‹ Histoire du duc de Wellington (volume 4)Chapitre 17 sur 22 · OPINIOH DE WELLINGTON SUR LES CHATIMENTS CORPORELS · texte numérisé non relu

OPINIOH DE WELLINGTON SUR LES CHATIMENTS CORPORELS

lEitralts du Mémorandum sur le projet tendant à modifier la discipUoo de l'armée.)

J'ai lu Ions les écrits sur la discipline de l'armée. On sérail bien teulé d'adopter quelque chose d'après les bases proposées par le ministre de la guerre ; mais je pense qu'il m'est permis de dire que • Je con- ■ nais l'armée anglaise, et que je ne l'ose pas. > J'examinerai d'abord ce qu'est l'armée prussienne, et j'indiquerai comment le système établi chez elle fonctionne, en le comparant avec celui que nous suivons dans notre année.

L'armée prussienne est regardée comme la gloire du pays. La conserver dans son état honorable et efficace parait être le premier objet de tout le pays et l'unique préoccupation du plus grand nombre des habitants, depuis le roi jusqu'au paysan. C'est la principale route, sinon la seule, par laquelle arrive aux honneurs et aux distinctions cette classe nombreuse et puissante de la société qui regarde les honneurs et les distinctions comme devant 61re l'objet de ses poursuites* et l'obtention de ces avantages comme la récompense des travaux de toute sa vie.

Tous les habitants du pays sont obligés de servir dans l'armée pendant uD temps limité. Les hommes de toutes les classes servent comme soldats. Une fois dans les rangs, les bons , non-seulement par leur exemple et leurs préceptes, mais encore par des moyens physiques, coadennent les mauvais dans l'ordre et conservent la disdpline. Le service militaire, quoique de courte durée, honore les citoyens et leur procure, après son expiraUon, différents privilèges et avantages civils.

Ce que je viens de décrire est la puissance du pays agissant dans une (Urection particulière pour maintenir la discipline et la force de l'armée. En lisant avec attenUon l'exposé Ëiit par le baron Bulow de .la discipline de cette armée, des principes sur lesquels elle est établie, et de la maulère dont on l'applique, ou reconnaît qu'il doit y avoir quelque chose de particulier dans la composition de cette armée, dans la nature du peuple d'où l'on tire les soldats, et dans la constitution

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du pays lui-inéiiie ; autrement un pareil système ne pourrait fonctionner.

ExainlDons maiotenaut ce qu'est l'armée anglaise. Elle est étrangère en Angleterre, incoDDue dans l'ancienne constitution du pays. Elle ne . sert ou n'est supposée servir qu'à la défense de ses possessions étrangères. Elle est dédaignée par les habitants, surtout par les hautes classes, dont quelques-unes ne permettent jamais qu'un membre de leur famille y prenne du service. L'homme du peuple même fait tous ses efforts pour trouver le moyen d'acheter le congé d'un parent qui a été enrôlé, bien que sous le rapport de la paye, etc., la condition du soldat sut supérieure à celle de l'ouvrier.

Dans les moments les plus difficiles pour le pays, on ne peut trouver à, recruter l'armée. Le service n'est regardé comme un avantage par personne. Les officiers et les soldats sont mal vus, jalousés et presque toujours maltraités par les habitants.

Le but du projet de M. Windbam était de rendre le service de l'armée populaire en Angleterre, en y attachant des profits et des honneurs; mais ce projet a complètement échoué.

L'homme qui s'enrôle dans l'armée anglaise est généralemfflit le [dos ivrogne et probablement le plus mauvais sujet, dans le c<xnmerce ou la profession qu'il enerce, la ville ou le village qu'il habite. D n'y eo a pas un sur cent qui n'ait été pris dans la demï^ classe, <hi dans la classe avilie de toute société ou corporation ; et l'on ne peut parvenir à les rendre aptes ù rentrer dans ce qu'on a[q)elle la première classe que par la discipline, les préceptes et les exemples des vieux soldats.

Voyons maintenant comment cette armée est employée. Elle est constamment en service dans toutes les parties et dans tons les dimals du monde. Elle ne sort pas de ses baraques et de ses cantonnements pour aller dans les riches plaiues de l'Allemagne méridionale, des Flandres ou de la France, jouir des meilleurs fruits de la terre. Hais quelque part qu'elle aille, elle commence son service sur un bfttimeot de transport où toute cette discipline d'honneur, de remontrances et de réprimandes secrètes, ainsi que la distinction et la séparation des classes, ed impraticable.

Examinons ce que deviendrait la discipline dans cette situation, si nous étions assez imprudents pour adopter le système prussien.

BomoDS-nous à parcourir nos registres d'ordre dans la Péninsule. Bappelons-nous les horreurs qui furent commises par de petits déta-

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chemenls en marche poar rejoindre l'armée, malgré tous les aoins qu'on eût pris poor empêcher ces excès. Ne réfiécbîssons qu'aux conséquences du régime pruuien, ou de quelqn'ane de ses parties , ou à celles d'an rd&chement dans la sévérité de notre propre système ; ne regardons que la conduite de nos hommes et les conséqoences de cette conduite, non^aetilement pour l'honneur de l'armée et les intérêts publics, mais encore pour la sûreté de ces hommes eux-mêmes.

Qu'on se reporte à ma correspondance sur ce sujet arec lord fia- Ihnrst, et l'on verra quelles réformes je proposai, et quelles mesares furent soumises an Pariement et adoptéù par lui pour s'opposer à la grandeur du mal. J'avoue que j'ai toujours regardé ce désir de changer le système de discipline de l'armée comme une maladie de notre époque.

NoBs oublions ce qu'est l'année, ce qu'elle deviendrait si elle n'était pas retenue dans l'ordre, et comlùen les gens du pays seraient disposés i jeter les hauts cris si , par hasard, ils avaient à souffrir de quelque acte d'insubordination, ou si, faute de discipline, l'armée n'abtoMit plus de suocès, eomme cela est arrivé, toutes les fois qu'elle a donné prtee au désordre.

11 serait assez curieux que les p^'Sfuoes qui proposent d'adoucir la • sév^ité du système fussent celles-là précisément qui porteront la re»ponsabilité des actes d'indiclpIiBe ou devidlence auxquels celle réfonne domera lieu.

Je sais bieu qn'one armée, même une armée anglaise, peut être relesoe dans l'ordre sans qu'on ait recours aux punitions corporelles; mais ce n'est que par un systèise de police rigoureux, aussi contraire à l'esprit des institutions du pays qu'aux sentiments des <^iers et des soldats.

J'ai tenu moi-même des divisions entières sous les armes pendant nombre de jours ; on ne commettait plus de crime alors. Je puis, de la même manière, faire faire des appels ou des parades toutes les demi-heures ou toutes les heures ; je puis confiner les hommes dans les cours des baraques; je puis les envoyer promener en ville par escouades, sous l'escorte d'un oBicier non coomiisionné; bref, je puis les tourmenter pour les maintenir dans l'ordre ; mais quoi qu'on fasse, la punition corporelle illimitée, ou du moins restreinte dans ses limites actuelles, doit être la base de tout sjstème pénal applicable à l'année anglaise.

Je voudrais que ceux qui examinent ce sujet voulussent bi«i lire

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toutes les pièces de l'affaire du major N*". Il était jaloux de malateoir son bataillon en bon ordre sans iDfliger de punition corporelle ; à la fin, ses soldats, en faisant l'esercice, tirèrent sur lui avec des boutons.

Nous pouvons être assurés que nous ne saurions nous relâcher, en aucune manière, de la sévérité de notre système ni mâme diminuer le nombre de nos punitions corporelles sans augmenter notre système de police préventive. A cet égard, nous devons considérer un peu ce que sont nos officiers, et les mettre en parallèle avec les officiers prussiens. Nos officiers sont des gens comme il faut; nous voulons qu'ils le soient, et qu'ils se conduisent comme tels, surtout vis-à-vis des soldats et dans leurs rapports avec les officiers non commissionnés. ïtous poussons vraiment si loin ce principe pour nos officiers d'être gendemen, el d'avoir peu de communication avec leurs subordonnés, que, dans mon opinion, le devoir d'un officier subalterne, tel qu'il est rempli dans es armées étrangères, ne l'est nullement dans la cavalerie ou dans 'infanterie de ligne anglaise : ce sont les sergents qui le remplissent dans les gardes. U en résulte que nos officiers, gens comme il Êiul, tout admirable que soit leur conduite sur on champ de bataille, tout honorables qu'ils soient par oix-mâmes, quelque gloire et qndque avantage qu'ils procurent au pays, ne sont que de pitoyables créatures lorsqu'il s'agit de maintenir la discipline parmi leurs soldats en campagne.

Le nom, le caractère, la conduite, la famille et la parenté, la fortune, la situation, les qualités de chacun des hommes de leurs compagnies n'occupent pas uniquement leurs pensées; tandis que l'oflicier prussien, dans la même position, a tous ces objets psésents à l'esprit, et fait observer nue rigoureuse discipline aux hommes avec lesquels il vît câmme un compagnon, un ami, un conseiller.

Il nous faut remarquer ensaite que l'armée prussienne, outre l'avantage qu'elle a d'être ordinairement en repos, ce qui lui permet de suivre son système de discipline, est en tout temps r^lièrement organisée, chaque bataillon dans son régiment, chaque régiment dans sa brigade, chaque brigade dans sa division, et chaque division dans son corps d'armée; le tout sous l'inspeclion personnelle du roi; en sorte qu'il n'y a pas de corps, de division, de brigade, de régiment, de bataillon, de compagnie et d'individu dont la conduite ne soit surveillée etcontrAlée par l'aulorilé supérieure, ainsi que par tous les gens du métier.

Comparons cet état de choses avec celui de l'armée anglaise, avec nos détachements en Irlande, aux Indes occidentales, à Honduras, etc.,

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avec nos délacheraenls dans les tmnspurls, pour la garde des dépoi^ à la Nouvelle-Galles du Sud, avec notre manque (olal d'inspeclion et de contrôle des ofljcîers et des soldais, dans presque toutes les parties du monde, — et nous serons étonnés qu'il y ait quelque discipline dans l'armée, malgré la sévérité du système dont on se plaint.

NOTES SUR LES GËIffiRAUX ESPAGNOLS.

Nous avons plusienrs fois exprimé l'opinion que la gaerre de la Péninsule ne produisit aucun h(Hnine sasceplible d'être comparé, même de très-loin, au duc de Wellington. Pour justifier celte opinion, il suffit de rappeler ce que furent les généraux espagools et quels actes ils posèrent. Dans le nombre, il ne s'en trouva pas un seul qui eût quelque réputation avant la guerre de l'iDdépendance, ou qui racheta cette infériorité par une instruction solide ou des idées justes sur les grandes opérations militaires. Ils avaient tous, en matière de stratégie, les idées les plus fausses et les principes les plus erronnés. Dans les circcmslances difficiles, ils ne parlaient que d'enlom-er Cennemi, manœuvre absurde, qui leur avait réussi par hasard à Baylen, et que depuis lors ils avaient érigée en système, malgré le terrible chÂliment de la campagne de 1809.

Une autre erreur de ces généraux, c'est qu'ils ne voulurent jamais comprendre qu'avec des troupes médiocres ils devaient se contenter de la guerre de position et laisser aux Anglais les fatigues et les périls de la guerre active. Ne tenant nul compte des avertissemrats de Wellington, ils livraient i tout propos des batailles qui n'aboutirent qu'à des désastres. Ces fréquentes humiliations ne les ramenèrent point à d'autres sentiments; ils acceptèrent leurs défaites avec résignation, et pour mettre leur amtmr-propre et leur couscience à l'aise, ils les attribuèrent tantôt ik la trahison, tantôt Hi l'absence de cavalerie, tantôt à l'inaction des troupes anglaises, qui n'avaient garde, en effet, de seconder toutes leurs folles entreprises.

EnGn, ce qui ôlait aux généraux espagnols toute inSnence, c'est

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qu'ils se mêlaient ii des iatrigues politiques, dont le résultat ordiBaîre était de les rendre hostiles les uns aux autres. Les juntes les ncunmaient et les révoquaient avec aussi peu de justice que de discernement

En 1609, la Romana accusa la junte centrale i d'accorder des ré- OHnpeoses aux individus qui avaient le moins de coDuaissauces militaires, et qui souvent n'avaient pas rempli les devoirs qui leur étaient conGés... ■ Les emplois publics, d'après lui, n'étaient pas donnés aui hommes de mérite ni à ceux qui aimaient véritablement le pays. ■

Le comte Toréno corrobore ce témoignage dans les term^ suivants : t En 18U, la régence, dont Ui ciwix furent louvent par trop ru&' cuiet, nomma gouverneur de Valence le marquis del Palackt, qui s'occupait beaucoup de processions et peu d'exercices, et déclarait inexpugnables les mors de la ville quand il avait promené à l'entour l'image de Noire-Dame de /m deiamparadoi{i). ■'

Dans plusieurs de ses lettres, Wellington se plaint de ce que les généraux espagnols divulguent tout ce qu'il leur confiait. 11 cite entre autres ce fait, qu'ayant expliqué au général N.... son projet d'attaquer Cludad-Rodrigo, il fut trè»>étonné d'apprenib^ que œt oflScier en avait donné cMnaissance à des femmes espagnoles, bien que le secret fût dans celte opération la principale garantie du succès (2).

Les plus distingués parmi les généraux indigènes étaient Castanos et la Bomann.

Castamo». S'il ne surpassait pas beaucoup ses compatriotes en expérience militaire, c'étaiidu moins un politique avisé, plein de seasel de finesse, ne partageant aucune des sauvages passions du peuple espagnol (3). Il fit preuve de talent et de perspicacité à Baylen. Quoique souvent irréscJu et Êiible (i), son intelligence et son caractère lui eussent d(Hiné des titres au commandements chef; mais, comme le dit M. Thiers u chaque junte avait son héros qu'elle ne voulait pas soumettre au héros de la junte voisine. i<

La Rohana. Esprit ardent et singulier, tout plein de la lecture des auteurs anciens, instruit, mais peu s^ué, [dus bouiUaat qu'éner-

(4) TOAiMO le tnute trop Unt H iror artoniptct, t. U, p. 137.

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gique (4). On rend justice à son caractère généreux, à sa bravoure, à son activité, mais on conteste séHeusemeot qu'il eât des talents militaires (S). [I exerçait une grande influence sur le peuple et avait le tairai de remuer ses passions. Le duc de Wellington se montra fort généreux envers sa mémoire, en écrivant à lord Ûverpool, le 36 janvier 1811, une lettre où il vante les talents, les vertuset le patriotisme de la Romana : " l'armée espagnole, dit-il, perd en lui sa plus brillante iliustralion. «

On a quelque raison de suspecter le patriotisme d'un général qui, témoin de l'invasion de son pays, écrivit au roi usurpateur (le 1 ( juin 1808) : ■ Sire, la di^sion espagnole dans le Danemark, que j'ai l'hon-

• neur de commander, s'empresse de témoigner à Votre Majesté, par <i mon organe, sa grande latufiiclion de savoir qu'un (i^re du tjratut H Napoléon, du kérot mcomparabU qu'a produit la France, a été re-

• connu roi d'Espagne, etc., etc. (3). >

RGDinc. Suisse d'origine; il se montra ferme et courageux à Baylen et à Valls. Il avait beaucoup d'activité physique, mais aucune activité d'esprit. Il était incapable de conduire des troupes réglées (i).

Dos JosB Palafox. Homme très-ordinaire. II montra même peu de courage au commencement du premier siège de Saragosse. Dans le second, il fut moins remarquable qu'on l'a prétendu. < Plus d'un mois avant la reddition de la ville, il s'était enfermé dans un édifice voûté, à l'épreuve de la bombe, et là, avec des personnes de l'un et l'autre sexe, sa vie sensuelle formait un contraste dégoûtant avec la misère dont il élail entouré (5). i

A Tndela, il contribua, par ses conseils inintelligents, à la perte des armées d'Aragon et d'Andalousie ; il partit même pour Saragosse le matin du jour où cette bataille fut livrée, laissant l'armée aux ordres d'O'Neill (6).

(l]T>1IM,p. TU.

(1) nipu, 1. III, p. 3ia ; tOMROi t. U, IS4, lit et 193.

(3) c«lt« leUrB M trouTS dini k* Mtmoim it Jonpli,

(4) H«*it(, t. III. p. IDI.el SBUU, 1. 1', p. lei.

(I) iiuiu,t.ui,p.iï; uuu,t.ii.p.iniRÀPOi.(oi<.n*bullaUnda n • Oniicle>ar>llJ»n>l*,<]UBcbutt«IIa,oQIIr iTiltiiadinger. • (B)TOkfno,t. II.p. 141,

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CuBSTA. Vieillard respectable, mais d'ane humeur dure el capricieuse, Irès-obsliné dans ses opinions^, hostile aux ÀnglaiB, physique- ■ meot el moralement incapable de commander (t). Son jugement fut toujours faux; aussi negagna-t-il aucune bataille (2). I^es dispositions qu*il prit à Cabezon pour résister à Lasalle, à Rio-Seco pour tenir tête à Bessières, et à Hedelîn pour combattre Victor, prouvent qu'il o'avait ni expérience ni coup d'œil militaires [3). Mais c'est surtout pendant la campagne de Talavera que sa nullité se fit voir. Napier raconte, entre autres, ce fait qui peint l'homme. Dès que Wellington et Cuesla eurent réuni leurs forces en présence de l'armée de Victor, le général en chef crut le moment Ëtvorable pour livrer bataille. Il mit en conséqurace ses troupes sous les armes à 3 heures du matin et alla trouver ensuite son collègue, qui ne voulut point être dérangé de si bonne heure. Guegta ne se leva qu'à 7 heures ; il refusa de combattre, parce que c'était un dimanche ! Le lendemain, il se présenta à Wellington, dans un carrosse attelé de six chevaux, pour faire la reconnaissance de la posîtioD (4) I Le général anglais s'égaya beaucoup de l'aventure et se passa désormais des conseils et de l'appui d'un collègue qui entendait la guerre de cette façon.

Vehbgas. Général nul; instrument docile de la junte (5). Il perdit la bataille d'Uctes, une des plus désastreuses pour ses compatriotes (6).

Eguia. ( Homme irrésolu et incapable de mettre à profit une hea-

< reuse conjoncture; ce qui eût été peut-être sagesse chez un autre,

< n'était chez lui qu'indécision et manque d'énergie (7). •

Blakb. Issu d'une famille d'origine anglaise- Caractère froid et sombre ; manquant des qualités qui constituent le véritable général en chef. < Du 34 octobre au i novembre t806, dit Napier, ce général commit toutes les fautes que les circonstances lut permirent de faire. ■

{I) TOIENO, t.l, |>. ZU0,lgl,lS1.

(!) • CiisiU n'irait auuuo Ulenl, malic'iltaU un hominebrivc . rerapll d'hnnneur rt d< prCJugU, pouiUDt a un point «ilrtme l'opln[ltrEt£ et ibliomnt lu rrançili au diia di tgute eiprauljD. <■ — LoNDONDiaaT; 1. 1. p. 131.

(3) Voir ToalHO, t, 1, p. 31», 30* : • Lei dltenet baUUles r]c CuetU. dit cet blilarlci • proaTCBt qull avait peu Uc cannaUtaDcet itratAflque). •

(t) VoIrToaiMO.i.li.p.ilS.îiT.

(S) narita, t. iv, p. ne.

(S) valr «ncore inaaii, 1. 1. p. :n, - To'^KOi ^' UI,p. 139.

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Ses opéralioDS de 4809 contre Sainl-Oyr prouvent qn'il était incapable de mener à bonne Gn une grande entreprise (< ). La bataille d' Albuera estuo autre témoignage de sa nullité. A Sagonte et à Valence, il ae montra pusillanime et sans talents (2). Gomme tous les généraux espagnols, il avait des projets qu'il ne savait point exécuter et qui, la . pln[»rt du temps, n'avaient rien de sérieux.

MuQuis DE teLVEDER. • Jeune homme sans expérience et sans qualités saillantes pour la guerre (3). •

Albuqdebqiie. Brave, zélé pour son pays et même habile olfirier (i), maiBj>résomptueux à l'excès (5). Il rendit de grands services à Cadix, et en aurait rendu plus encore s'il avait pu obtenir un commandement important. Il résigna ses fonctions h la suite d'un différend avec la junte de Cadix, et mourut peu de temps après k Londres.

Aretzaga. Son ignorance est attestée par la folle expédition dirigée contre Madrid, après la bataille de Talavera.

• Il avait un penchant prononcé pour la vie joyeuse (6). > Le comte Toréno l'a peint dans les termes suivants : i Brave militaire, manc quant dn sang-froid propre au véritable généml, ûl dépourvu des pre-

• mières notions de ta stratégie moderne ; donnant plus de conGancc

< au courage personnel qu'aux grandes et savantes manœuvres, base t actuelle des batailles rangées A Ocana,il ne transmit aucun ordre

• et n'assigna aucun poste Gxe à la plupart des divisions de son armée. « Il alla se jucher au haut d'un des clochers de la ville et là, se conc tentant d'être en vigie et d'observer le terrain, il resta tout le temps

< dans une espèce d'étourdissement sans prendre une seule disposition

• convenable (7). >

A dos Barrios, il se précipita comme un insensé au devant de l'ennemi, et quand il fut arrivé à portée de canon, il demeura tout à coup immobile, tremblant, effrayé.

ircxtcdtlaii, Il Dunqnall d'acIlTlti!

p. 13;TORiiiO,l.lV,p.ï77<t»ulv»i

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Alvarez. Se rendit illuBtre par te Iroisième siège de Gîrone. Tact que la vertu et le courage seront honorés sur la terre, on aura du respect pour la mémoire de ce brave. Cependant, c'est ce mâme Alvarez, qui, l'année précédente, avait rendu le Monjouic de Barcelone sur l'insolente somma tien de Duhesme.

DoK Luis de Bassecourt. Politique faible et génénil de peu de valeur; ji^ment porté sur lui par un de ses eompatrioles, le comlcToréno (1 ], membre des certes pendant la guerre de l'indépendance.

Sylvibba. Les opérations de ce général n'offrent rien de remarquable. La plupart furent mal conduites {%). ,

Vivfes; capitaine général de la Catalogne. Homme iaible et indolent; ses opérations contre Saint-Cyr, en 1806 et en 1809, révèleiitde l'indécision et de l'incapacité. Menacé de mort par le peuple, D dut céder le commandement à Reding (3).

Del Pakque. Général incapable, malgré le succès qu'il obtint en 1 809 à Tamamës. En 1 808, il avait donné au roi Joseph les assurances les plus formelles de sa fidélité (4). On peut juger de sa capacité militaire par ce qu'il fit en 1842, dans la partie orientale de la Péninsule.

Ballbsteros et MeonizABAL. > Ballesteros, dit le comte Toreno, était enclin à l'ostentation; vaillant d'ailleurs, sobre et doué de qualilÀ militaires recommandables , mais obscurcies par sa jactance et sa manie de s'attribuer de magnifiques triomphes (5). >

Ainsi que Hendizabal, il donna une preuve de son entêtement et de son ^orance militaire, en 18K, lors du siège de Badajoz. Quoique Wellington eât vivement i se plaindre de Ballesteros, il fit l'ék^ de ce général, dans une lettre du 23 novembre 4813, à lord Liverpool.

Lasct. Les guerres de la Catalogne prouvent que ce général man-

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