‹ Histoire du duc de Wellington (volume 4)Chapitre 14 sur 22 · SIS · texte numérisé non relu

SIS

ndles rencontm avec l'onnent, perdH dans le court espace de cinq BeaMtoes quitte cents cheran.

« L'année aiglaiae ne reQut jamais oi viande aàtm, ni riz, iri rieii de oe (|a'en prMead mât été raToyè de Séri&e pour son t»$s, exoeptt ces misénUee rat»» doM fai porté. Eïle ne tira aocnn avantage de ses trann i el le soi-disaDt magasin de quatre cent mille ntioM de biseuit if « ^unan existé. Ce sont des fiiits aotoires qne perstnae ne pent contester, car, oISciers et s(Mals, tons sernraieat de témoins. TafiBiBie à Votre Eicdlenœ qu'on a payé non-seulement les objets fournis à l'année sous mes ordres, maïs encore les vieilles dettes de l'anaée de sir i. Hoore ; j'ai demandé en entre ^Tvec ÎDstauce atn agents espagnols et anx jantes qne Ton fît savoir aux habitants que le gonvemenent mglais ferait droit à toutes les rédamaticms

• Quant à II pan que les oSders généraux espagmis ont prise aux opérations, it ^ > beoBCOUp de t^oM qn je n'approuve pmit ; qnel> qnes-unea sont contraires i ce que j'espérais, d'autres en opposi(i<»i avec des conventions positives.

( H fM etmvena entre le général Gneala el tMi, le fi juillet, qoe le géaéral VénegM {i|ii était aons ses ordres) mardiersit par Treoi' bleqne, Ocana et Puerte Bwenot, sur Argands, près de Madrid, oà il devait être le 23 et le 23 juillet, pendant que les armées combinées seraient à Talavera et à Eacala. Cette eonvention ne fut pas observée, et il en résotto que les armées comUnéesAirenlNigagées avec tontes les Csrees dét l'enneiM. On m'a 8Sn»é que c'était la jnle oeMrsde qni avait co n tr cfta rilé les Ordres de Gnesta-, or ni Vénëgas ni la jmrte ne nons prévinrent decetté rétudation. Je ne ferai aucune autre (Aiservatlon Sur ce proeédé ; il me snCBra de oenstaier que le général Vénegas ^8 pas exéknié IB ^n d'opératioDS concerté avec moi.

« GMsta com'iBt le 3 mM qu'il resterait ft TiArvem, pendant qne je marcherais le 3 contre Soult. Dans mon opinion, il quitta cette vMe sans raisoa suffisante; dans mon opinion encore, il ne devait pas la

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quitter sans iikhi Gouseotement , puisqu'il avait missioB de pnrtéffer mes hApïtani. Je ne vois pas que si le général Cuesta (ikt resté à Talavera, l'issue de la campagne eût été différente. Quand Soult eut ajouté trente-quatre mille hommes anx forces qui nous étaient opposéea dans l'Ëslramadure, l'équililve fiit rompu, et il devint nécessaire de battre en retraite au delà du Tage; ai, en ce moment, d'après nos conditions, le général Goesta avait gardé le poste de Talavera, j'aurais pu foire évacuer mon hôpital, on, du moins, connaître l'exacte situation de tous les ïndindus qu'on y avait laissés ; et je pense qu'<m eût évité bien des dîEficnltés.

( A l'égard du refus d'exécnter les mouvements que j'avais recommandés, je suis persuadé que si le général ,Bassecour avait été détadié vers Plasencia le 30 juûlet, et si les troupes avaient Mt leur devoir, Sonlt aurait été arrêté sur le Tietar, au moins assez longtemps pour me permettre de protéger le passage du Tage à Almaraz; et, dans cette éventualité encore, l'bftpital eût été sauvé.

• Basseconrne se mit ra marche que le 2, etlanotedeH-deGaray m'apprend que le général Cuesia trouva ce mouvement inutile.

n En considérant quelle était alors (le i) notre sitnatim, il me parut éndent que les armées combinera devaient se retirer au delà du Tage, et que le moindre délai les exposerait à être coupées du seul pmnt de retraite qui leur restât. Une bataille, même bèoreose dans cette situation, n'eût pas am^cx^ nos a&ires.

( Hais ce changement, au lieu d'accroître la difficulté que nous éprouvions à trouver des vivres, aurait dû la faire cesser, si la Jante de Séville avait pris ses mesures pour subvenir aux besoins de l'armée anglaise, conformément à ma lettre du f 6 juillet : cecbanganent omsistait à quitter l'offensive pour la défensive. La mardie étant rétrograde, si l'on eût préparé et envoyé des vivres, l'armée les aurait reçus sur la route, et bien plus itil encore que si elle avait suivi sa première direction. Ces vivres arrivèrent, il est vrai; mais, comme ils étaient destinés à l'armée e^gnole, nous les laissâmes passer, quwque nous raonnissions de Eiiim, -

( Le manque de magasins, l'apathie et ta mauvaise volonté des ant<«îtés et da peuple espagnol hirent cause que l'armée portugaise souffrit beaucoup, par suite du manque de vivres et d'argent.

c Jusqu'à ce qu'on ait remédié aux maux dont j'ai raison de me I^indre, josqa'è ce que je voie établir des magasins pour l'armée, et adopter un bon système d'approvisioncement, jusqu'à ce qu'il y ait une année sur les efforts de laquelle je paisse compter, et qu'elle soit commandée par des officiers capables et désireux d'exécuter tes opératîoDS arrêtées de commun accord, je ne puis m'engager dans aucune entreprise avec les armées espagnoles. >

Lord Welte^y à M. Canning.

MtUW, 1 «eptemlir* I«n.

< Il doit être évident, maintenant, qu'aucune alliance ne saurait prol^er l'Espagne contre l'inévitable r^ultat de ses désordres intérieurs et de sa faiblesse comme nation. Elle doit amender et renforcer son gouvernement; elle doit améliorer l'administration de ses ressources, la composition et la discipline de ses armées, avant qu'elle soit capable de tirer quelque profit d'un secours étranger. L'Espagne s'est montrée dâoyale envers nous, parce qu'die l'a été envers etieméoH. Jusqu'à ce que l'<»i ait opéré quelque grand changement dans l'oi^anisation des moyens et des ressourças de t'Espagne, ainû que dans la formation de ses années, aucune coopération avec les troupes espagnoles ne peut offrir la moindre garantie. >

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LETTAES PE WELLINCTON SUR DIVERS SUJETS.

1*. Snr U dilBoultA d'obtenli des vivres Sir /. Cradodt «» mtirccibAJ Beretford

t Vons ne pouvez vous faire une idée de la difficullé que nons avons à nous procurer des vivres- C'est pour moi un sujet continuel d'inquiétude que d'envoyer la cavalerie au fourrage; rien n'eM assuré au delà d'un jour . Le pays ne peut pas seulement fournir de b paille. — l'ai prié U. Villïers de demander à la régence qu'elle envoyât ici un fondé de pouvoirs pour nous procurerdes vivres, si toutefois on en peut trouver. J'agirai comme les Français et ferai des réquisitions, à cette difiéf«Dce près que nous p^iyerons toift au prix le plus élevé. »

WeUingUtn à Cbarlet Stuart.

CjrUu, I Itirltt UU.

t Halbeureusement des réponses et desrapports de la junte des vivres ne sont pas des vivres, Je n'ai japats adressé une plainte au gouvernement portugais que je n'aie reçu pour réponse des vdumes de pafwr. >

2°. Campagne de 1809.

WelSngton à lord Coitlereagh .

I J'ai l'intention de marcher contre l'armée de Soult aussitôt que j'aurai pris quelques dispositions pour défendre le Tage, et aussi

pour arrêter les progrès de Viclor, dans le eu où il s'avucerait peadanl moD absence. J'attaquerais de préiéreace ce denier de cooeert aTec Cuesla, si Soult n'était en possession d'une province fertile et de la ville d'Oporto, que l'on doit chercber à lai enlever. * . . •

3>. Wel)in(rtoD m plaint du pea de conAanoa que lui témoigne le gouvernement uiglaie.

Aa eantte de Liserfool.

* L'importnnîté avec laquelle je solicite des ministres de Sa Majesté de ptHTter leur attention sur la guerre de la Péninsnle sera, je l'espère, mon excuse de vous prendre qnelqoes instants ponr vous foire part de mes sentiments particuliers sur ce sujet.

t Rien ne peut m'étre pins désagréaUe que les opérations qui <Hit eu liai l'année dernière, et il est évident que la continuation du même système de prudence me fera perdre le peu de répntatioD que j'ai acqnise, ainsi qne la bonne opinion du penple de ce pays. Rien donc ne serait pins désirable pour mû personnellement qoe de voir abandonner tout d'un conp cette goerre, ou de la voir continuer avee ane force suffisante ponr enlever & l'ennemi tout espoir de résistance-

< Dans l'un et l'autre cas, les censures dont m'accablent les ignorants de notre propre pays aussi bien qne ceoi d'ici, et les gens que je suis obligé de contraindre à se remuer pour protéger lenrs personnes et leurs propriétés, retomberaient sur le gouvernement. Hais, comme je vois qu'en fin de compte il y a plus d'une chance de succès, si noua pouvons conserver notre position dans ce pays, quCMqu'il n'y en ait probablement aucune d'après notre système de défasse circonspect, je ne remplirais pas mon devoir envers le gouvernement si je ne l'instruisais de la situation réelle des affaires, et si je ue le pressais , même jusqu'à être importun, de faire de plus grands efforts.

f J'avoue qu'il m'a semblé jusque dans ces derniers temps que le gouremement lui-même n'avait pas foi dans les mesures qu'il avait prise* poar ce pays, et il n'est pas arrivé d'Angleterre on seul officier qui na m'ait dit qu'on s'attendait généralement au prochain embarque-

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ment de l'année; j'ai même enlfflida dire par qnelqaes''UDs que cette oiHiiiMi était celle de pta^urs miaislres du roi. i

4*. SouKriptlon en faveut des Portagnifl malheureux. Au comte de lAverpool.

t Les troupes ennemies ont, comme à l'ordinaire, abîmé ce qu'elles ne pouvaient enlever ; il ne reste plus rien. Sî donc le résultat de la campagne était que l'ennemi fAt obligé de se retirer du Portugal, 3 est bien à craindre qae la plus grande misère n'accable les districts que l'année ennemie a traversés, et qu'il m'est impossible de secourir. Dans d'antres occasions , les riches habitants de la Grande-Bretagne, et surtout ceux de Londres, sont venus an secours des peuples étrangers frappés de calamités que leur infligeait soit la Providence, soit un ennemi puissant et cruel. Le peuple portugais a éprouvé les effets généreux de cette disposition charitable des sujets de Sa Majesté, et jamais il n'y eut de circonstance ofi ces secours aient été plus mérités, soit que l'on considère les souffrances du peuple, ou que l'on envisage sa fidélité à la cause qu'il a embrassée , ou son attachement aux sujets de Sa Majesté. Je déclare qu'il n'y a pas d'exemple qu'un Portugais, même de la plus basse classe, ait eu avec l'ennemi des rapports contraires à son devoir envers son souvertin ou aux ordres qu'on avùt donnés.

■ Permettez-moi donc de recommander à la protection de Votre Seigneurie les malheoreux qui ont le plus souffert de l'invasion de l'emmni, et de vous prier d'examiner les moyens d'attirer sur eux les bienveillantes dispositions des sujets de Sa Majesté dans la moment, qui , j'espère , n'est pas bien loin, oii l'ennemi sera forcé d'évacuer le pays. .

5*. Retraite de Masséna.

Au comte de lÀverpool-

( Je suis affligé d'avoir à ajouter à ce rapport que la cmiduite de l'ennomi, pendant toute sa retraite, a été marquée par des actes d'uite

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barbirw qu'on a rarement égalée et qu'on n'a jamais surpassée. Dana les Tilles de Torres-Novas, de Thomar et de Pernes, uù les quartiers généraux et qaelques-u&s de ses corps avaient séjoaroé pendant qnatre mois et oîi les habitants éuient restés, se fiant à la promesse qui leur avait été (aite qu'ils ne Bâtent pas maltraités, il a pillé et détruit un grand n(Hnbre de maisons la nuit même de sw départ ; il a brûlé ensuite tontes tes villes et tous les villages qu'il a traversés. Le couvent d'Alcobaca a été incendié d'après un ordre émané du grand quartier général. Le palais de l'év^e et la ville entière de Leyria où le général Dronet avait en son quartier général, ont éprouvé le même sort; il n'y a pas un habitant du pays, de quelque classe on de quelque rang qu'il soit qui, ayant eu des rapports ou des a&ires avec l'armée Trançaise, n'ait eu à s'en repentir ou à s'en plaindre. Voilà de quelle manière ont été tenues et remplies les promesses et les assurances données par la proclamation du général en chef, qui disait aux habitautsdu Portugal * qu'il n'était pas venu à la télé d'une puissante année de 4 10,000 hommes pour leur faire la guerre, mais pour jeter les Anglais à la mer. > Il faut espérer que l'exemple de ce qui est arrivé dans ce pays apprendra au peuple, ainsi qu'à celai des antres pays, quel fond l'on doit bire sur de tdies promesses et de telles assurances. 1

6°. Evacnation du l'ortug-iil par t'Hrmée anglalse- A S honorable G. Berkeley, vue-amirat.

■ Comme je sais que les min'islres actuels se plaignent des dépenses de la guerre dans la Péninsule, que leurs antagonistes déclarent qu'ils en retireront l'armée anglaise et que la conduite des E^iagnols fournit de bonnes raisons pour prendre ce parti , je crois qu'il est de mon devoir de n'être pas pris au dépourvu pour obéir à cet ordre s'il m'est donné, et d'être en état d'y obéir sans exposer aux insultes de la populace de Lisbonne le ministre du roi, moi-même et ceux des ctf* ficiers et des sujets de Sa Majesté qui résident ici. D'après ce motif, j'ai résolu que les b^ges des régiments resteraient embarqués sur les transports ou autrement. Les commandantsdes régiments ont reçu l'ordre d'envoyer chacun à Lisbonne un officier de leors corps pour faire cet arrangement et détruire les bagages qu'on jugera inutiles. Je vous serai obligé de vouloir bien, en attendant, approprier les b&li-

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BHBtfl de trai^Mirt poar y mettre le bagage d'an, de deax ou da trois bataïUans appartenant à la mémediviuMi. i

7*. Opioigu de Wellington sur reathouaiasme populaire.

Au liauemnt général lord N. Beniitick.

FrenMa, le It décembre IRIl.

■ L'eathoustaamedupeuFJeestunetrèa-beUecboseetfigarebiensar le papier ; mais je n'ai jamais va qu'il ait produit autre chose que le désordre. En France, ce qu'on appelait enthougiaBme , c'était le pouvoir et la tyrannie agissant par l'inlermédiaire des sociélés pofHilair«8, qui ont Sni par bouleverser l'Europe et par établir la plus Tormidable et la plus épouvantable tyrannie qui ait jamais existé. En Espagne, l'enthousiasme du peuple s'évapore eov'wat et eu vanteries impuissaotes. Cet enthousiasme a empêché qu'on essayât même de discipliner les armées, et son influence pernicieuse a toujours été alléguée depuis comme une excuse pour la profonde ignorance des ofliciers, l'indiscipline et la mauvaise conduite des troupes.

■ Je vous recommande donc sérieusement, quelque part que vous alliez, de ne vous fier en rien à l'enthousiasme du peuple. Donnez-lui un gouvernement fort, juste et bon, s'il est possible ; mais surtout un gouvernement fort qui le contraigne à faire son devoir envers lui-même et envers le pays, et faites que les mesures de finances nécessaires pour entretenir une année marchent de concert avec les mesures pour la lever. •

3°. Insuffisance du traitement de Wellington'

Au amie Balkursl.

1 U y a plus de trois ans que je reçois le traitement ordinaire de commandant en chef, 10 livres par jour, assujetti à diverses déductions, entre autres celle de la taxe du revenu , ce qui le réduit à euviron S guinées. Hais il sera nécessaire que le gouvernement me donne une paye supplémentaire, comme indemnité de table, ou à tout autre litre, ou qu*il m'autorise à mettre à sa charge quelques-unes des dépenses, telles que les aumônes que je suis obligé de faire dans l'état actuel du pays; autrement je serai ruiné.

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( Il s'est peat'élre pas convenable qae je parie des autres pays, mate je crois qu'il n'y en a aucun oii un commandant encbef, ayant les chai^^ qne j'ai, soit aussi ma) payé que je le sois. 11 est de fait, autant da moins que j'ai pu m'en instruire, qu'il n'y a pas d'exemple d'un offider anglais chargé d'un commandement non interranpu qui ait reçu seulemrat 10 Serins par jour, et encore avec des déductions. Tous reçoivent soit une allocation d'un gouvememrat, outre le traitein«iit de commandant en chef, soit une allocation sous toute antre dénomination : mais je doute que leur peine et leur re^ionsabilité, ainsi que leurs dépenses, aient jamais égalé les miennes.

i Néanmoins, je n'aurais pas parlé de tout cela, sachant que le public aujourd'hui veut être bien servi, au meilleur marché possible, si je ne me trouvais dans une position qai m'oblige à &ire des dépenses que je ne puis acquitter sans un grand préjudice pour moimême. >

9°. iDBuccèG de l'attaque de Bnrgos.

Au comte de lÀverpool.

CEailul-lodrUo, le 13 novenbrc ISII.

■ Je vois qu'on est déjà disposé à attaquer le gouvernement, parce que le siège de Burgos a échoué. Le gouyemement n'a pas eu à s'occuper du siège. C'est une opération entièrement de mon fait. Quant aux moyens, il en existait de très-considérables à Madrid et à Santander pour le siège de la plus forte place. Ce qui manquait dans ces deux endroits, c'étaient les moyens de transporter l'artillerie et les munitions sur le lieu où Ton devait les employer.

( En Angleterre, le peu[de, heureux comme il l'est à tous les égards, riche en ressources de tout genre, ayant à sa disposition des roules excellentes, voudra à peine croire que des résultats importants ont souvent dépendu de KO ou 60 mules, plus ou moins, ou de quelques bottes de paille pour les nourrir : cependant rion n'est plus réel, quoiqu'on ne veuille pas y croire. Je n'ai pas trouvé les moyens d'emmener m^ne un seul canon de Madrid. N'" est un homme qui se pique de vaincre tous les obstacles; il sait le temps qu'il lui a Mu pour nous envoyer environ cent barils de poudre et qu^qnes cent mUlecirlouche8.Qaanlaux deux canons qu'il Iftcba de nous bire par-

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Tenir, je fus obligé d'envoyer nos aDÏmaux pour les trslner, et nous éproaTftmes de grands embarras par l'absence de ces animaox dans les marches ultérieures de l'année. »

10". Embarraa sascitéB à Wellington par 3e gouvernement anglais.

Au colonel Torreiu.

Nlu, le n juirler 1SIJ.

( Quant à la dernière partie de votre lettre relative à la difficulté de mettre de cAté et d'éloigQer de l'armée en campagne les officiers généraux qui ont acquis avec bonneur leur grade, il est impossible de la concilier avec la première partie , où vous parlez de la responsabilité on plutât de la haine qui s'attacherait à celui qui âterait leur emploi aux officiers trouvés ou crus incapables de faire un service actif. Je demande qu'on nem'envoiepointd'ofiiciei^ généraux; et quand on en enverra qne je ne jugerai pas Iwns pour leur emploi, je deinànde qu'ils soirat rappelés. Je supporterai alors la responsabilité ou la haine do retrait de leurs fonctious.

> Quelle position est donc la mienne? Il m'est impossiUe d'empêcher qu'on envoie des hommes incapables à l'armée; et quand je me plains qu'on en envoie, c'est moi qui suis responsable ! Assurément la re^n^bilïté ou la haine de l'éloignement de pareilles personnes doit s'attadher à la < difficulté de les mettre de cÂté, • et non à celui à qui il appartient officiellement de représenter qu'elles ne sont pas capables de remplir leur emploi. >

11°. Milice anglaise.

Au comte BaUmnt.

LcMM, le M HptaDdtpe lus.

■ Je suis tout à fait hors d'état de vous donner un avis sur le «ùet de votre lettre du 1 1 , n'ayant jamais eu sous mes ordres plus d'an ré* giment de milice ai^laise. J'ai trouvé, toutefois, la milice si complètement dépourvue d'économie intérieure, de disdpline et de subordination réelles, que, quelque bien disciplinés que soient les soldats qui la composent sous le rapport de l'exercice et des manœuvres, je doate fort qu'une nombreuse arméedemilicepuissejamaisservireo campagne.

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anlreoient qne pour nn eSbrl momentané. Mon qiNuîon est que les officivs de milice ogt tous les défauts des oESàers de la ligne, mais à uo bien {dus haut d^ré, indépeudamniait de ceux qui leur sont particuliers. >

HOTBS KT DOCUHSHTS PROPKfiS A FAIKE COHIUITU L'iTAT Dl U PtHIHSDLE DR 1808 1 1814.

M. Sfuarl à M. Oaamg.

« n n'y a pas de plan conçu en cmnmun et conséquemmenl pas de omcert dans l'aclioa Aucune province ue partagerait avec une autre les secours que lui accorde la Grande-Bretagne, alors même qu'elle n'aurait pas besoin de ce qui lui est donné. »

Le m^rne ou même.

■ Tons les canons anglais destinés à la Galice ont été envoyés, par méprise, dans les Asturies; le secours a été distribué d'une n absurde et tout est en désordre. >

W^6«gtm à tord LmerpooL

* Les divers événements de la guerre vous auront prouvé qne l'oo ne peut Taire aucun calcul sur les opérationsdans lesquelles les troupes espagnoles sont engagées. *

WeUingtBn h tord VaerpooL

» fénlar lui.

f J'ai des r^KBts de croire qne Badajoz manque entièrement de vivres, quoique depuis on an on s'atteude à nu siège. *

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Le même ou même-

3È ré*ri«r llil.

< L'expérience m'a appris à ne mettre aacune confiance dans les efforts des troupes espagnoles, malgré les oombreases preuves de bravoure qu'elles ont données...

( La brigade portugaise ne s'est pas beaucoup mieux conduite que les autres troupes (à Albuera).

■ Le brigadier général Madden fit tout aumonde pour les engager à charger, mais vainement >

Le même aumême.

• Le nombre des forces portugaises est beanconp réduit -, je ne sais quelle mesure recommander qui aille pouvoir de les augmenter. Le goavememeat actuel de Portugal rejette ou n^ige toutes celles qu'oa loi présente; si par hasard il en adopte une, dte est si mal exécutée qa'rile ne sert à rien. *

Général Graham à l&rd LiterpooL

cadli, 2 rérrrer 1811.

■ Outre la répugnance que les Espagnols ont mise à adapter quelques-unes des mesures les plus essentielles (pour la défense de la place}, ils n'ont permis à nos gens d'exécuter le plan arrêté pour le retranchem^t de la partie gauche de la cortadnra de San-Pemando, qu'après des délais et des discussions très-déplaisanles. >

WellingUm à M.Forjas.

( Nous perdons on temps précieux à discuter des choses qui devraient déjà être exécutées. >

Le mime au même.

Hn-negro, il oclobre 1810.

< Si les vivres eussent été enlevés partout, les Français n'auraient pu rester ici une semaine

c D'après ce que je sais, ils pourront méae maintenir leur position jusqu'àce que la masse de l'armée vienne i lenr secoars.

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t II est donknnnx d'entreYOïr tost ce que t'e^vtiatf km et la aoitise penvent causer de mal. *

Le mime au même.

* Toute cette conduite doit être attribuée à la même caue, le désir d'éviter une mesure qui, biea qa' utile aux vrais intérêts du pays, dérangeait les habitudes indolentes et la doucevie des babitanls, et l'envie de jeter sur moi et sur le gouvernement anglais tout l'odieux de cette mesure. J'avais avoué dans ma proclamation que j'en étais l'auteur, et le gouvernement pouvait se mettre à l'abri sons unetelle déclaration, mais il a eu pour principe, tout récemment il est vraî,de rechercher la popularité, et îln'adoptera rien de ce qui déplatt à la populace de Lisbonne.»

• En octobre f81ï, les soldais anglo-portugais n'avaient pas reçu de paie depuis six mois; mais les armées françaises dn Sud, du Centre et de Portugal étaient arriérées de toute use année. ■ Nafier, t. IX, p. 358.

L'armée de Sudiet seule était régulièrement payée. C'était h sente aussi qui fQt bien disciplinée.

£. V»ughan k nr Chartet Stuarl.

CmIIi, s loùt IIIS.

■ Les troupes espagnoles qui se trouvent ei Catalogne et dans les antres provinces manquent de vivres, A le gouvwnement ne pourvoit à leurs besoins que par les juwïlamatitns qu'il atb^sse aux intendants.

t Depuis que je m'occupe des afiâires d'Espagne, ja«ais je n'ai vu le si^e du gouvernement dans une plus mauvaise situation. H existe ki un profond sentiment de haine contre les Anglais, et le parti jacobin agit avec la plus extrême violence, i

En ^ 81 3, FoTJat, ministre de la guerre dn Portugal, écrivait à Wet' tingum : < Les Espagnols, par leur orgueil, ont nui au succès d'une t cause qui est celle de la liberté de l'Europe. >

Jlf. Vaiufkan à M- Stuart.

cidli, n téwttr 1(11.

(Andalouie). * Je sais affligé du peu d'efforts que font te6 £spa-

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gnols, et ce qui m'aSUge encore davaotage, c'est de penser qu'on n'ai obtiendra rien de plus. >

Général Carrol à M, Stuart.

ollTaun, 18 iirrll Ull.

c PlfktàDieuque les armées espagnoles, ou, pour parier plus eiaclement, (escadres des armées espagnoles, fussent sous le commandement de Sa Seigneurie (Wellington) ! Mous pourrions, dans ce cas, faire de grandes choses; mais, hélas 1 notre orgueil semble augmenter avec nos malheurs et ne saurait £tre égalé que par notre ignorance. >

Général DoyU au eoUmet Boehe.

a jDfa iiil.

■ Est-il possible de concevoir rien d'aussi absurde, el je pourrais presque dire d'aussi Eufôme que la conduite de la junte ou du capitaine général de Carthagène ? On a ôté les fusils aux régiments envoyés au secours de Tarragone, afin sans doute qu'ils ne pussent Elire qu'une vaine parade de leur patriotisme. •

Capiuàne Codrington à rir Ckarte$ CoUon.

VHU-Hdcti, 18 Juillet llll.

t Je ne puis vous peindre toutes les difficultés que m'a suscitées la marine espagnole avec laquelle j'ai été en commonicaUon sur la côte ; sa conduite a été détestable, et, si j'en excepte la frégate VAitrée et la corvette la Poioma, les commandants des vaisseaux de l'État n'ont montré ni courage devant l'ennemi, ni humanité envers leurs compatriotes, t

Le prince lie Neufrhâtel au m Jotepk,

FiTli, Il ivrll IBll.

1 On voit par les gazettes anglaises que lesCorlèsrassembléesdans l'Ile de Léon ne sont qu'une misérable canaille et des gens obscurs qni n'ont d'autres projeUque d'aller végéter dans les tavernes de Londres; il ne peut y avoir rien à faire avec des pareils hommes. >

GiUce, en llsll.

t Tontes les classes avaient unanimement refusé de payer une con-

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tribntioa extraordinaire imposée sor toute la province'.. L'armée dédiirée par l'e^t de fiu^itm était derenve odieuse an penple. * — NlNEB. t IX, p. 29.

At*(OB el CiUlo|nc, en IRIl.

c L'esprit de résistance diminuait de joar en jour et se serait infaiHiUemeDt éteint sans les soocés de Wellington, tam le bmit de ta prodiaine arrivée d'une année anglaise en Catalogne. > — MAnBs, t. DE, p. 51.

« Le changemenl opéré dans les sentiments du peuple annonçait visiblement les progrès de l'invasion; l'enthousiasme était étouffé par la folie et la corruption des chefs qui, sans le vouloir, servaient la cause des Français, i — (Uéme écrivain.)

c Les troupes, réduites en nombre, manquaient de vivres, désertaioit à l'ennemi, cbose incûunue jusqu'alors en Catalc^e... Les FrançwB allaient librement d'un lieu à l'autre sans escorte, et les habitants des villes maritimes trafiquaient volontiers avec la garnistm française de Barcelone, quand ni argent ni menaces >e parvenaient, à faire fournir à l'escadre anglaise les choses dont elle avait besoin. > — Nanu. t. IX, p. &%

■ Le peuple Irou^'ait le gouvernement des envahisseurs moins oppressif que le sien. > — Napiek, I. I\, p- 57.

Weliinglon à -..

rrro-Hrcra, 31 oclolire UIO.

\ Les artilleurs ordenanzas commencent à déserter les ouvrages, quoiqu'ils stùent nourris el soignés comme l'armée anglaise. >

WelllngUm à tord Stuart.

Cirlno, 1H Jinvlpr 1811,

» D&paia que je suis ici, j'ai toujours vu l'armée portugaise dans le même «nbarras et les mêmes difficultés, et il est avéré qu'elle se fîtt débandée plus d'une fois si l'année anglaise u'eAt partagé avec e\le ses vivres, ses munitions, son at^nt.

t Sa Majesté devrait sommer l'évéque d'Oporlo de dire clairement

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