattant la réforme parliementaire, il exposa tout aussi résolument sa popularité aux haines du parti avancé , qui essaya vainement de l'intimider par ses menaces et ses outrages.
Dans toutes les phases de sa vie , il se montra le même : circtmspect et lent à prendre une résolution, mais ferme et ne reculant devant aucun obstacle, ni devant aucun sacriBce personnel, lorsqu'il s'agissait de l'exécuter : tron dnke sur le champ de bataille, tron duke dans le cabinet, et néanmoins toujours bon, affable, humain, quand il pouvait suivre les inspirations de son cœur.
\Venington avait cette fermeté de conviction et cette grandeur d'âme qui font mépriser l'injure et la calomnie. Il ne répondait ni aux journalistes, ni aux pamphlétaires. Ganning signala ce fait caractéristique dans une séance de la Chambre
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des Communes (26 avril 1811) : « Pendant que notre brave « général, dit-il, était en batte à de fausses appréciations, « jamais il n'a daigné signaler les comptes rendus inexacts R qu'il voyait publier. Il avait pris le parti de n'y pas répondre « en paroles ; et de laisser les résultats confondre les caloma nies et les calomniateurs. »
Une seule fois, Wellington s'écarta de cette ligne de conduite : ce fut pour repousser les allégations d'un pamphlet publié dans le Duende,elhasé sur une lettre écrite au ministre de la guerre par le comte de Ville- Fuentès, xefe potUico de Guipuzcoa. Ce pamphlet était principalement dirigé contre le général Graham, accusé d'avoir ordonné et encouragé le sac de Saint-Sébastien. Wellington, en sa qualité de chef responsable, prit la défense de son subordonné, et, à la vivacité de son langage, on reconnaît qu'il fut cette fois piqué au vif. « Si ce factum, écrivit-il , est publié en Angleterre, je pour- « suivrai l'imprimeur. Je ne sais combien de temps je garde- « rai mon sang-froid (how longer my temper will last) ; mais « jamais je ne fus aussi dégoûté de quelque chose que de ce « pamphlet, et je ne sais ce qui me cause le plus de chagrin, « ou la conduite des soldats qui ont pillé Saint-Sébastien, ou « le libelle du xefe polilko et du Duende (i)... »
« J'ai la conviction que ce nouveau libelle est écrit sous « la dictée du plus indigne de tous les goujats (the grealtest « ofall blackguards), le ministre de la guerre d'Espagne (i). »
Excepté dans cette circonstance , Wellington se montra toujours insensible aux attaques de la médisance et de l'envie. « Tout homme, écrivit-il, qui sert le public fermement et fi- « dèlement a pour ennemis et pour calomniateurs ceux qui
(t| VoIrGokWW», I. Il, p. 133.
[1) Dupaletai, t. XI, p- IK. Ulln t Hrlf4Hri WtlUiHjr- Voir dioi la recueil OC) (Uptcbci, l. xii p.UI, unoautro lellro ésiIcmvatTli ce pxDipblat,
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« désirent faire leur profit des besoins publics, des embarras, u des désastres et des malheurs du temps(i}. »
Appréciant les choses à ce point de vue philosophique, il écrivit au comte de Liverpool, après les débats violents soulevés par la convention de Cintra : « Je vous assure que ce « qui s'est passé dans le Parlement, à pn^s de moi, ne m'a « pas affligé un seul instant (s). »
En 4815, à propos des attaques d'un journal d'opposition : « C'est une sorte de privilège des Anglais de ce temps-ci, « dit-il.de lire dans les feuilles quotidiennes des mensonges « sur ceux qui les servent , et j'ai été accoutumé , depuis « longtemps, à être traité de cette manière... Je suis parfai- « tement indifférent à tout ce qu'on dit de moi dans les jour- « naux (s). »
Au courage qui fait vaincre sur le champ de bataille et triompher des obstacles de toute espèce, Wellington joignait cet autre courage si précieux et si rare, qui fait dédaigner les vaines satisfactions de l'amour-propre, pour obtenir un résultat solide de préférence à un résultat brillant. Ainsi, au début de la guerre des Mahrattes, il Bt les plus grands efforts pour prévenir une collision que d'autres eussent recherchée avec empressement, comme une source de faveurs et de distinctions. Dans la Péninsule, il laissa plus d'une fois échapper l'occasion de remporter une victoire, uniquement parce qu'il jugeait cette victoire inutile, ou qu'il pouvait obtenir le même résultat sans exposer la vie de ses soldats. En voici un exemple remarquable. Au commencement de ta campagne de 1810, l'armée et le peuple sollicitèrent unanimement Wellington de venir au secours de Ciudad-Rodrigo. Le duc avait
IXj DêrfOttlm, I. V, p. SÎ4.
(3IUHiw*dnHAeiu rMictsur a* cciMiratl. Farl),MMTeMkr«iaiS.
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