T. III M
dbyGOOglc
dans qui but il rdiiM àt coacmirir anx mesan» aécMnàreB poor obtMHT de l'argent et Dwttn la pays en éut de ctwlimier la
guerre. -
Lettre tU dm Anieino Bocca.
■ Tant que bobs anrens dau notie foawruansBi (GaUdogne) de& hommes avides, ignonuiU et perfidee, il m pent npns arriver rin de bon. n foudrait être fou pour espérer que notre situation s'^aiéliorera. >
GéninU comte Dt^k tmeapittmu Ai/lai.
■ipoi (C)Uiiit«l.mn itit.
c Pourrez-TonscroirequeduiseetlevîHe, Usante qui petsèdcime &briqne d'armes, six mois se Sfnrat pusés siais qs^en iit bbriqaé nn fasil! >
S'wEdaardPeaewaHeapiume(>)dringtm,àb«riàmCiUti»mm.
B ItdDat Itll.
t L'indécision, l'inactivité et la désonion visible des cb^ espagnols ont été les prijocipales causes des tristes résultats de cette lutte si pénible ; on les a remarqués prindpalement dans les derniers événements de la Catalogne, i
Capitaine Codrington att général Lacy.
Il ttwrHr ini.
4 Les juntes et les autorités municipales ont caché les fiisils qu'elles avaient à leur disposition et ont refusé au peuple la permission d'attaquer l'ennemi. Pendant ce temps, la classe pauvre de la Catalogne, dont le cœur brûle dn pins pur patriotisme, meurt de feim, et la classe opulente fournit à l'ennemi du blé et autres provisÛMS. ».
Le général Doyle à Stuart.
s nu* isii.
f U ; a un fort parti français dans Valence. >
LeeobmelBoehekStÊm.
' D^HÛs tixM ans qa'(m a abutdomé ramée ds Monde k ellem^w, elle est resite daiu l'état uîaéraUe où difl ^t an coanencemeot de la révoUitim... La cbora du monde la ploi agréable ans Eepagnols, pour le mooieiit, serait de pouvoir retier aentres, et de laisser l'Angleterre et la France 'poonoiTrc scdea b gtterre et an payer tous les frais. >
M. Tvpper ànrH. WtlieiUs.
M U «u 17 Jia* 1er itll.
■ Mon Opinion est qoe les gens placés à la léte des affaires (dans les provinces de Valence et de Hurcie) sont disposés, en les laissant aller si misérablement, à se soumettre an joug lirânçais. >
Le général Graham à Stitarl.
e p*rtie de la population «st indiMreale à ce qui arrivera.^ Les habitants aimeraient assez qu'on fit tout pour eux sans qa'ils s'en nèlassRit, et qu'on chassât l'ennent afin qu'ils pussent aHerBUBger lesfniwsàCMdana. »
WeUbtgtm au marfuii Welleiley.
■ ... Ces masures sont aussi nécessaires à l'armée espagncJe qn'i l'armée anglaise.
• Aucune troupe ne peut rendre de bons services, si elle n'est pas régulièrement sustentée, et c'est une erreur de croire qu'un Espagnol, un homme ou un animal de quelque pays que ce soit, puisse se lirrer ili aucune fotigne s'il n'est pas nourri.
( U est vrai que les troupes espagnoles réclament plus ^vement leur nonrrilnre, et que, si elles ne la reçoivent pas régulièrement, dlessont[dnstftt épurées que les nôtres... Le plan d'opérations que je coosefflerais à la nation espagnole serut généralement de se tenir sur la défensive. Il fout, tout en évitant les bat^dlles rangées, qu'elle tire avantage de tons les points fonnidableB que le pays lui offre pour se défendre et harasser reonemi. *
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Wellingum au vkomU Cat^ereagk.
larSdi, i« M MAI m»-
t fl n'y a rien de pire qne les officiers de l'armée espagnole, et il est exIraordiDatre que, lorsqu'one nation s'est dévouée à faire la guerre, comme l'a fait la nation espagnole, en y employant tous les moyens qu'elle a réunis dans ces deux dernières années, il y ait eu si peu de prt^rès accomplis dans les diverses parties du métier des armes, et que l'on y comprenne si peu tout ce qui regarde une année. Ce sont de vrais enranta dans l'art de la guerre ; ils ne f<mt rien comme il faut, et ils ne savent que s'enruir et se rassembler tamultneusement, comme dans l'état de nature-
( Je crois réellement qu'on doit attribuer en grande partie au gonvemement actuel de l'Espagne ce qu'il y a de défectueux dans le nombre, dans la composition, la discipline et l'activité de l'année- On a tenté de gouverner le royaume en révolution en s'en tenant aux vieilles règles et aux vieux systèmes, à l'aide de ce que l'on appelle de l'enthousiasme ; mais ce n'est pas l'enlbonsiasme qui peut aider à ac- ' Gomplir quoi que ce soit ; ce n'est qu'une excuse pour le désordre qui règne partout, et pour le défaut de discipline et de subordination dans les armées.
< On est très-di^wsé à croire, en général, qne c'est l'eutboiisiasme qui a dirigé les Français dans leur révolution, et qui a engendré tous les elTorts qnî lenr oat fait presque conquérir le monde entier : mais en examinant les choses avec soin, on reconnaîtra que l'enthousiasme n'a été qu'un nom, et que la force seule a fait surgir ces grandes ressources qtii, sous le r^ime de la Terreur, arrêtèrent les alliés, et que la persévérance dans le système d'appliquer forcément tout le monde et toutes les richesses au service de l'armée est b cause réelle qui leur a depuis fait conquérir l'Europe. >
Wellington au maréchal Beretford.
t Nous nous trompons en croyant que ce qui manque aux a portugaises et espagnoles, c'estde la discipline proprement dite.
• Ôlessont déponrvuesde toute habitudeet de tout esprit militaires; il n'existe pas de commandement dans ces armées ; pas d'obéissance, pas de confiance mutuelle entre les officiers et les soldats ; mais ce qui leur manque par-dessus tout, c'est nue ferme résolution, de la part
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des Bupérieiuv, d'obéir aux ordres qu'ils reçoivent, quoi qu'il arrive, — ou la francbiie de dire la vraie raiscHt {tour laquelle Us n'y (A>éissrat fias. >
WelSngton m comte de lÀverpooL
c Votre Seigneurie verra, par œ que je lui exposerai dans la suite de cette lettre, qu'il est absolument impossible que le gouvernement portugais supporte la dépense de cette augmentation de solde des oflficiers de l'année. Si je suis bien instruit de sa pensée, il sent la nécessité de œtle dépense, mais il ne veut pas donner d'ordre à cet égard avant d'être certain d'avoir les moyens d'y Taire face, elc-. >
tPeUtu^Im au major général Slewart.
VlMU, le Z7 Unkr IIU.
f Les revers qu'on a éprouvés pendant toute là guerre sont dus an caractère trop présomptueux des Espagnols. Us n'ont en vue que le succès, et par suite négligent toute mesure propre à l'assurer. Jamais ils n'ont prévu une guerre prolongée, jamais ils ne s'y sont préparés, et tous ceux ou presque tous ceux qui ont eu ù se mêler de leurs affaires, se sont imprégnés du même esprit et des mêmes sentiments.
f Sans faire attention auxénonnes armées qui se répandent journellement en Espagne, ajoutées à celles qui s'y trouvaient auparavant et qni étaient déjà supérieures en nombre aux alliés, — sans s'arrêter au ^t qu'il n'y a maintenant d'autre armée en campagne que l'armée anglaise, ils songent à des opérations offensives appuyées sur Cadix, et regardent l'île de Léon plutAt comme le camp retranché d'une armée (à peine mérite-t-il ce uMn} que comme un poste fortifié à la possession duquel ils doivent tout sacrifier à l'avenir. >
WeUiiigum au lietUemml général BiU.
t ... C'est une partie du système suivi par toutes les autorités e^gDOles pour nous engager ï prendre part aux opératioDS éphénri»«8 qu'ils vont entreprendre.
• On use de fanx rapports et de supercheries de toute espèce, et en-
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suit« oo nous fait ioanlter par le peaçH» pour dow hin voir ce qu'on ppDW géD^ralenent de nolra conduila. Néamnoiiu lisn de tout cola m me fera dévier de la voie où je suis entré dans l'intérêt de la caoïe que je sers. >
WeUatglon à M. N.....
f Dans cet état de cbo&ss, ja ne suis pas peu surpris que tous m'adresuez aussi légiremeot des plaintes évidenuoeat noa fcndées, et qne TOUS donniez L'exemple d'uo rebs de logement à on officier, parce qu'il est marié et qu'il a des eniants.
< Il n'est agréable à qui que ce soit d'avoir des étrangers logés diez soi ; il n'est pas non plus très-agréabfe i nous, qui sommes étrasgers et qui avons de bonnes maisons dans notre pays, d'être obligés de quêter des logemeuts ici. Nons n'y sommes pas pour notre plaisir. C'est la situation de votre pays qui exige notre présence ; et vous, homme de bonne bmille, ayant de la fortune et beaucoup à perdre, vous ne devriez pas être le premier à vous plaindre de notre présence parmi vous.
f Je ba tout ce que je peux pour alléger les ioconvénlents dont tout le monde doit souffrir.
( Nous payons tout ce que nous recevons it des prix fous et avec une ponctualité sans pareille, et j'ai établi pour règle de rechercher et de redresser les moindres torts que font les troupes sous mes ordres : c'est cequi aura lieu n(4amment pour le tort que vous accusez N"* de vous avoir Ëiit par sa conduite à l'égard de votre domestique, i
Wellington a» comte de Làverpoal.
■ Votre Seigneurie pensera peut-être que ce tableau de la situation de la Péninsule est bien triste ; mais elle peut compter qu'il est 6dèle.
• L'état des affaires en Espagne est dû aux défauts du caractère natioDal. exagérés par les ftux principes d'aprèa laaquel» toutes les affaires du pays ont ké coadoîtea, depi^ qu'il a tenté de secouer le joa; de la France. l,es Espagnols n'ont ni armée, ni moyens d'as lever tiM ; ni pouvoir de discipUoer oftlle qu'ils livBrainkt; ni ce qu'il finrirait
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pow armer, ^ipiper, tohiUar ou noM-rir ce gai pourrait Mre rwiem- UéMNH le M d'armée.
< La gmre daoa la PéniuBle, pour ce qù r^iardelea Ëep^Mli, ne pealdolMpa>TH«iidrei»e forma régulière. S fimt qa'eUa ae bœve i des «piratioBade giieriHaB,air lesqullas on m peut établir dea oombtaiaou comM sv les o pirath M» de troapes régdiètts. »
Welingto» àM. ÙuuUi Stuari-
Cirtiio, le 17 dCccmbre ISIO.
( Vous avez parbilemeot raison d'attribuer tontes les foites da gouvamement au manque d'argeof.
< n pourrait ; suppléer, f en suis convaincu, par les moyens en son pouvoir ; mais il ne vent rien bire, à moins d'y être contraint Je suis très-mécontent du gonvernemeiit, et s'il ne change pas complètement de système, j'iafcMmerai nos ministres que la guerre ne peut marcher tant qne les choses resteront dans l'Clàt où cUm sont >
Wdiinglm h M. Chortei Sburl.
Ortiu, la ts lu-rtar UII.
< B y a quelqne dmie de trift^itraordinairQ dana la naUini d* pmple de h NiânHlft Je le crois rédlemaat, sorbKt celai dv Pertogal, rempli de loyauté, dans lea meiUeoreadiqioaitioBS, et haiasant eordialemeot 1« Français; m^ il y a dans aa eondnite et dana aes blindes me indolence et mtme mm «pnibilitédesenunuer, soitponr sa prvpre sftr^ soit pomr ceHe de son pays et de ses aUiés, qai dÀxmceileiÉ tons DM cakolset loasBoadlDrU. >
Wd^gUm à M. QutrUt Sluart.
Ctttin, M U tarUr tsil.
I II doit être évident pour le patriarche et pour tous ceni qui con* naissent la aîtoalioa réelle des affiûres en Portugal, qne si le goavemement ne fût pas de grands efforts pour mettre de niveau les ressources avec les d^tenaes nécessaires, tons les plans et les systèmes d'opératitma se vaudront, car l'armée ne pourra eu suivre auono. £o ce m»ment, qnoiqoe tous les corpa soient concentrés dans le voiûnage de leurs magasins, avec des moyens bciles de tran^Mrt par le Xage, les
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troapes portugaises ntanqnent souvent de vivres, parceiin'il n'y a pas d'argent pour payer les frais de transport; et tonslesd^iarleiiientsde l'année portugaise, y compris les bàpitaux, sont également dépourvus de f<Hids pour acquitter lenrs dépenses indispensables et faire leur service. Cette pénurie et ces difficullés ont toujours existé depuis que je connais l'année portugaise ; et il est notoire qu'elle se serait d&andée plusd'une fois, si elle n'avait reçu des secours en provisions et munitions de l'armée anglaise. En dé^nt que Sa Blajesté et le prince régent m'6tent le commandement de leurs armées, Son Éminence l'évéque d'Oporto dierche à se débarrasser d'une personne qui, dans sa conviction, ne peut on ne veut pas remplir les devcnrs de sa chai^ ; en s' opposant à améliorer les ressources du pays, elle décèle un changement d'opinion sur la guerre, un désir de perdre les avantages qu'on avait obtenus, et d'abandonner l'indépendance de son pays, ainsi que la protection des existences etdes propriétés de ses compatriotes. »
WelSnglmaumaréduUBeretford.
CitUio, le M liavier isll.
■ Je dois faire obsenrer que si personne ne veut rester dans une situatitm qui ue lui convient pas, et si tout le monde ne veut faire que ce qui lui plaît, nous avons entrepris une tâche au-dessus de nos forces. Bien que j'y sois accoutumé, jedéclare que je n'ai ni la santé ni le courage de surmonter tous les embarras du service, traversé et contrarié comme il l'est par les besoins qu'éprouvent les armées espagnoles et portugaises, par l'obstination avec laquelle on continue à contrecarrer et à rendre inutiles toutes les mesures prises pour les mettre en bonne voie ou pour les sauver, et par les difficultés semées sur notre chemin par notre propre gouvernement et par nos oGSciers. >
Weltitigton au marquis Wetletley.
carliig, le H Jauilcr IBII.
«...Iln'y a ni subordination, ni discîptine parmi lesoflBciersetlessoldals de leurs armées; on n'a même pas essayé (et c'eût été en vain qu'on l'eût essayé) d'y établir l'une et l'autre. C'est, je crois, ce qui a été la cause de la lâche conduite dont nous avons élé si souvent témoins chez les troupes espagnoles. Leur pays les a prises en baine ; et les babitaols paisibles, dont un grand nombre délestaient les Fran-
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çiûs pour les maux que ceux-ci leur avaient faits, souhaitaient presque rétablissemeDt au gouTememenl de Joseph pour être protégés cootre les attentats de leurs propres troupes. U faut donc payer et faire -nm ces armées si l'on veut en tirer quelque service; or, quant à présent du BUKUS, je ne vois d'autre chance pour qu'elles soient payées que de recourir à la bourse des Auglais. >
WelOnglon à M. Charte» Stuart.
< Malbeureusement des réponses et des rapports de la junte sur les vivres ne sont pas des vivres ! Je n'ai jamais adressé une plainte au gouvernement portugais que je n'aie reçu pour réponse des volumes de papier. >
WeUâtglon au comte de lâeerpoU.
Louua, la IB mari ISII.
< Le maréchal sir W. Beresford et moi nous avions pressé plu* sieurs fois les gouverneurs du royaume de prendre des mesures pour approvisionner régulièrement les troupes, et d'entretenir des él^lissemenls pendant que l'armée était dans ses cautonnements sur le Rio Hayor. Ils n'eurent aucun égard à ces représentations, et quand L'armée dut aller en avant, les troupes portugaises n'avaient ni provisions, ni moyens de s'en faire apporter. Elles avaient à traverser un pays ravagé et épuisé par l'ennemi. Il est vrai, à la lettre, que la brigade du général Pack et celle du colonel Ashworth n'eurent rien à manger pendant quatre jours, quoiqu'elles fussent constamment eu marche et aux prises avec l'ennemi. Je fus obligé d'ordonner au commissaire général anglais de fournir des vivres aux troupes portugaises pour qu'elles ne mourussent pas de faim. Il en est résulté que les vivres destinés à l'année anglaise sont épuisés, et que nous sommes obligés de nous arrêter jusqu'à ce qu'il nous en arrive, ce qui aura lieu, je l'espère, aujourd'hui.
WetlingUm à M. Charte* Stmri.
rombeiro, le l> iniri Itll.
( tl est inutile de proposer aucune disposition sur ce point ou sur tout autre, si le gouvernement portugais n'en exécute aucune. Je ré-
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pMc qae les choses ne peuvent co^inoer k aller ainsi. U bai if» le syiUne du gouverowieiit soit radicileaeat chaîna peur l'aliiiiwilap tio* des troupes, ou bien je prierai legouTerneiDaUdeSaHaiestédc retinr son année.
• L'fqHBion dtaniourte de quelque» membres cUi gouverneneot, c'est que les troupes portugaises n'ont besoin que de peu de ooory riture, et méroe qu'elles peuvent s'en passer tout à lait.
• Dans le nombre des bonnes qnatités qi^elles possédant, elles ont surtout celle de supporter les privations avec patience; mais mi ne peut pas faire le métier de soldat sans manger.
■ TnHsb<Hnaus de la brigade du général Pack sont mwts de Eaim nier en route ; 450 autres environ sont tombés de faiblesse, et dans ce noa^ beaucoup sont morts par la marne cause. > .
Wellington au lieutenant générd. Graham.
SiaU-KariDlii, la » n>n IBll.
• La conduite des Espagnols dans toute cette expédilicHi est conforme i ce que j'ai tonjours remarqué. Ds font marcher les troapes jour et nuit, sans vivres et sans repos, et Ils iqjnrient quiconque propose de s'arrêter un moment pour donner l'un et l'autre aux soldats affiimés et harassés de fatigues. Ds attngnent l'ennemi dans sn état t^ qu'ils ne peuvent faire le moindre eSbrt, ni suivre aucun plan, si tant est qn'jl y ait un plan de formé ; alors quand arrive le moment de l'action, ils sont tout à bit incapables de se mouvoir ; on dirait qu'ils ne sont là que pour être témoins de ta destruction de leurs alliés; puis le combat terminé, ils iajnrient ces alliés de ce qu'ils ne continuent pas & foire, sans être soutenus, des efforts an-dessus de la nature bumaine. -
Wemngloa à M. Charlet StuarL
I ... Se leur recommande de donner une attention sérieuse à la nature de la t^e qu'ils ont à remplir.
■ La popularité, toute désirable qu'elle S(Ht pour les individus, ne formera, ne nourrira, ni ne payera une armée; elle ne la mettra pas en étal de marcher et de combattre ; elle ne lui donnera pas l'énergie nécessaire pour des services longs et pénibles. Les ressources qu'un gouvernement sage doit se procurer à celte Sa, il faut qu'il les tire du
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panplc, m» par des mesurea qui doDneront de la popularité i oen qui «ntreprcaBeat de gouverner va pays dans des cîrcoHlancei critiques, mais par des mesures qui doivent avoir momeatanénentuBefet contraire.
■ L'enUtousiasme du peufde pour un individu quelconque n'a jamais sauvé un pays. H faut imposer à ce peuple des lois et des règlements qui l'obligent à Caire les sacrifices, et à payer les contributions nécessaires ^r mettav le gouvernanent en état de conduire la guerre à bonne fin. >
We^agUm à M. CherleM Stuart.
t Je vous {MÏe d'inronner le gouvernement portugais que je me propose d'écrire par le [HW^ab paquebot aui moistres de Sa Majesté, que mou avis est qu'ils ne peuvent pas décidément continuer à risquer une année anglaise dans ce pays, quand le gouvernement portugais ne ^t d'efibrts d'aucun genre pour la soutenir. *
We^Um h M. Charta Stuaru
thu, te ti wt MU.
■ Mais je sois Tennement d'avis, qu'i moins que le gonverMoent portugais ne change tout à fait de système, il sera impossible à l'armée anglaise de rester dans le pays, si nous ne sommes pas en état de garder notre supériorité, et j'mcourrais une re^MMsabilité trèsgrave si je ne communiquais pas mon opinion aux ministres du régent. T a4-il eu jusqu'à présent un magistrat puni ou destitué pour avoir néf^^ de remplir son devoir?
t A-i«B apporté le moindre changemeit au vieia aystène qui permet à chûfue benêt de faire ce qu'il vent, pourvu Bcnlmnetf qu'il crie v'mat et qu'il se présente aux larers de* tamÛHW du gDBvernement et des ministres? A-t-on rédlemeat prm les mesures ^BauMB qù ont été recommandées, soit pour faire venir au trésor de l'a^eutdont on a tant besmn, soit povr lever des recrues pour l'armée et pcmr la milice, afin de donner k la prfstière une Torce ég^ k MB sombre, ou ponr t^iger la dernière à faire son devoir?
( Une nouvelle iavaai<m nous retrouverait exactement tels que nous étiwu l'année dernière, et je ne pense pas qu'il serait sAr d'engager l'ar
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mée du roi dans ce pays après des circonstances aassi décourageantes, et après la connaïssance que l'enDemi a acquise du pays, de ses roates, etc., etc. >
Wellington au général tir B. Spencer, chevalier du Bain.
* Jesuisalléhierà Alboera, etj'ai vulediampde bataille. Nous occupioDS une Irès-bonne position, et je crois que nous aurions remporté une victoire com|^ète, siins éprouver de grandes pertes, si les Espagnols avaient manœuvré; mais malheureusement ils ne le peuvent pas. >
W^&ngUm h B. WelUdey.
U«a*, le U luI lui.
• ... Quelle pitié que les Espagnols ne s'appliquent pas sérieusement à discipliner leurs troupes ! Nous faisons maintenant tout ce que nous voulons des troupes portugaises ; nous les faisons manœuvrer sous le feu de l'ennemi comme les nôtres, et nous avons quelque confiance en elles; maisces Espagnols ne font autre chose que de rester comme des thermes, et nous nous estimons Irès-lieureux lorsqu'ils ne s'enfuient pas. y
Wellington au comte de Liverpool.
• A Talavera, l'ennemi aurait été détruit, si nous avions pu mettre en mouvement l'armée espagnole; à Albnera, la chose la plus naturelle était de faire soutenir les Espagnols de la droite par les Espagnols qui se trouvaient près d'eus; mais tout mouvement de la part de oe corps eût amené une confusion inextricable : on fut dans la nécessité de fdire venir les Anglais au secours de la droite, et c'est ainsi que nos troupes essuyèrent de grandes perles. C'est ia même raison, je crois, la difficulté et le danger de mettre en mouvement les troupes espagnoles, qui fit que le général La Pena ne vint pas au secours du général Graham à Barrosa. ■
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WOhtgUmà'J. FiWer*.
■ Ces dnxmslances m'ont mis ea diacnssion directe arec ce personn^e, et je me suis plaint de lui au prince dans une lettre écrite à ce dernier au mois de décembre passé, lettre que j'envoyai ourerte à la r^^ce : j'y disais que, selon moi, il n'y aoratt ancan avant^ pour lui à nous garder en même temps à son service le principal Soiua et moi. Le prince a fait à cette lettre une réponse qui déouKitre qne l'inti^eest opiniâtre à l'feuvre au Brésil. Tout cela cependant ne serait indifférent, de même qn'il m'est indifférent de savoir quels sont ceux qui gouvernent le royaume, si les choses n'avaient pas empiré de manière à menacer l'existence du pays, dans le cas où les Français viendraient encore à l'envahir. Nous ne pouvons <^t«iir du gouvernement qu'il fasse la moindre chose.
< Tous les départements de l'armée sont pires qu'inutiles; l'année est loin d'être com^dète ; nous n'avons vraiment pas S0,000 hommes de tronpes portugaises en campagne; et il s'est présenté demiërement des circonstancesqui ont démontré si bien le danger réel du système d'après lequel nous agissons, que je n'ai pn m'raipêcher de déclarer à notre gouvernement qu'à mon avis, on ne devrait pas y sonnKttre l'année anglaise, si les Français parvenaient de nouveau à prendre le dessus dans le pays.
t Forjas a envoyé sa démission; U. Sluart ne si^ plus dans la régence ; je n'ai plus de correspondance avec elle, et je pense que le pays est perdn, si nous ne pouvons pas rétaUîr l'influence de la Grande-Bretagne (non celle de N"*) dans les conseils du Brésil. Après tont ce que TOUS avez fait ici, cet exposé ne vous sera pas très-agréable ; mais il est par&itement vrai ; et je vous assure qne je n'ai pas exagéré les conséquences qui résulteront, suivant toute apparence, de œt état de choses si les Français renouvellent leur attaque. Le pis est que je ne sais comment y remédier. L'éloignement du principal Souza du geavemement ne suflSrait plus maintenant, et je ne vois d'efficacité que dans un changement radical de système tant ici qu'an Brésil. *
Wellington au ctAonet Gordrni.
«nIaU de Gnniclu, le 13 jnin ISII.
1 Ces malheureux gouvernements de la Péninsule en étaient venus à mi td état de décrépitude, qu'il n'y avait, je crois, aucane antorité
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debooten Espagae et en Portugal avaMqaeletFruiçaiseasseiiteiinhi ces contrées. L'inviiûon française o'apas améluM^ cet étal de cboses, et depaÏB ce qu'on appelle ré«<dution en Espagne et restauration en Portugal, je ne saofae pas qu'il y ait eu d'autre crime poni dam œs denx pays que celui d'ôtre partisau des Français. Les maA^emtàaas dtns les cbai|;eB, la négUgrâce de tous les deyoirs, la désobéiisuice aux ordres, l'iiuâMervance des règlements, tontes choses qm, bien plus que k« epmploto des parUsans des Français, tfflident au renverseoMBl des pkuuairCtés pour les opéralioas militaires et à la mine d'un £lal eagâgédaas nae guerre, mt passé inaperçues; et malgré les plaintes BOiBlH<ewesqiielemarécihal IîeresfardetmoinousavonBfomfllé88,je ne Mcbe pas qu'aacun individu ait été puni ou mdme privé de son eaplcH. Lt cause de ce mal est dans le principe erroné d'après iMpHl les gouwnmts se sont conduits, fis se sont figuré que le i^as sofide fcmdemoit de leur pouvoir était dans une popolarité basse et vitlgidre, qui se mBufaslilt par les cris de la popuUrâ de Làsbcwne , et par la préseOM fégnlîère i leur lever, par les révérences et les couriMitles das gens en ^aee, dont le temps aurait dû être mien tnpioyé. Poor (Montrcesùalses adolatioas, le gonranemait en Porti^, de méw que tes divws gonvemeiBeDls en Espl^ne, ont n^igé de meiplir le devoir essentiel de tout g«nTemeni«it, e'est-à-dlre de foreer tou cens qui sont haut placés 6 faireleur devoir, d'où il serait réstiHé 'que depuis longtemps ces pays auraient été hors de danger. ....
t Outre les embarras de toute espèce qoi nous «tviromeot de toutes parts, j'ai encore à iMer c(»tre l'ancîeime inimifié des deux nations, semblsble à oeHe qu'on vdt enU« chien et diat. Mi le senti- ■Bcyit da danger commun, ni l'imérét commun, ni rien autre ne peut l'emporUT sur cette inimitié, même chez les particuliers.
< Nos transports, qui sont le grand levier du commissarfat, se fini en grande partie, sinon entièrement, par des mideUers espagnols. Pow obliger fil. Keimedy, ils porteraient pnibaMement une on deux fols des vivres à an régiment portngais; mais ils aimeraient mieux nous quitter et passer anx Françsis plutôt que de se voir forcés à Etire constamment ce service. ■
Wellington au cajnUùne générai don F. X. Ctatanta.
PDrUMRT*, I« 14 Juillet ISII.
t U est inutile de songer à des plans de eoopératioa enln mon
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amée flt cdie ds t'EapagDS, pLui qui devraiaot être bu^.Htr IwopératioH KtÎTMtf ofiinmea de toula 1« partie* des araiéei dp clwcpie mlioD. Je m'abosenis moMiteet je voqs InHoperai» «inû qae les goavemenients des deax pays, si j'entmis dans votre idàe; l'cxécutkmd'aa sanblable plan me ferait courir le risque de perdre mon armée sans aucun résnltaL >
W^Ënglon à Sm ExctUenee Charia Sluort.
VortaMiM, la M J«IIM lUl.
c l'espère bien que le temps n'est pas éloigné où l'année an^aise, Ëitigoée de tels procédés, fera partager à la natioa anglaise le d^oflt qu'ils doivent inspirer, ainsi qne le déùr d'abandonner à son sort un pays dont le gouvernement et les classes les pins élevées Tont traitée si indignement >
WeUmgUmmtriflunionMeB. Wette^.
Culello-lnneo, le 1 MSI 1811.
f Les Espagnols onblient qne c'est ta firiie et la trahisin de kars propres généraux qni les ont mis dans Tétât «A ils sont malntaamt. Nous ne leur rappeloiis pas assez soovent que la cause pour laqoeHe iMius Boos battons est essentkflement ta leur, qoelqae grand que soit l'intérêt que nous y avons. Qui, malgré nos avis et nos sopp&iations, a perdu la bala^ d'Ocana, et par suite rAndaloosie ? Qoi a livré traîtreusement Badajoz quand nons marehions à son seoonrs? Est-ce nous qu'il fout blâmer, n les armées espagnoles suit dans un état tel qu'on ne peut tes mettre en fiu» de l'eanMiri, on si les Certes ont négligé de faire leur devoir, si elles ont usoi^ié tes ponvmrs dn gouvernement exécutif, et perdu leur temps en d^ts inutilesy Est-ce à nous la fante si la mauvaise administration des coltmies américaines a privé l'Europe des espèces monnayées qu'eHes fonmissaieot ordinairement, et si la Grande-Bretagne surtout est dans l'impossibilité de trouver de Fai^^t poor conduire ses propres opérations ou pour aider ses alliés ?
« Examinez tout ce qui se passe en Espagne, et l'inexpériaice et la folie des principaux personnages de ce pays voussautenmtanxyeax, J'ai informé N"'demoninlenUoud'attaquerChidad-Rodri^ et duplan que j'avais fDmié pour cda;lui seul areçu cette confidence. Le succès dé-
DigilizcdbyGOOgle
pendra surtout du temps pendant lequel je pourrai cacher moD projet à l'ennemi : or des femmes espagnoles de Portalfegre aat appris le secret, et l'ennemi le saura bientôt ! Pourtant N"* est un de ceox qui valent le mieux parmi les Espagnols. >
WeUmgUm au comte de lÀoerpooL
luebte-CBlnililD, la 13 leplembre 1811.
1 J'ai déjà, grftce à la négligence du gouvernement portugais, lifré une bataille sur cette frontière avec des équipements défectueux de tous genres; je suis à la veille d'en livrer une autre; mais je ne le ferai point. Il n'y a pas d'oflicier dans l'armée qui souffrirait ce que j'endure journellement pour empéclier que la machine ne se détraque : cela ne peut pas durer. >
W^ngUm au eomu de ÏÀverpotÀ.
1 Les Français commencent à s'apercevoir qu'iissont dans l'impossibilité de tenir leurs grandes années réunies pour toute opération tie longue durée, et qu'ils ne peuvent rien faire avec de petits corps.
c Le malheur est que nous éprouvons à peu près les mêmes difficultés. Nous ue pouvons rien entreprendre avec un petit corps de troupes, et un corps considérable mourrait de (aîm. Uais nous jouissons dans la Péninsule d'avantages que n'ont pas les Français. Nous tenons toutes les rivières navigables, dont nous nous servons pour transporter nos vivres aussi loin que possilile, et la puissance sur mer de la Grande-Bretagne protège l'arrivage de ces vivres et l'établissement de nos magasins sur la côte. >
W^ngten a» comte de lÂverpoot.
fialleiDl, le 7 janvier 1811.
t Que pensez-vous de chariots vides qui mettent deux jours 4 faire dix milles sur une bonne roule? Après tout, je sois forcé de paraître content, autrement ils déserteraient tous ! >
We^nglon au très'honorable B, Wellesle^.
• mneda, 1« 9 lérrUit Itu.
t 11 n'y a rien de nouveau ici ; nous continuons à travailler aux ou-
DigilizcdbyGOOglC
vrages de Ciudad-Rodrigo; non-senlemeot noas en payons toutes les dépenses ainsi que celles des magaskn de la place , mais nos soldats sont les ouvriers qui les exécotent. Voilà ce qu'on appelle l'enthousiasme espagnol ! Je n'ai aucun doute sor la bonne volonté du peufde ; mais J'en ai sor les talents de ses che& pour le iaire ^ir. >
WelSttgUm au général don Carloi de Eipana.
BidKloi, le 10 Dun Itll.
( Votre Excettence ne m'avait pas dit que, foule du secours de 1& on 30 soldats anglais artificiers, et dont les services sont nécessaires pour d'autres objets essentiels à la cause espagnole, tout l'ouvrage resterait en suspens. Est-il possible que Votre Seigneurie parle sérieusement? £el-il possible que la CastîUe ne puisse Eburnïr Ifi ou 90 tailleurs de pierres, maçons et charpentiers pour réparer ce poste important? Comment donc tous les grands ouvrages que nous voyons dans ce pays ont-ils été bits? Hais la lettre de Votre Seigneurie me suggère celle triste réflexion, que tout ce qui regarde la guerre, comme tout ce qui est d'une exécution difficile, doit être fait par des soldats anglais. Il est de mm devoir de porter positivement ce &it à la connaissance des années alliées. >
WdGngton au comte de lÂxerpoot.
BidilM, !• 17 mm latl.
t Hou intenUon avait été de commeu'cer les opérations contre Ba> dajoz du 6 au 8 mars, et toutes les dispositions étaient laites en ccmséqueuce ; mais la grande et riche ville d'Evora, qui n'avait sonfiert en aucune façon de la guerre, ne m'ayant pas fourai de chariots, je ne pus commencer que le (7, elles troupes furent ainsi exposées et contraintes à faire tous les travaux du siège pendant les pluies de l'équinoxe, ce que j'avais voulu éviter. En ce momeot, les poudres pour le siège, beaucoup de projectiles et d'objets nécessaires aux ingénieurs ne sont pas arrivés à Elvas , ce qui nous oblige à consommer les munitions de cette garnison. Je ruine les équipages de l'année en faisant transporter les munitions d'Elvas sur te terrain du siège, parce que le pays ne me donne aucun secours, ou que celui qu'il me prête est au-dessous des besoins du service.
( J'espère que le gouvernement de Sa Majesté osera de l'influence
qu'il a sur le prince régent de Portugal pour lui Ëiire ordonner au
T. III. s
DigilizcdbyGOOgle
gouvenicaii^t local, aoa-seuleiBent de porter mte loi qui ait poar d)jet d'équiper les armées de ananière -k les mettre en état de défendre le pays, mais encore de Elire qae cette l(ri «Ht esécntée, et qoe le penple dn pays con[R«niie qa'il font diéir à ses prescriptions- ■
WeiGngttm à Son EscedUiiee Ckarta Stmrt.
roMt^finlMM», ta n iTTii itu.
t D'après ce principe de tromper le peuple, le goOTemement local du Portugal ne compte, en toute occasion, que sur les ressonrœs et les secours de la Grande-Bretagne. Avec c^ manière de voir, lorsqu'on lui recommande de réformer les abus duis les donanes on dans toute autre branche de revenu , de supprimer les étaMissemeots inotiles, de mettre de l'économie dans ses dépenses, i^ d'être en éM de pourvoir aux besMns de la guerre, ce gouveraernent s'y refuse, oa ne s'en occupe pas, et puis fait de nouvelles demandes d'enqnmts et de subsides i la Grande-Bretagne.
( Dans le but de déguiser au peuple la véritaUe nature de la gaerre, tontes les mesures qui «a été conseillées, pour mettre l'armée à mtme de tirer parti des ressources dn pays, <»il été reedoei vaines. Le gouvemement de Portugal s'y serait opposé ou les aurait refusées, si cela eût été possible, après les ordres doonéa tm dernier lien par le prince r^[ent; mais on les a adoptées de si mauvaise grSce, que ce qu'txi a hit n'a servi de rien. D'a[vë8 le même principe aussi, les magistrats n'ont exécuté ces mesures que dans l'e^trit où le gouvememrat les ayait adoptées.*
WelËngUm ou lrè$-hononhU tir H. WeUgtley.
f Je eimnais assez bien le sentiment de qoelqoes-flns de ces oficiers, entre autres d'Alava laÏHii&ne, sur Tnaploi des officiers anglais dans les affaires de l'Espagne, et je sais intimment convaincu que celle proposition n'est mdlenent due an désir d'ainéltorer le système militaire des Espagads ; il ae faut l'attriboer qu'au désir de ne plat faire partie de la garnison de Ciudad-Aodrigo. Ils aUwrrent la oontraite qu'impose la garde d'une place forte- Ils abborreat d'être exposés à mon inspection dans les nsite* que je to parfois à la garsison.
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et à mes feprocbes snr lenr iadolence et leur manque de di8d[rfiiie; reproches qae j'ai acquis le droit de leur faire par les secours de toaté espèce que je lenr at domiés. Us abbOTrent par-dessus tout la perqiective d'Mre nn jour ou l'autre attaqués dans Giudad-Rodrigo. Ce dernier sentimeat est comtnim à tous les Espagnols. Je toi» reu- Toie là-dessos & et que dit Roche avec tant de vérité : ■ lorsqu'an offirier on on soldat e^gncri prend la fuite, lè dernier endroit oà il cfwrra est une ville fortifiée, quoiqu'il soit sAr d'y recev<»r toute eqièce deaeeows.....!
c D'dwrd, je rc^rde les troupes anglaises comme les me^lew^ que nous ayons, et je ae veux pas les confiner dans une garnison. En second lieu, les troupes portugaises sont, après les troupes anglaises, les mineures qui soient dans la Péninsule, et je ne mettrai dans les gamisoitt que celles que je serai dans la nécessité d'employerde celte manière. Je snïs forcé d'avoir des troupes portugaises régulières à tiwM et un Tégimenl à Abranlès ; mais tes forts portugais, en géoér»\ , ^ sont occupés par la milice portugaise, qui, de même qoe toute antre milice, ne penl pas régulièrement être envoyée au delà des frontières ds Portugal, et si on l'y envoyait pendant quelque tMips , elle déserterait.
« J'insiste donc sur ce point, qoe les troupes espagnoles sont les garnisons qui conviennoit aux forteresses e^gnoles. Si le gonverafrment esp9gn<^ difi%re d'avis *vee moi sar ce point, et s'il insiste pour que je mette des garnisons dans les forts que nous avons pris & l'enuenii et que je Im ai renûs, ou sII ne prend pas les moyens d'y melb« et d'y enh^lenir des garnisons suffisantes, je vous avertis que je détruirai Badajoz et Gindad-Rodrigo. D ne sera d'aucun avantage, ni pour le gouvernement espagnol, ni pour moi, que je sols attaché comme nn esclave à la garde de ces deux places, pour les préserver des maux que ferait craindre le défaut on l'insuffisance des provisions chez elles.
« Les troapes espagnoles, toutefois, ne seront pas meilleures pour forma- la garnison de ces places (à moins qu'elles ne soient disdpli" nées, payées et nourries), qu'elles ne le sont pour les autres services militaires, et je ne vois de chance pour elles de devoir disciplinées qn'antant qu'elles sercnt payées et nourries.
• Quant à l'emploi des officiers anglais dans les troupes espagnoles, je ccnserve à cet égard ]» même opinion que j'ai toujours eue. Des officiers anglais seront {Mres qu'inutiles, s'ils ne sont pas soutenus dans leurs efforts par l'autorité du commandant en chef, qui doit avoir
DigilizcdbyGOOglC
l'appui siDcère dn goaverjiement, si l'on veut qu'il ait de l'autorîté. Les olEders anglais, d'ailleurs, ont besoin qu'il y ait au-dessus d'eax une autorité très-forte et qui soit exercée ayec une grande rigueur, afin de les retenir dans l'ordre et dans les limites voulues ; l'histoire de nos campagnes en Portugal fournira plus d'un exemple de la vérité de ces deux opinions. Les officiers anglais auraient plus de difficultés à Taincre en Espagne qu'ik n'en ont eu en Portugal, et {rios de tentations et d'occasions d'abuser de leur autorité.
( Je conserve aussi la même opinion relativement au commandement des armées espagnoles qu'on voudrait me donner. Je pense que des troupes qui ne sont ni payées, ni nourries, ni disciplinées (et elles ne peuvent être disdplinées et avoir de la subordination qu'autant qu'elles soient payées et nourries}, ne sont dangereuses que pour leurs amis, lorsqu'elles scHit réunies en corps considérables. Gomme gueritlai, elles peuvent être de quelque utilité ; mais il vaut mieux, sans doute , qae ces hommes soient sous les ordres d'un oEBcier guérilla, plus au fait de son métier, que ce qu'on appelle un officier au service régulier d'Espagne ; connaissant mieux le pays, théâtre de ses opérations ; connaissant mieux aussi les habitants, et en étant mieux connu, n'ayant enfin aucune prétention à une réputation militaire.
i Je ne commanderai jamais de mon plein gré des troupes qui ne peuvent ni ne veulent obéir ; et conséquemment, je désire n'avoir Ttea de commun avec le commandement des troupes espagnoles, jusqu'à ce que j'aie vu.adopter les moyens de pourvoir à leur nourriture et i leur paye, et jusqu'à ce que je sois certain que la satisÊiction de ces deux b^ins a eu pour effet d'introduire parmi elles un système r^oUer de snbordinatÛMi et de discipline. ■
WetUngtott au comte de làverpod.
iHente4â-reni, W H Jntn IBII.
« En même temps, je demande la permission d'exprimer à Votre Seigneurie combien il est impossible d'espérer que cette armée oa toute autre puisse mener à bien les opérations en Espagne, étant aussi mal pourvue d'argent qu'elle l'est Nous ne pouvons rien obtenir do pays sans le payer comptant, et chaque jour de marche augmente notre éloigoement de nos magasins et la difficulté de communiquer avec eux. La solde des troupes est arriérée de quatre mois et celle de
rëUt-major de six. On doit près de douze moU aux muleUers, et noas BCHiiiiies endettés pour les articles de fournitnres de toute espèce.
• Je prie Votre Seigneurie de foire attention à l'impossibilité où noua sommes de rester plus longtemps dans la position avancée que nos succès nous ont permis de prendre, et de réfléchir aux conséquences qui, dans un pareil état de choses, résulteraient d'un échec. •
WeltingtoK au comte Bathunt.
I L'armée alliée, à l'exception de la troisième division et de la cavalerie du général d'Urban, traversa également la TcH-mës dans la soirée, par le pont de Salamanque et les gués voisins; je l'établis dans une forte position ayant sa droite sur une des deux hauteurs appelées dos Arapiles, et sa gauche sur la Tonnes, an-dessous du gué de Santa-Marla. i
Wel^ngbm au comte Bathurtt.
■idrld, la 10 ana ISll
« Je ue m'attends pas à beaucoup d'efforts de la part des Espagnols, malgré tout ce que nous avons tait pour eux. Bs crient vivat, ils sont très-épris de nous et baissent les Français; mais ils sont, en général, de lootes les nations que j'ai connues, la moins capable de faire des efforts ntiles. C'est le peuple le plus vain et en même temps le plus ignorant, principalement en &ît de guerre, et par-dessus tout de la guerre qui a lieu dans sou propre pays.
« Je ne piùs rien faire avant que le général Castanos soit arrivé, et j'ignore où il est Je crains bien que tout ce que nous avons de mieux à espérer d'eux ne soit de leur apprendre k ne pas se faire battre.
( Si nous pouvons y réussir, je me charge du reste. *
WeUâtgUm au trèt-konoTiMe nr B. WelUitey.
■ Que foire de celle nation perdue? Quant à lever des hommes, exiger des vivres, on prendre quelque mesure pour les mettre en état
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de ctHitiDuer la guerre, il n'en faut pas parler. C'est une vérilé, qu'il n'y a personne capable de les exciter à faire des efEbrU ou de profitade l'enUiousiasine du peuple et de son iaimilié contre les Français. Les guerilUu ménifi se ttenaent en repos dans les graades villea, s'y divertissent et pillent ce qu'il y a de meillenr et de plus précieux. E^ attendant, personoe ne s'occupe de [aire des efforts, soit pour augmenter, soit pour consolider nos avantages. C'est là une fidèle peinture de l'état des aSaires, et quoique j'espère encore pouvoir me maintenir dans la Castille, et même accroître nos avantages, je tremUe lorsque je réfléchis à l'immensité de la tâche que j'ai entreprise avec des moyens insuffisants pour feire la moindre chose, et sans secours d'aucune espèce de la part des £^;>agaols, je puis même dire sans l'aide d'aucun individu de la oatioa espa^piole. >
WeUingim au irh-Homirable nr H. WelU»ley.
vilU-Tora, la 3 octobre Ull.
• J'ai le plus vif désir de faire tout mon possible pour arriver à atteindre le but légitime où tend la nation espagnole dans sa juste guerre contre la France, et je ne vois aucune objection à me chaîner encore de la peine et de la responsabilité qui devront peser sur moi, en me mettant à la léte des arniées espagwjes. Hais je ne puis faire connaître que j'accepte l'bonneur que m'ont conféré les cortès est le gouvOTnement, avant d'avoir (Atenu le consentement de Son ÀUesse Royale le prince régent, à qui j'en écrirai immédialeaient >
WeUington au comte BatkuTH.
Tllla-Tara, le S octiAra 1*11-
t Je suis bien fôché de ne pas pouvoir dire que les troupes espagnoles ont fait des progrès sous le rapport de la discipline, de l'équipement, de l'organisatiod et de l'esprit militaire. Je ne doute pas que, réunies à nos troupes sur le même champ de bataille, elles ne se comportent bien,et il serait possiUe, par de bonnes dispositions, d'empédier le retour de ces désastres terribles éprouvés par des co^ détadiés, et qui ont permis à l'ennemi de se répandre dans le pays «i de neUre presque fin à la guerre. >
DigilizcdbyGOOgle
Wel6ii0tmuiHrèt-imorabUnrB. W^kitey.
■ii«di. le 1" Hptembn Itl3.
• Les fmjets pour lever des brigade) et pourvoir les années n'ont pflB le Mua cooinniB.
■ J'ai bien peur que la faible épreuve qne le pays a bite du gouvernement des ccntës ne l'ait dégo&té de cette assemblée. Les cortès sont très-impopulaires partout, et elles le méritent, h mon avis. Rien n'est fdas cmel, i^us absurde ni pins impolitique que leurs décrets contre les personnes qui ont servi l'ennemi. Par le bit, ils privent l'État de la phpart de ses màUeers et de ses plus honnêtes serntenrs et Hs soumettent il me enquête la conduite de personnes qui ont rendn les services les (dus importants, mais secrets, et par conséquent jalousés.
■ n est «xtraordinûre que la révolution en Espagne n'ait pas produit uo seul homme qui ctmaisse la situaticn réelle du pays. On dirait vrannoit qu'ils sont tons ivres, s'occupant dans leurs pensées et dans leurs discours, de tonte autre diose que de l'Espagne. Dieu sait eommedt tout cela finira! >
Weltington au eomle de lÀverpool.
cuuud-lodrll», M 2S DovembM Ull.
( n n'est pas facile en Espagne de juger les forces des armées ennemies. La disposition des Espagnols à eiagérer leurs avantages entraîne les mieux intentionnés d'entre eux à tromper; ils ne vealent pas admettre que les Français aient [Jus d'hommes qu'ils ne leur en ont vu. Le chiffre de l'armée actuellement en Castille m'a été annmcé être de 1 5,000 hommes, et depuis il a parcouru tous les nombres eatre f 5,000 et 90,000. Je ne me suis jamais trompé dans mon estimation des forces de l'ennemi, en m'en rapportant aux états, après avoir fait déduction raisonnable des pertes éprouvées pendant le temps écoulé depui^lefir date. La seule fois que je me sois tnHapé gravement a été à Bui^os, où je m'en rapportai au Jt»uU du pays, et où je fus porté à croire que les «itérations destr H. Pophamcontinaaientd'occuperCafiardli. •
WetëugtoK k do» J- de Canajat, miniilre de la guerre, à Cadix.
rreaedi, 1« i dAceaibre lui.
■ Je suis désolé d'avoir à VOUS infiHUier que la dîBcii^iiie des armées
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«spagndes est au plus bas, et que leur puissance par conséquent est bien tbmbée. Les officiers ni les troupes n'ont point été payés depuis des mois, que dis-je ? depuis des années. On ne doit donc pas s'attendre à ce que les troupes soient ea bon état, on montrent beaucoup pins de subordination dans le service. Plusieurs circonstances qui sont veones à ma connaissance et ont frappé mes yeux dernièrement prouT^it que le mal est profondément enraciné, et qu'il demande un remède plus énergique que ta simple suppression des causes qui l'ont amené dans l'origine, je veux, dire le défaut de solde, de vêtements et d'effets de première nécessité. Mon-seulemrat vos années sont indisciplinées et incapables, mais il existe encore parmi les officiers et les stJdats une insubordination due au défont de solde, de TÎvres, de vêtements et d'effets, et à la misère qui en a été la conséquence, et qu'ils ont en à supporter depuis longtemps; mais les habitudes d'indisci[diDe et d'insubordination sont telles, que les corps qui ont été. bien vêtus et régulièrement payés par mes ordres, et qui, & ma connaissance, ont rarement éprouvé des privations depuis plus d'une année, si même ils en ont éprouvé, sont en aussi mauvais état et inspirent aussi peu de confiance comme soldats que les autres. La désertion est considérable, même parmi les troupes dont je viens de parler en dernier lieu. Je pais assurer à Votre Seigneurie que les officiers de l'armée en généra) (à l'exception de quelques généraux et de quelques officiers d'étatmajor et des régiments) se donnent fort peu de peine pour remédier à ces maux ; et au total, je suis fîcbé d'avouer à Votre Excellence, que je crois avoir entrepris une tâche d(Hit le résultat offre aussi peu d'espoir qu'on en a jamais eu dans aucune entreprise. *
WelSngUm au maréefud Bereiford, chevalier du Btàn.
rrcnad*, ti lo dtcBinliTa IBII.
I H fant que je voie jusqu'où je puis m'aveuturer , en mettaot l'armée espagnole en état de foire quelque cbose. De votre vie, tous n'avez rien vu d'aussi mauvais que les Galiciens. Cependant, ce sont les plus beaux btHnmes et les meilleurs marcheurs que j'aie rencontrés. Dieu sait que la perspective du succès, depuis mon voyage, n'est pas brillante, mais U vaut encore niienx tenter quelque chose. >
DigilizcdbyGOO^IC
WHBiigum au fieulenant général Graham, ehevaUer du Bain.
rrcDCda, k 31 |anvl«r ISI3.
f fai été k Cadix, où j'ai remis les affaires militaires sur un meilleur pied qu'elles n'étaient auparavant, et en voie d'oi^nisation. J'ai pourvu ani moyens de payer et de faire subsister les armées, et nous commencerons avec quelque discipline. Je ne suis pas assez présomptueux, cependaDt, pour espérer que nous retirerons beaucoup d'avantages des troupes espagnoles au commencement de la camp^ne- O'Donnel est certainement un homme capaUe et bien intentionné dtmt on doit faire grand cas. >
Weliington aa ténor dan Anthet Angel de la Vega, infanaon-
( Je sais pénétré de l'importance qu'on a attachée dans tonte l'Espagne, ainsi qu'en Angleterre et dans les autres parties de l'Europe, an &it de ma nomination au commandement des années espagnoles, et les officiers d'état-major espagnols qui sont ici avec moi rendront justice, j'en snis convaincu, à l'intérêt, au dévouement et au zèle avec lesquels je tâche de mettre les affaires militaires du pays dans l'état où elles devraient être ; mais j'y perdrai ma réputation ; pins l'espoir qn'avait fait naître ma nomiaation était grand, plus sera vif le désappointement et le regret de voir que les choses ne seront pas mieux qu'elles ne l'étaienl auparavant.
< J'avoue que je ne me sens pas l'envie d'être la cause de ces impressions désagréables en Espagne, en Angleterre et dans tonte l'Europe, et si l'on ne se met pas en devoir d'obtenir du gouvernement qu'il force le ministre de la guerre à remplir les engagements contractés avec moi, il me faudra bien, malgré moi, renoncer i un emploi que je n'aurais pas accepté si ces engagements n'avaient été pris, ou si j'avais cru qu'on ne les eût pas tenus. *
WeiUnglon au Ueulenant génêriU rir John Murray, barofouL
rrenedi, le rs anil IBlï.
< En adressant an plan d'opérations pour les troupes dans la Péninsole, il est toujours nécessaire d'avmr prient i l'esprit leur incapacité
DigmzcdbyGoOgle
militaire, leur manque total de tont ce qui pourrait las maintenir en corps d'armée et de tons les équipements indispensables, fnsils, canons, etc., etc., ain» que leurs échecs réitérés dans l'accomjdissenient des ditjets même les (dus insignifiants, malgré la bravoure personnelle de ceux qui composent les armées. Si j'avais en à dresser un plan d'opérations pour de vrais soldats, moitié moins nombreux, bien équipés, et pr^rés i &ire campagne, it eiït été tout différent; mais un pareil jjan ne conviendrait pas aux instruments que je dois employer et ne pourrait être exécuté par eux. >
WeUmgton au comte Baihum.
rrcnfdi, le II »m IBll.
* Je pense que, par ces manœuvres, les cortès actuelles créeront la nécessité apparente de continuer à siéger après !e mois d'octobre, époque fixée pour leur dissolution et la réunion des nouvelles cortès. Il est impossible de compter sur les desseins d'une pareille assemblée. E31e n'a aucun frein qndconque, et die est coodùte et gouvranée par la plos ignorante et h plus e&énée de toutes les presses effrénées, celle de Cadix, iî crois qu'elle vent attaquer les décimes royaux et féodaux et les dîmes du dergé, sons prétexte d'encourager l'agriciiltnre, et j'ai bien peur que, voyant que les contributions ne produisent pas autant qu'elle l'avait pensé, elle ne saisisse les rentes Ibncîères de nos aijaift les grands d'Espagne. ■
WeUitigUm à don Juan ffDonotu.
■■M, le 11 iTrii uu.
■ C'est un fait, monsieur, que les troupes espagnoles, quoique en peUt nombre, meurent de faim dans des provinces riches qui, l'année dernière encore, sustentaient abondamment dix fois plus de Français, n est de fait aussi que cet état de choses provient de l'inexpérience, de la mauvaise administration et du mauvais emploi des fonds publics. >
WelSngton an comle Batkuril.
CaMda, le SI Juin ISU.
■ n me semble que tant qœ l'Espagne sera gouvernée par les cortte, d'après des prinâpes répnUicains, nous ne ponvoM espérer
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jmcmie amélioration stable. Menacer de retirer notre auîstanca sans le foire, si sous n'ditlewms aucune améliwaUon, ce serait empirer les albiret. Vous êtes les meillears juges pour décider si vous pouvez ou si TOUS devez retirer celte assistance; mais j'avoue que je ne cnns pas que l'Ëspa^ie S(Ht une alliée utile, on même soit jamais l'alliée de l'Anglelerre, si le système répuUicaîn n'est pas mis à bas. ■
WeUimsUm a» tieMtnant général tord W. Bmûmk, ekevaHer da Bâm,
IniriU, ]< ■ lullkt IMI.
• Je sais parfaitement dans quel mauvais état sont les équipements de toutes les armées espagnoles ; mais j'ai &it tout ce que j'ai pu pour amener une amélioration qui n'a eu aucun effet jusqu'id. Ni le gouvernement, ni les cortès ne me paraissent prendre beaucoup de souci de la guerre étrangère. Le premier n'est qu'un instrument, qu'une créature de l'autre. Tout ce dont ils s'occupent, c'est de vanter leur stqpide constitution et de savoir comment Ûs feront la guerre aux évéqnes et aux prêtres. •
Wettmgton au trèi-honorable tir B. WelUsUy, chevalier du Ann.
Le Si», le U juillet Mit.
< Ce dont je me plains, c'est que le gouvernement, après avoir pris des engagements avec moi, sans lesquels je n'aurais ni pu ni voulu conserver le commandement de l'année, les a rompus non pas en une, mais en mille drconstances, et qu'il semble le faire de gaieté de cœur, parce qu'il connaît ma répugnance à abandonner le commandement à caose du mauvais effet que cet abandon produirait pour la cause en Espagne ainsi que dans toute l'Europe. La conduite du gou> vemement est outrageante, et parce qu'elle est indigne, et parce qu'^ m'ite tout pouvoir sur l'armée. Il faut qu't» me doDRe satisfoction à cet égard- >
WMnglon au comte de Liverpool.
Le Smi, le » JaUIet Ida.
* Votre Seigneurie doit connaître assez le caractère des espsgm^ et leur conduite à notre égard pour savoir qu'il ne servirait de rien de
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les presser de prendre des mesares qci ne leur plairaient pas. Je n'ai pas vu chez enx la moindre envie d'employer des officiers an^ais à discipliner leurs troupes, de manière à ce qu'on en put tirer quelque parti utile ; et je crois que l'ooe des raisons pour lesquelles ils m'aiment tant, c'e^ qae, contrairement à leur attente, je ne les ai pas pressés de prendre des officiers anglais. D'ailleurs, ainsi que je l'ai dit plus haut à Voire Seigneurie, les troupes espagnoles ne manquent pas de discipline, si par discipline on entend l'instruction ; ce qu'ils n'ont pas, c'est nn système d'ordre qui ne peut être basé que sur une paye régulière, sur des vivres, de bons soins et des vêtements assurés. Tout cela, les officiers anglais ne peuvent te leur donner , et quoique les Portugais soient aujourd'hui les coqs de l'armée, je crois que nous devons leurs qualités plus au soin que nous avons pris de remplir leurs bourses et leurs estomacs, qu'à l'instruction que nous leur avons donnée. A la fin de la campagne, ils se sent comportés excessivement mal en plusieurs circonstances , parce qu'ils étaient dans une misère extrême, le gouvernement portugais ayant négligé de les payer. J'ai obligé le gouvernement portugais à s'arranger de manière à les payer régnlièrement cette année, et tout le monde sait commeut ils se sont comportés. Nos propres troupes se battent toi^ours, mais l'influence d'une paye régulière se fait bien sentir dans leur conduite, leur santé et leur vigueur. Quant aux troupes françaises, il est notoire qu'dles ne (ont rien si elles ne sont payées et nourries régulièrement ■
Wd&ngtan ou trèt-hottorable tïr H. WeUe^, ckevtUier du Bain. Tara, le le octobre ISSl.
■ Les calomnies contre moi et contre l'armée n'en finissent point, et je n'aurais le temps de rien faire, si je m'occupais à les réfuter, on seulement à en prendre connaissance. Tout nouvellement, on a pris occa^on d'nn libelle publié dans un journal irlandais et rapportant une conversation supposée entre Castaoos et moi (libelle dans lequel on m'impute d'avoir consenti à changer de religion pour devenir roi d'Espagne), pour m'accuser de briguer la couronne ; et là-dessus, ces imbéciles de duc deN... et de vicomte de N... protestent formellement qu'ils ne sont pas du nombre des grands qui ont consenti à nn pareil arrangement! Que faire avec de semblables libelles et de pareilles gens.
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sinon de les mépriser et de poursuivre son chemin, sans &ire attention à eaxt...
■ n est bien évident'pour moi qae si nous ne renversons pas la démocratie k Cadix, la cause est perdue ; mais cMoment s'y prendre? Dieu senl le sait ! ■
WeUiiigton m eomU Bathurit .
■ Us sont dans un état si misérable, qu'il est réellement bien difficile d'espérer qu'ils s'abstiendront de piller un sgperbe pays où ils sont entrés en conquérants, et surtout lorsqu'ils se rappelleront les misères que leur propre pays a eu à souffrir de ses envahisseurs. Je ne puis donc pas risquer de les ramener en France, à moins que je ne sois en mesure de les nourrir et de les payer. La lettre officielle que j'adresse à Votre Seigneurie par ce courrier lui fera voir l'état de nos finances et quelle est notre perspective. Si je pouvais à présent tùn avancer 30,000 bons Espagnols payés et nourris, j'aurais Bayonne. Avec iO.OOO, je ne sais pas où je m'arrêterais. J'ai maintenant sons mes ordres à la frontière, ces 20,000, et même ces iO,000 Espagnols : mais je ne puis m' aventurer à les faire marcher en avant, bute de moyens de les payer et de les enlrelcoir. Sans paye et sans nonrriture, il faut qu'ils pillent, et s'ils pillent, nous sommes perdus. >
WeUinglon au comte Bathwtl.
«■lDt-Je*D-de-I.ai, le il il«c«abT« itll.
■ An moyen des 30,000 hommes environ qui tiennent la campagne dans la Péninsule, le gouvernement anglais a, depuis cinq ans, nécessité l'emploi d'au moins 200,000 hommes des meilleures tronpes françaises ; car il est ridicule de supposer que les Espagnols ou les Portugais eussent résisté un seul instant si l'armée anglaise se fàt retirée. »
WeUingUm ou génénU MorUto.
siInt-Jcin-de-Lui, ta a décembra in>.
■ Je n'ai pas sacrifié des milliers d'hommes ni conduit mon année
sur la twritwra français pour que les soMate pHtent et maltraitent les paysans français, au mépris de mes ordres ; je tous prie donc, ainsi que Tos <^ciers, de tous tnen metlre-dans l'esprit que je préfère one petits armée qui obéisse et garde la discipline, à une année nombreuse, insoumise et indisciplinée. Si les mesures que je suis <Migé de [H«ndre pour forcer à l'obéissance et au bon ordre me font perdre des hommes et diminuent mes forces, cela n'est indiffirent ; la faute en rerieudra à ceux qui, par la négligence de leur devoir, sou0rent que leurs soldats se livrent à des désordres qm doivent fiùre tort à lenr pays. ■
WdHngton ttugéttértUdon M. Freyre.
■ Je viens de recevoir votre lettre du 26. D résulte de la correspendanœ du général HoriUo que vous m'avez envoyée, qu'à plusieurs reprises j'avais averti ce général (pas moins de quatre fois] , des [Maintes formulées conlre ses troupes; et quoique MoriUo nie que ses troupes aient fait du mal, il a dit lui-même au général Hîll ■ que ce mal, il ■ serait impossible de l'empêcher, parce qu'il n'y avait pas un • soldat ni un officier qui ne reçût des lettres de sa famUle, en > Espagne, pour lui dire que se trouvant en France, il devait faire < fortune. ■
Wellington au général don M. Fregre.
■ nierait fort désbntoraotpoar l'armée e^x^pude qoe b oondoite dont oo se plaint ne fût pas SKKiifiée; ayant pris des masuras ponr fournir régulièrement aux soldats lenr paye et leur nourritare.je désire vivement que l'on prévienne ces pûintes contiuu^les. ■
W^ngUm au comte Bathurtt.
Dire, la 11 mira 1814.
• Je puis foire r«atrer plus d'Espagnols en campagne, mais je n'ai pas les moyens de les entretenir eux el les troupes supplémentaires
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aa^ses et portugaises. Gependint, aécessité n'a pas de bi, et je les ferai venir, si les Anglais et les Portugais que j'atlends s'arriveRt pas biortAL *
WeUingtmt à tord làverpoot.
< Les circonstances dont je vous ai informé montrent à Votre Sùgnenrîe que le sjrslime militaire de l'Espagne ne s'est pas beaocoup amâioré, et qu'il n'est pas fort aisé de combiner on d'exécuter dtâ opérations avec des corps si mal oi^^anisés, donés de si peu d'inlelligeoce, et sur lesquels on ne peut compter. On aura peine à croire que ce soit ici que le général Hendizabal ait reçu la première nouveUe de la réunion des troupes ennemies à Sévilie. Tonte combinaison soit pour la retraite, soit pour la défense, aurait été rendue inutile par les ordres de la r^^ce, qui détacha le général Ballesteros dans le condado de Eliebla, le 21 décembre, le jour même où Soalt s'avança de Cadix sur SériUe arec un détachement d'infanterie. *
Du mime au mime. I
1 lénttt ini.
> Les divers événements de la guerre saroot fiiit voir à Votre Sùgneurie que l'on ne peut faire aucun calcul sur les opérations dans lesquelles!» troupes espagmdes sont engagées.»
lard WdSagimàM.Forjat.
GoOTM, 7 lepttmbr* ISIO.
• Cette mesure (la dévastation du pays) paraîtra nécessaire à tous oens qui réfiéchironl à la position dans laquelle se trouve le pays ; elle est d'accord avec toutes les antres mesnres que, depuis un an, j'ai reoommandéea au gouvernement, afin d'empécber, ou à tout le moins,
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retarder les prt^^ et rétabliuemeDt de l'enaHm dans ce paya. Hû» il paraît gae le gouverDement a découvert réceinmeDt que nous stioos tort tous tant que nous sommes ; et, à l'imitation de la junte centrale, il demanda à grands cris la bataille et de prompts succès. Si j'arais ea quelque pouvoir, j'aurais empêché les armées espagnoles de répondre à an tel appel, et la cause serait gagnée ; maintenant que le pouToir est en mes mains, je ne laisserai pas échapper la seule chance qui me reste pour saif^er la caose, en donnant la plus petite attention aux sn^estions insensées du gouvernement portugais-
• J'avoue que ce changement de conduite de la part du gouvernement me blesse fort; et comme je dois l'attriboer aax personnes qui sont nouvellement arrivées au pouvoir, ce m'est une raison de blâmer leur nomination ; si leur conduite me donne de nouveaux snjets de plaintes, j'en écrirai au prince régent.
< Vous êtes libre de communiquer à la régence tout ou partie de ma lettre, selon qoevons le jugerez convenable. >
Lord Wet^ton à M. Ferjat. .
Pero-Necro, lo nsTcmbn IBIO.
t Le fait est que le gouvernement, après la nomination du principal Sonza comme membre de la régence, s'imagina que la guerre pouvait être Ëiite sur la frontière seulement (ce qne moi et les officiers de ce pays nous avons toujours dit être chose Impossible), et, au Leu de donner des ordres positif poar toutes les mesures que nécessitait l'événement le plus probable, la retraite des alliés, le gouvernement a perdu beaucoup de temps à discuter avec moi sur la convenance d'une mesure entièrement impraticable, et a oublié d'ordonner ce qu'il Ktllait pour l'évacuation du pays situé entre le Tage et le Uondego.
> Je puis m'étre trompé sur le système de défense à adopta* ponr ce pays, et le principal Souza, ainsi que d'autres membres de la régence peuvent être meilleurs juges que moi de la capacité des troupes ainsi qne de la nature des opérations à faire. Dans ce cas, ils doivent désirer que Sa Majesté et le prince régent me retirent le commandement de l'armée. Uais ils ne peuvent douter de mon zèle ponr la cause dans laquelle nous sommes engagés, et ils savent qne je n'ai pas une heure, une
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passée, qui ne lowiit tsapk/jéen à faire trion^ber cette cause. Les aniialesdu gouvernement portugais montrenHit ce que j'ai Eaitret pour le gonveroement et pour le pays. ■
ÉTAT DE l'aKHÉE ANGLAISE DANS LA PÉNnSULE.
On cmnall les brillantes qualités du soldat et de l'officier anglais ; dans celle note, il oe s'agira que de mettre en lumière quelques-unsde leurs défauts.
Wd&igbm ou Ùeutenant-calonel Bamei.
« Il est extraordinaire que la résistance à l'autorité soit aussi fréquente qu'elle l'est de la part des officiers et des soldais anglais... Je lâcherai d'obtenir des cours martiales générales qu'elles fassent sentir leur méconlenlement d'une pareille conduite avec plus de .force. •
Ordre générât du 19 nui 1809.
~ « Les officiers doivent surveiller leurs hommes dans les quartiers, ausû tuen qu'en marche, sinon l'armée ne sera bientAt plus qu'une troupe de bandits, i
Ordret généraux det 20 janvier et 25 mort 1810.
* Les soldats de l'armée ont reçu constamment les meilleurs traitements de la part des habitants du Portugal; tandis que les exemples T. m. u
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réitérés de vob, de violences et de meurtreB, oomnis ur lenn personnes par des soldats qw s'écartent des détacbanenls en marche, sont nne honte pour la réputation de l'amiée et de la nalKHi ai^laise. >
Dans son ordre du 10 novenibre 1810, Wellington se plaint des fréqueDtes désertions à l'ennemî, < crime inconno, dit-il, jusqu'ici dans les années anglaises, i
Il fit publier les noms des déserteurs, leur signalement, le lien de leur naissance et le nom de leur paroisse, < afin, dit-il, que leurs amis, ■ instruits de leur crime, s'apprêtent à les regarder comme perdus I pour toujours, et à les livrer à la justice, s'ils refenaient jamais dans « le pays natal. »
Orrfre du 16 février 1818, daté de Fretuda.
Le général en chef se plaint, dans cet ordre, des d^ts commis par plusieurs régiments d'une division anglaise qui, en 1810, avait brûlé la ville d'Alcoentre, détruit l'année suivante les cantonnements de la troisième division, à Aldea da Ponte, et brûlé récemment la cbarpeote du couvent de San-Francisco, an grand dommage du service.
Ordre du 13 déeevd)Te 1810.
c Le commandant en chef apprend avec peine que, malgré ses crans réitérés et les désagréments qu'ont éprouvés les officiers et les soldats de l'habitude de brftier les portes, les fenêtres, les mcidiles et les boiseries des maisons, cet abus continue encore... Le commandant en chef est honteux d'avoiier que les troupes auf^aises ont ainsi, dans friusîeurs occasions, fait pins de mal au pays (le Portugal) que l'ennemi. •
WeUhtgUm au comte tâverpooL
rssMe de ealMMo, 10 Jula H».
■ Les violences commises par les soldats anglais appartenant k cette armée sont devomes si atroces, et elles ont prodait sur l'esprit du peui^e de ce pays un effet si préjudiciable à la cause et «a même temps ù dangereux pour l'amiée elle-même, qj^e je prie Votre Sagneurie d'y apporter la plus aérieuae atteatiOB. i
DigilizcdbyGOOgle
WftOagUmà...
€ Le Donbne dis boUiU qui ■'teartflot àt lear régimeat, uns aotn nûan qoe de piHer, est un malheur p^or l'annéa at donne la prenve éviéente d« degré de relftcbeatent de la discipline dau les réginenU, et de b négUgeace des comnifindanta et des officten dans l'obeavation de leur devoir. *
(Voir aussi la lettre du 1 9 novembre, au comte Batliurst.)
Napixe, t. DE, p. 375, dit, i propos de la retraite de Burgoa: i Pendant que l'arrière'garde était ainsi evgagée, l'irr^Bse st l'iusubordi- Dation, suites ordinaires de la retraite d'une armée anglaise, jouèrent un ^nd ri>le àTorqnemada, dont les vastes magasins de vins d«rinrenl la proie des soldats : M) dit que 12,000 hommes furent vgs à la fns dans un état d'ivresse complète. »
Ordre du S8 w/vembre 1812, aux comtwmdanlt da diotiiotu.
< Ce4 avec peine que j'ai remarqué que l'armée sous mes ordres élilit tojvbée k tx\ é^pxA (ladisdfdioe), pendant ladernjëre campagne, au-dessous de ce que j'ai janais vu dans aucune autre armée. Cependant, avus n'avons éprouvé aucun désastre, aucune fprie privation. U est évident, pour tous les dliciers, que, du momient où les troupes ont commencé leur retraite des environs de Burgos d'une part, et de Madrid de l'aatre, les officiers ont perdu toute autorité fur leurs hommes... Je n'hésite pas à attribuer ce mal à la n^igesoe hatûMwHe 4«B officiers dans l'acçowpUssemeat de leur devoir. >
W^fyigton m comte BatkurU-
Wellington se pbml, dans cette lettre, des M^es d'indiscipline et de {Mllage dont les sddats aillais se rendirent coupaUes après la bataille de Viltoria. (Un extrait de cette lettre est cité dans le
texte.)
DigmzcdbyGoOgle
WeUingUm au général Barnet.
• Drauièremeot, l'adjudant du 1 5* Friment porliigais a élé taé par des soldats anglais qu'il tâchait d'empêcher de piller Saint-Sébastien; dans une autre circonstance récente, des soldais d'infonterie ont tiré sur un oificïer et un piquet de 1 i dragons qui s'efforçaient de les fôire sortir d'un cabaret... Si cela conlinae, si l'on admet les excases d'un soldat pour avoir levé la main sur son officier, ou sur un officier non commissionné en service, nul ne pourra plus remplir son devoir. C'en est fait de toute subordination, et même de l'état militaire chez
Ordre du 4 octobre 18(3.
Wellington signale encore dans cet ordre la fréquence des désertions t crime, dit-il, devenu très-commun et qui jusqu'en ces derniers ( temps était inconnu dans l'armée anglaise. >
Déjà antérieurement, dans un ordre du 40 novembre 1810, il avait dit : t C'est un crime dont le commandant en chef n'a pas eu d'exeni' pie dans toute sa carrière militaire, et qui était jusqu'ici inconnu dans les armées anglaises. >
Nous avons cité, dans le texte, les actes de barbarie et les dévastations commises à Giudad-Rodrigo , à Badajoz et à Saint-Sébastien. On peoly ajouter le pillageduRetîro{1) et les désordres graves auxquels se livrèrent les soldats anglais après le passage de la Bidassoa. Wellington essaya dans cette dernière circonstance de mettre un terme au pillage en renvoyant plusieurs officiers en Espagne, el en faisant mettre les régiments les plus coupables à la queue de l'armée-
L'instruction pratique des offiders avec lesquels sir Arthur Wellesley Bt ses premières campagnes ne devait pas être bien étendue, à en juger par ses ordres du 23 mai 1 803 et du U Juin de l'année suivante. Le premier explique aux officiers comment une colonne de plusieurs régiments se forme en bataille, par la léte et par la queue, par le Banc ou obliquemenl à la ligne de marche; le second rappelle aux commandants des corps d'infanterie < que lorsqu'un bataillon est en
1) tditNuiu, t. IX, p. sa.
DigilizcdbyGOOgle
I ligne, le poste de l'officier commiiDdant est derrière, au ceutre 4u I bataillon. >
WeUingtm au catontl Peaeocke.
* Les officiers de l'armée n'ont rien à faire dans lef coulisses (dit ibéÂtre de Lisbonne), et il est fort inconvenant qu'ils se montrent sui la scène pendant la représentation... Je suis filché d'apprendre que des officiers en uniforme, et le chapeau sur la télé, oal paru sur le théâtre pendant la représentation, et que quelques-uns d'entre eux ont commis des désordres et des violences dans les coulisses. >
WeUingbm au général Crawfitrd.
( Tout cela ne signifierait pas grand'chose, si notre élat-major et les autres officiers s'appliquaient à leur métier, au lieu d'écrire des nouvelles et de passer leur temps dans les cafés. Dès qu'il arrive quelque chose, tout oflicier qui sait écrire el qui a un ami pour le lire se met à son pupitre pour faire le récit de ce qu'il ne sait pas et donner des communications sur ce qu'il ne com{»«nd pas. Ces rapports sont bientôt répandus et exagérés par les oisifs et les malveillants dont toutes les armées fourmillent. Il eu résulte que des officiers et des r^iments entiers perdent leur réputation; qu'il se forme et s'entretient un esprit de parti qui est la peste de toutes les années; la ctMi&ance n'existe plus, et il n'y a point de caractère, quel que soit son mérite, point d'action, quelque glorieuse qu'elle soit, à qui l'on rende justice ensuite. J'ai été assez heureux jusqu'à présent pour préserver mon armée de ce mauvais esprit, et je suis résolu à persévérer dans mes efforts. >
ITeUtR^ton à tord lÀverpool.
* Je suis obligé d'être partout, et si je ne suis pas présent à unç opération, tout va de travers. *
DigilizcdbyGOOgle
Ordre ifa 18 so&l (812.
( L'inobservatioD conslante des ordres du... provient antqnemeiit de b Dégligence et de U désobéisBaBceaux ordres^doat tes officiers ont trop contracté l'habitude. ■
Ordre du 27 teptembre (812.
• Le commandant en chef éproure le [dus grand diagrin d'être obligé de se plaindre ansn souvent de ce que tes officiers de Tamiée n'obéissent pas à ses ordres; mais cette négligence est si fréquente, si évidente, et elle peut élre suivie de conséquences d'une telle importance, qu'il ne remplirait pas son devoir s'il ne la relevait pas. >
WdltHgton au ttilmtt Torrenu
( Personne dans l'armée anglaise ne considère un rftg^ement oa un ordre comme devant être le guide de sa conduite ; on lit ces documents comme on lirait une nouvelle amusante ; il s'ensuit que Unique des arrangements compliqués doivent être mis i exécntitm, diacun agit i sa fantaisie. >
(La même opinion se trouve exprimée dans un ordre du 29 novembre ( 81 3 et dans une lettre du 1 8 Juillet de la même année, an colonel Torrens.)
Ordre du 8 octobre 1813.
« Le commandant eo cbef a déjà décidé que les oIEciers qui cmt montré une négligence si coupable (en tolérant certaines violences commises par les troupes sous leurs ordres) seront renvoyés en Angleterre... 11 ne- veut positivement pas commander à des officiers qui n'obéissent pas à ses ordres. >
Wellingum au général Bope.
s oc labre »li.
f Serions-nous dnq feus plus nombreux que nous le sommes, il y aurait danger à pénétrer en France, si nous ne pouvons pas empêcher les scMats de [ûller. >
La déposilîoB sunaote, feUe par WelUngtoo devant la cour royale d'eoquite, àtmaa une jtMto idée de VéM moral du soldat anglais: f Les odBcîers w» oooMWSsioiiDés, dit-il, qœ je fis Dommer dans la f PéaÎBaide bb devinrent pas de bons officiers. Us étaient en général f qnerdleurs, et ils arrivaient dans une société aux manières de la-
■ y oll e ils n'étaient pas b^ituée. Ils ne poovaiait d'ailleurs rien en-
■ duer,éohMSésq«'iltMùenlptrleviac<leBliqHevrs. ■
PAIIUSSB lES ARKÉES B8PAGII0LBS.
Les wloMaires espagnols étaient îndivïdDdement actifs , sobres , braves, animés de sentiments patriotiques; mais les corps formés de Tolootaires étaient, sons le rapport dn commandement, de l'oi^ntsatîon, de l'éqnpement, de l'adminislralion et de la discrpHne, trop inférieurs à l'année française porir soutenir la lutte en rase campagne. Les olBciav espagnds manquaient d'expérience, avaient peu d'instructicm et afiedaiait une si ridicule t^mfiance cbu» lenr mérite, qu'ils ne {Mraëtaient ni des conseUs ni des avertissements qu'on leur donnait : ils ne s'entendaient pas entre eux, ne jouissaient d'ancune autorité, et n'exerçaient pas la moindre influence sur leurs snbordonnës. On ne peut leur contester le cearagedn8(ddat; mais comme cheft ils ne montrèrent abscrimnent aocose fermeté snr le champ de bataille. C'est ce qni explique qu'ils eurent comparativement bien moins de généraux tués ou blcflsés que les Français et les An^s.
Pour vpprétâa la ÊiQilease des années espagnoles, il suffit de Rappeler quelques bits empruntés aux relations des batailles livrées par ces armées de 4808 it 81 i.
€ A Rio^Seco, les volontaires furent saius d'une terreur indicible. Lasalle, avec 1 ,S00 hommes, poursuivit 2ft,000 fuyards qui poussaient des buriements de désespmr (1). ■
(1) uiuw. p. ees.
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A. Belcbîle, le général Blake se vit lâdiement abandonné par ses soldats, au moment où il voulut tes porter en aranl.
A Satinas, les corps natkKiaux, • lesmallenrsde cegenre.dit Na- (Her, que l'Espagne ait eus, ■ jetèrent leurs armes après le premier cboc.
À Valls, le maréchal Saint-Cyr défendit à son artillerie d'ouvrir le feu sur les bataillons de Redîng , parce qu'il craignait que ceux-ci ne prissent la fuite avant que son infanterie eût pu les jcnndre. (MoleE que les soldats de Saint-Cyr étaient des hommes de nouvelle levée, ■ le rebut de Naples et- de Rome, de ces Étals d'Italie qu'on ne pouvait citer comme militaires sans les ridiculiser. ■ (1 )
A Anobispo, le corps d'Albuquerque, attaqué par le duc de Trérise, ne montra aucune consistance et s'engagea, — pour nous servir des expressions de Wellington, — dana une fviu honteute.
Tout aussi pitoyable fut la conduite des Espagnt^ de Uendizabal, attaqués et mis en déroute parSoult, en tSIl, sur laGebora.
Pendant la campagne de 1809, l'armée de del Parque, attaquée par des forces inférieures en nombre, s'enfuît à Alba de Tormès eo jetant ses armes.
A Falcet, en Catalogne, les Espagnols lâchèrent pied avant que les premières compagnies de flanqueurs les eussent abordés (2). Ds essuyèrent encore, peu de temps après , une déroute complète à Ven- Ullas.
En 1809, l'amiral Colingwood écrivit, à propos des opérations de Saint^yr (3) : > Tout va mal en Catalogne depuis la chute de Roses. Les Espagnols sont en force, et, pourtant, dès que l'ennemi parait, Us s(Hit frappés de terreur et se dispersent ■
Cette même année, les volontaires de la Romaoa, culbutés par le maréchal Ney, jetèrent leurs armes et rentrèrent dans leurs foyers.
En 1812, à Valence, le général Blake, quoiqu'à la tête de
48,000 hommes des meilleures troupes que la Catalogne eût formées,
fut assez pusillanime pour se rendre. Avec un peu d'audace, il aurait
fadlement traversé les lignes d'investissement de Suciiet.
Cette même année, le général Drouet, avec des forces intÉrieures en
(1) RiMiR, 1. lit, p. m.
(1) Niriu, L VII, p. «■
[J) CalIntwDDd ■■rdilt me » HolUUe IM cfttei de U C»t*lii|ne. Il ÉWt Uen lii(««C d« ce qui l'y p*H*lt.
DioiiizcdbjGoogle
nonobre, fit éprouver un échec sanglanl au corps de Moritio à AU
Cette même année eocore, O'Donnel, avec 6,000 baïonnettes, 700 chevaux et 8 pièces de canon , fut attaqué et mis en fuite par t,500 Français, sous le commandement de Delort. O'Donnei eut 3,000 hommes tués, pris et blessés, tandis que son adversaire laissa â peine 200 hommes sur le terrain.
An mois de juin 1813, le général Harispe, avec 8,000 hommes, mit dans nne déroute complète 35,000 Espagnols à Aldra sur le Xncar.
Nous n'en finirions pas si nous voulions citer tous les combats qui mirent en évidence la feiblesse des troupes espagnoles et rincapadlé de leurs généraux.
An reste, les témoignages invoqués dans le texte (diap. XIV, p. 31 9 et suivantes) ne sauraient laisser aucun doute sur ce point.
Nous nous bornerons à compléter ces témoignages par la lettre suivante du brave et chevaleresque duc d'Albnquerque,
Le due dAUmquerque à M. Freyre.
< Pendant nos marches, nous nous arrêtions pour nous reposer, comme des troupeaux de moutons, sans prendre aucune position, de sorte que si l'ennemi Tavait su, il nous aurait battus partout où il bous eût attaqués. Si, dans la soirée du 26, je ne fusse pas sorti de la ville avec ma division, et que je n'eusse pas réussi à arrêter l'ennemi, toute l'armée eût été dispersée, toute l'artillerie et les bagages qui étaient dans les rues de San-Ollalla eussent été perdus. On peut juger de ce qui fût arrivé, si l'ennemi, qui était à portée de fusil, n'elït été arrêté; car un assez grand nombre de soldais avaient déjà jeté leurs armes, etc. ; les commissaires avaient abandonné plus de quinze mille rations de pain; les charrettes obstruaient les rues, etc. Je le répète, nous sommes journellement exposés, et notre marche ressemble à une caravane de pèlerins. Nous n'avons aucun égard pour la distance, l'ordre ou la discipline; et nous menons toujours avec nous le parc d'artillerie, qui devrait rester à deux ou trois lieues en arrière. ■
DigilizcdbyGOO^IC
EHTH01I8U8IIR MS IWA6N0LS.
7 Mrt des périodes dans la gwrre d'Espagne où l'a htiiBn vif que gtoéral: après Fémento d'Am^iez, ^irèsBaTten, aprbs le d^rt de Napoléoo et après l'évaeiiatioB de Madrid par Joseph. Ifoift eu deborsde ces périodes, on «U à const^er une grande mdiRërence , quelquefois même des actes de faiblesse et de IrahisMi. Lorsque, par ioteiralle, l'entlioflsiasnie se rév^lak, 3 s'étaporait presque aossitM en Taisee promesses , en orgneiUeuses pannes. Otto awt^ilé de conduite est îâbéraite d'aiUenrs ao caractère espagnol. kprbs chaque désastre, les vttonUùres et le»gmeriUai se croyaient avsi redoutables que la veille. On eût dit. à les entendre, qu'ils étaient les meilleurs soldats de l'Europe ; mais leurs actions ne répondaient point k la haute opinion qu'ils avaient d'eux-mêmes ou qu'ils voulaient în^irer aux autres.
En voici quelqoes preuves, tirées au hasard des correspondances officines et des ouvrages les plus estimés sur de la guerre de la Péninsule.
L'amiral CoUngwood ou yénéral Dalr^mpU.
■ Je n'ai jamais eu beaucoup d'espoir dans le succès desE^tagnoU, et)e ne vois aucune raison de changer d'oi^nion. ■
.^it général Moore.
* Il est singulier que les Français aient pénétré jusqu'à ValUddid, et que cela n'ait Eût aucune sensation sur le peuple. >
Le colonel Graham à tir /. Moore.
Sxlrld. * ocUAra IMS-
• Les Asturies n'ont pas encore fourni un soldat. ■
DigilizcdbyGOOgle
Le général Btàrd à 3. Moore.
* Noos n'avons r^u aucune espèce d'assistance du gouvernemenl. ■ (JuaU locale.)
■ L'argent apporté par le Pluum et dutiné k ta province de Léon, (laquelle n'a pas encore levé un seul homine), est resté dans le port oà il a été dânrqaé. ■
Le major Cox augénértU DatrifmfiU.
Miuic, 1 «Ddt im.
■ J'avoue francbement que je ne puis m'empécber de craindre qu'une cause aussi grande et aussi glorieuse ne soit rainée par les fanestes effets de la jalousie et de la division. •
Le eapHame Qarol m généra BùrtL
MiMi, 11 <l«ceBbra ItM-
< Cette province (les Asturies), qui fut la première à déclarer la guerre à la France, n'a , depuis sept mois, pris aucune disposition paar empécber rennemi de l'envahir. ■
Journal de J. Moore,
9 MMBbra IWl.
■ Ici le peuple ne prend part à rien. Nous avons la plus grande peine à trouver des gens qui nous donnent des renseignements. ■
LeprmudeNeufekAtetaumarkhalSoi^
* La ville de Madrid est parbitement iraBqBîlle; toutes le* bMtiqtws BOBt ouvertes et les amusements publics sont suivit. >
Jlf. Freire à J, Moore.
• L'extinction de l'enthousiasme populaire dans ce pays et les moyens de le laire renaître nous entraîneraient dans une trop longue discussion. ■
A J. Moore.
SiliDuniguc, t iliSccmbre IKH.
■ De ce c6té, le peuple est passif. >
Le génértd porlagiùt Frameico de Pauio Letle, au générai IMrifmpte.
Iilremos, tB icpteinbrB IMt.
> Les Espagnols ont promis beaucoup et ne font rien. ■ David Bàrd à J. Moore.
Ulorgi. 19 navcmbra IMM,
■ Les autorités locales n'ont pas seulement négligé de nous envoyer des vivres, mais encore de nous donner les moindres renseignements sur les opérations des armées et les mouvements de l'ennemi. >
A. J. Moore.
Curogne, Il noTembre ISOO.
■ Je savais qu'on ne voudrait jamais croire à l'apatbie et à l'iodiilerence des Espagnols. •
Le lieutenant Boothbtj h /. Moore.
La Puebli, l'IiDVler ISO).
• ...Quant aux défilés, tout forts qu'ils soient, il n'y a personne à qui je puisse les confier, ou qui veuille les défendre ; aucun Espagnol ne pense à la marche de l'ennemi avec d'autres sentiments que l'indifférence ou quelque espoir que Dieu et l'armée anglaise sauveront le pays. .
En 1 809, le gouvernement local de Tarragone était si négligent et si corrompu que les armes envoyées par l'Angleterre, au lieu d'être ein-
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ployées à la d^DSe du pays, furen' vendues ù des mardiands élrangen, * (CorreipmdoJice Ue twd CoUmgwood.)
M. Cantnng h M. Fràre.
> 11 parait que les Espagnols n'ont Tait aucun effort, soit pour seconder les opérations des Anglais, soit pour défendre le FefTol, soît pour sauver ce qui peut se trouver dans le port. •
Pendant la retraite de J. Moore, 40,000 hommes de troupes espagnoles, sous les ordres de la Romana, se débandèrent pour ravager la contrée. Il n'y avait plus en ce moment dans Tarmée nationale la moindre confiance ni le moindre enthousiasme.
Dans une lettre du 17 août 1809, le général Hill se plaint à sir Arthur Wellesley de ce que des soldats espagnols aient tiré sur les hommes de sa br^ade chargés d'aller au fourrage.
* Ha^;ré la haine du peuple portugais pour la France, malgré sa docilité naturelle et la supériorité manifeste de la condition du soldat sur celle do paysan ou de l'artisan, le recrutement fut toujours difficile. On eut constamment sous les yeux l'odieux spectacle d'hommes qu'on chargeait de chaînes pour aller renforcer des armées combattant pour une cause populaire, et qui aurait dîk être sacrée. ■ (Napier, t. IV, p. 56.)
En 1809, la junte centrale avait dans ses coffres plusieurs millions; ses magasins regorgeaient de munitions et d'armes detoute espèce, envoyées d'Angleterre, et qu'on laissait détériorer plutOt que d'eu faire usage, quoique dans les provinces non soumises les demandes d'armes fussent continuelles. {Ctnretpondawe de tord Ck^inguHiod : Mimoiredu général MiUer.)
■ WetGngtott à lord tÀverpool.
* Le peuple de Castille est mécontent des Anglais, qui n'ont tenté aucun ettwl pour lever le siège de Ciudad. Ce mécontentement, joint à l'efi'et qu'a produit une meilleure conduite de la part des officiers français, a probablement été cause que les Espagnols ont cessé de correspondre avec nous et de nous donner des renseignements, soit
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dîredeiwnt, soit par l'intermédUire des geas qn'ilt ^phMWt pour en
avoir. »
A la 6n de 1810, le peuple des campaeves était si nal dûposé, qu'il prit souveBt le parti des Français contre les nationaux. Il n'y avait plus sur pied que de petites années sans consistance. Joseph et Soult étaient tnéme parvenus à former des régiments espagnols pour cmdbattre les paradai.
En 181 2, le duc de Dalœalîe avait tellemenl avancé la pacification et la soumission de l'Andalousie, qu'il trouva moyen d'avoir 6,Q00 «copeteroi en campagne et 30,000 gardes nationaux dans les postes forli- Gés (1 ). Ces troupes fralernisaient avec les siennes et combattaient résolAment les corps de l'armée insurrectionnelle. La preuve, c'est que, dans cette même année 1812, ISO «Kopeierot r^Ktussèrent une ftftaque faite par 3,000 Espagnols de la divisioQ Cuevas contre Ossuna ; qu'aucune révolte, aucune défection ne«e déclara p«rmi les gardes nationaux quand Soult fut obligé de quitter l'Andalousie pour mener ses troupes disponibles au secours de Bad^oz, et que tous lui prêtèrent laain-Eorte, quand Blake manifesta l'intenliou de prendre Séville(S).
f.n 1810, Joseph écrivit à l'empereur que la déserIJHM duv IflS troupes espa^tdes à sou service dimmuâi ehaque jwr, ft (pK s'il pouvait les Mder exactement, elle disparaîtrait tout à £ût-
En 1813, les restes de cette armée nationale combattirent w la Nivelle les troupes espagnoles de Freyre.
Suchet étak également parvenu à former un corps de gardas piiionales, spécialement chargé de combattre les paradai.
Et au commencement de 1813, quand toutes les diiapces ëtûent pour Wellington, le général Clause! organisa sans la moindre difficiilté liait compagniei franchet espi^noles.
Dans la Biscaye, on vit mainte fois les paysans venir en wIib VVt Français. Mapier rapporte, entre autre, qu'ils attaquèrent les bateaux de la frégate l'AmeHa pour sauver les munitions de l'envahisseur. {T. VII, p. 8.)
En 1 81 0, après la déroute d'Ocana, les paysans, indignés de la fuite
(l> MXhlIqaa du auii deiaplcmbre »t2.
lï}Voirni»iu,L.yii,|i.lM.
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des uldils espagat^, cooduieireDl les Français dans les relniles où œs soldats s'ét^eat réfugiée. L'histoire des guerres offl« peu d'eieotples d'ooe trahisoB pareiUe (\ ).
La plupart des {trisonoiers d'Oicaiia deaundèreat i servir daas l'araée française. < Ce fait, dit Napier, qni élait arrivé à Badajoz et dans d'autres drotwslaBces, prouve que ceruins Espagnols combattaient avec plus de vigueur pour kur nonarque intrus que leurs eampatriotes n'en meltaient à combattre contre lui. • (T. IX, p. 1S6.)
En 484 1 , les Espagne^ n'avaient pris aucune Busure pour la déCease de Tarragone (S), le dernier boulevard de la Calalogue, la cltf de Valence, et la ville qui, après Cadix, avait le plus d'inportaoce militaire. Féroces autant qu'indolents, ils refusèrent la suspenaioa d'armes réclamée par Suchet pour ensevelir les bomnes tués à l'attaque d'Olîvo. Coaune il n'y avait pas de terre au* ce rocber, il fidlut calciner les cadavres par le feu. Dans rintérirair de la viUe régnaient le désordre et la Colje. Rien ne comjHYMDÎt autant le patriotisme et la bravoure des Espagnols que cette misérable défense.
Les Galiciens, pendait toute ta ditfée de la guerre, ne montrèreut aucun empressement à combattre les Français. Contreras, dans ses Mémmret (écrits par lui-même), raconte qu'il avait l'habitude d'envoyer dans les villages qui devaieid fiaamir leur conlingeat des colonnes mobiles accompagnées d'un bourreau pour punir les réfractaires (t810). ■ lUalgré cette sévérité, dit Napier, malgré l'argent et les armes que l'Angleterre ne cessait d'mvoyer, jamais la Galice ne soutint les opératioBS des Anglais. > (T. V, p. 293.)
^on-seulementun grand munbre d'Espagnfds servaient dans l'armée française ; ils venant encore en aide à l'ennemi en s'engageant Ji bwd des corsaires qui infestaient les cAtes de la Péninsule.
Il est prouvé que pea de temps avant la bataille de Salamanque. une négociation secrète fut engagée entre Joseph et des membres influents des cortès. Il s'agissait de reconnaître la dynastie du frère de l'empereur, à condition que le roi approuverait la politique intérieure des cortès. Les négociations, interrompues par la victoire de Wellington et par l'entrée des Anglais à Madrid, furent un moment reprises en 4813.
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On lit dans un curieux ouvrage, intitulé Bonrriemie et $e$ errewrt, qu'an commencement de celte année, le factieux comte de Hontijo, alors général dans l'armée d'Ëlio, avait fait secrètemrat la proposition de soutenir le roi avec ses troupes. ■ Peu après, l'armée de del Parque s'étant avancée dans la Hancbe, fil une offre semblable (1). • La coaversatioo que Joseph eut avec le célèbre Hina, en 1834, à Londres, confirme ces faits et met au jour d'autres défections du même genre. (Voirnotret. II,p. 33t.)
Comme preuves du mauvais vouloir et de l'hostilïtë secrète des Espagnds, nous citerons encore les bits suivants :
Après la bataille d'AIbuera, le général espagnol Blake refusa des liommes Beres&jrd pour enlever les blessés-, la plupart de œs malheureux restèrent jusqu'au lendemain matin sur le cbamp de bataille.
La vûlle de la bataille de Talavera, les fuyards de Cnesla se jetèrent sur les bagages des Anglais et les pillèrent. Non moins ingrats, les habitants de la ville avaient «nterré leurs vivres plut6t que de les vendre à leurs alliés qui mouraient de faim.
En 1813, les autorités de Saint -Sébastien ne voulurent aocorder à Wellington ni bateaux, ni charrettes, ni bâtiments publics pouvant servir d'hftpitaux (2).
Ces refus de là part des magistrats espagnols se renouvelèrent fréquemment à toutes les époques de la guerre. La correspoudance de Wellington en fait foi.
Lorsque le doc, revenant de son expédition de Burgos, s'arrtia sur ia Tonnes, près de Salamanque, • il délivra aux troupes e^iagnôles une grande quantité de vêtements, d'armes et d'antres objets, tirés des magasins de la ville; mais, une lieure après la remise de Ions ces effets, il eut le chagrin de les voir vendre jusque sous ses fenêtres (3). •
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