‹ Histoire du duc de Wellington (volume 4)Chapitre 16 sur 22 · SÉVÉRITÉ DE WELLINGTON 'ENTSHS LES PILLARDS · texte numérisé non relu

SÉVÉRITÉ DE WELLINGTON 'ENTSHS LES PILLARDS

A ceux qai accuseol Wellington d'aToir foyorisé le pillage det villes prises d'usant, noos opposerons, oulre les bits cilés dans le texte, les ordres du jour suivants :

Ordre d» 13 aoit 1803.

t Le major-général Wellesley punira avec la plus grande sévérité quiconque pillera dans [e fort d'Ahmednuggur. *

Ordre du 7 novembre 1603.

• Quatre tambours se rendront sur-le-champ à la tente dn sei^^t prévflt pour appliquer 800 coups de fouet à N.., que l'on a trouvé possesseur d'nn animal provenant du bétail pillé. Le général -major prévientqu'à l'avenir tout homme convaincu de pillage sera poni de mort. 1

A. Wellesley au colonel Murray.

t Si les alliés mahratles ne savaient pas que je puis faire pendre tont individu d'entre eux qui se serait trouvé pillant, non-seulement il y a longtemps que je serais mort de faim, mais encore il est très-probable qu'on serait venu m'eolever mon habit jusque sur le dos. 1

Ordre du 3 octobre 1810.

■ Un Btddat anglais et un seMat portiqpiis ont été pendus aujourd'hui pour avoir pillé dans la ville de Leyrîa, où ils se trouvaient, oon< trairement aux ordres et dans un but criminel. Le commandant en dief espère que cet exemple servira à détourner les autres de ces actes honteux ; les troupes peuvent être assurées qu'aucun bit de ce genre ne sera oublié. Elles sont bien nourries et bien soignées. Il n'y a donc aucune raison de piller, et du reste, rien ne saurait jamais justifier le pillage,!

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Ordrei 4h ^9 mm tt du 34 moi 4809.

Dans ces ordres, plusieiin fois remoureUs, sir Arthur WeUeriey iodiqnaît aux cheft de CQrps un bon moyen de prévenir les ictes de pillage; c'était de bire des ippeia d'heure en heure el de ponir séTèremént les hommes manquants.

<... C'est le seul moyen efficace, écriiit- il à doD Freyre (le 4 4 aoTembre1843), d'empécber le pillage. Iji punitioa ne bit rien, car les soldats savent que pour cent hfHumesqoi pillent un seol est puni, au lieu qu'ai tenant la troupe sous les armes, tout k> moade est iatéressé à fitéwatT le pillage. •

OrOre du 7 avril 1S42.

■ U est bien tempsqne le {Hllagecesse dans Badm'oz...LeciHBiBaBdant en chef a ordrâné au marédial prév&t de se transporter dans It ville, et de bire exécuter tous les boanes qu'il trouvera oocqté» i

OrOre dit 8 avril 4843.

c Le commandant en chef réclame l'intervention de tous les ofl^ers pour qu'ils l'aident à mettre un terme aux scènes htmleoies d'ivrognerie et de pillage qui ont lieu dans Badajoz. *

A iord Bathursi.

n noTnnbrt Itll.

1 Les Espagnols ont beaucoup pillé et causé beaucoup de malien France) les deux premiers jours; mais ce malheur même nous a rendu grand service. Plusieurs pillards ont été exécutés, beaucoup ont été punis, et j'ai renvoyé toutes les troupes espagnoles en Espagne pour y prrodre des cantonnements; cette mesure sévère a oonnûucu les Français de notre désir de ne fiiire aucun ma) aux partîculien. i

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■APPORT DO GÉNiKAL GAZAN SDIt LA BATAILLE DE TITTOIIA.

I L'armée du Midi était en position sar [es hanteors en avant de Panc(Hi>o,Iorsquele18,&2 heures de l'après-midi, je reçus l'ordre dn roi de compléter la garnison dn fort de Paocorbo à 600 hommes, et dé porter l'année sur la rire gauche de l'Ëbro, passant par le pont d'Armanoz, prenant toutefois position en avant de ce fleuve pour couvrir b marche des troupes de Tannée du Centre qui, de Trevino et de Haro, se portait par la route de la Pnebla sur Vittoria.

< En conséquence de cet ordre, l'armée du Hidi commença son monvement rétrograde à l'entrée de la nuit, et| an jour je lui fis prendre position en arrière de Miranda. Vers midi, les troupes de l'armée du Centre ayant terminé leur mouvement, celtes de l'armée du Uidi reprirent te leur, en se dirigeant par la route de la Puebla sur Vittoria, où, d'après l'ordre que j'en avais reçu, le quartier-général de l'armée devait aller s'étaWir; c'est par suite de cet ordre que le parc d'artillerie et tes équipages de l'armée, qui depuis deux jours étaient établis à la Puebla, forent envoyés à Vittoria.

■ En débouchant de la Pnebla, je trouvai le roi qui faisait prendre positon i la garde ainsi qu'aux troupes de l'armée du Centre, sur le [^tean qui se trouve sur la rive gauche de la Zadorra, en face du village de Nasclarès, dans Ydiiet de soutenir des troupes de l'armée de Portugal qui se retiraient de Montevité ayant un faible engagement avec l'ennemi. Cet engagement étant terminé, et le général comte Reifle ayant passé la Zadorra, je reçus l'ordre du roi de foire prendre posilkm à l'armée du Midi sur la hauteur en avant du village d'Ariniz, plaçant les troupes à cheval sur la route, la droite près de la Zadorra, et prolongeant la gauche sur la montagne de Zubijana (de Alava).

• L'armée du Centre dut se former en seconde ligne, sur la hauteur de Hai^arita, et fut chargée de garder le pont de Villodas, et de Trespnentes. Les troupes de l'armée de Portugal qu'avait avec lui le comte R^le furent prendre position en troisième ligne, sur la même hauteur.

■ La cavalerie m'étant inutile dans la position que prenait l'armée, 'la Indivision de dragons fut envoyée à Ali, et la S*à Ariaga. La dîvitàtn de cavalerie légère resta à Arlniz, où le quartier général de l'armée s'étabKt.

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< La colonne ennemie qui avait eu l'engagement avec les ironpes de l'armée de Portugal établit son camp sur la hauteur en avant de Honlevité, en portant ses avant-postes de gauche sur le village de Nanclarës, et ceux de droite sur la Zadorra.

f Le 21) au matin, je rectifiai la position que l'armée avait prise le 19 fort tard- La brigade d'infanterie de l'avant-garde, aux ordres du général Maransin, occupait le village de Zubijana. La petite route qui de Zubijana conduit à la Puebla fut reconnue, et de forts postes furent établis sur les hauteurs à la gauche de Zubijana pour obs^rer la vallée de l'Ébro, celle de Trevino et le point de la Puebla. De celte position on voyait encore parfailementcelle du campennemi;et aucun mouvement ne pouvait être fait sans qu'il fût aperçu.

« La journée du 20 se passa sans aucun événement et sans que l'enoemi fit aucune espèce d'observation sur le fond qui était occupé par l'amaée.

1 Dans la nuit du 20 au 21 , un d^rteur ennemi arriva à mes avantpostes, et donna pour renseignement qu'il avait laissé, il y avait quelques heures, lord Wellington avec un gros corps de ses troupes sur la route de Bilbao à Vittoria ; ce déserteur fut immédiatemoit envoyé au quartier-général du roi.

f Le SI , à 5 heures du matin, on aperçut beaucoup de mouvement dans le camp ennemi ; on y vit les troupes se former et les tentes disparaître. J'en fis immédiatement prévenir le roî, qui se trouvait dans ce moment sur la hauteur de Hai^rita, et qui se rendit immédiatement à la droite de ma ligne, d'où Sa Majesté apercevait le mouvement de l'ennemi.

t Peu de temps après, les rapports du général Maransin annoncèrent qn'une forte colonne arrivait à la Puebla, et qu'elle continuait son mouvement par la grande route, se dirigeant sur Ariniz, tandis qu'une colonne moins forte se dirigeait sur la crête de la moolagae de Zubijana, par la petite route. Des ordres furent immédiatement envoyés au général Maransin de se porter, avec la totalité de ses troupes, sur la crête de la montagne, afin d'y devancer l'ennranî. Le géoéral Darricau reçut ordre de remplacer, avec une de ses brigades, le général Maransin au village de Zubijana. Le général Maransin commença son mouvement, mais l'ennemi, qui de la Puebla s'était dirigé sur Zubijana, étant arrivé avant lui sur la crête de la montagne, ce général ne put parvenir à y monter et à s'y maintenir, d'autant plus que les troupes qui débouchaient de la Puebla par la grande route prenaient en grande partie la même direction, et qu'elles allaknt

cootiouelleaieDt mfbrçant celles quiétaientdéjà arrivées sar la crête. • Le gëoéral Haransin se maintint Bur le revers de la montagne. La brigade de la 6* dtvîflion, qui s'était portée snr Zubijana, s'établît snr la hantear en arrière de ce village, en arrêtant, par un feu soutenu, le monveroent de l'ennemi. L'artillerie de la &■ division ainsi que la gauche de cette ligne prirent part à l'action, et le village de Zubîjana fut repris. La colonne qui avait continué son mouvement par la grande rente fut vivement canonnée par l'artillerie de la division de cavalerie légère, qui était dans la batterie nouvellement construite, et par celle de la 6' division,et fut arrêtée dans son mouvement par le feu du 88* régiment qui défendait la batterie, et par les troupes qui défendaient l'approche du bois ; elle prit position et ne chercha plus à pousser vivement son attaque. Pendant que cette attaque avait lieu snr la rive gaodie de la Zadorra, le corps ennemi qni était campé à Hontevité s'était rapproché de la Zadorra-, toutes les troupes qui le composaient s'étaient massées en arrière du village de Nanclarès, d'où une partie SUSA snr Villados, mais n'avait encore rien entrepris. Cette -tranquillité de la part de l'ennemi sur ma droite donnait à penser que son attaque snr la gauche n'était point la vraie, et qu'en la faisant il n'avait d'antre intention que celle de nous obliger à dégarnir notre droite, en portant nos forces sur ce point. J'en fis l'observation au roi, mais elle ne fiit point goûtée. H. le maréchal lonrdan ayant annoncé ouvertement et publiquement que tons les mouvements que faisait l'ennemi sur notre droite n'étaient que de Hausses démonstrations, auxqudles on ne devait faire aucune attention, et que si nous perdions la bataille ce serait parce que la montagne qui était à la gauche de Zubijana resterait au pouvoir de l'ennemi, en conséquence je reçus l'ordre de r^irendre cette positioa, et de m'y maintenir; et le général Tilly lut envoyé, par l'ordre direct du roi, avec sa division de dragons pour observer le débouché de la vallée de Trevino snr Vittoria, par où l'on présumait que l'ennemi se dirigeait. Je crois même que M. le général comte d'Erlon reçut l'ordre de faire observer le même point par une de ses divisions, et le roi quitta la ligne de la droite pour se porter è la gauche de la i* division; sans doute pour être mieux à même de diriger le mouvement de troupes qui allait s'exécuter dans cette partie. — En conséquence de cette disposition du roi, la 3' division, aux ordres du général Vîllatte, reçut l'ordre de partir de sa position en arrière d'Ariniz, de se porter sur la hauteur à la gauche du village de Zumdzu, d'y former ses troupes, et d'attaquer, par la crête des montagnes, les troupes que l'ennemi y avait établies. Les généraux

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Darrkau et Haramin furent [«<éveDus du moaTeaent du général Vil- Utte, et reçoreot l'ordre de le eecooder dans cette attaqw m attaquant à leur tour les troopes qu'elles afaieat sur leurs finmts, 3Sa de les empêcher de renforcer cdks que le géuéral Villatle allait attaquer. L'artillerie, qui était à la gauche de la 4' division, fat renforcée par 4 pièces, et le feu le {dus soutenu recommença. Ces diverses disposî' Hom furent ponctnellement exécutées. — Le gén^ii Villatte attaqua l'ennemi avec sa vigueur ordinaire; rien ne pnt résister au cboc de sa division. I^a position qui devait nous assurer le gain de la bataiUe fat reprise, ainsi qne la hauteur qui se trouve sur le front de ZubijaDa, et l'ennemi fut culbuté sur tous les points. L'affaire était dans cet état i l'année du Midi, lorsque des avis parvenus an roi annonoàrent qne les troupes qui étaient établies le long de la Zadorra étaient fbrtemait Or taqt^; qne l'ennemi passait cette rivi^ sur le pont de Trèspnentes,et que le général Avy, qui gardait celui de ViUados, avec le S7* de chasseurs à cheval, et S pièces de canon, ne pouvait plus s'y maintenir. Sur ces différents avis, le roi me donna ordre de cesser toute attaque sur l'ennemi et de refdier l'armée du Bfidi sur une position plus en arrière qui me serait indiquée. Un mouvement pareil était trèsdifficile à foire, puisque les deux tiers de l'armée étaient engagésavec l'ennemi, et qu'il me fallait beaucoup de temps pour iaire prév^r le général Villatte, qui se trouvait dans les montagnes et en avant de la ligne que l'armée allait abandonner. J'en fis l'observation à Sa Majesté. Je lui dis même que si elle avait les moyens de résister aux attaques que l'ennemi fierait sur la Zadorra, je croyais pouvoirlui répondre de me maintenir dans la position que j'occupais; maissa réponse fiitqn'ilbllait se retirer. Dè« lors, je dus m'occuper à rallier le plus possiUe de mes troupes en donnant l'ordre aux divisions Gonroux, Darricna et ViHatte, tt i la brigade Uaransio de se replier de posilicm en position jusqu'à ce qu'ils fassent arrivés sur ceUe qui devait m'ètre mdiqnée par H. le maréchal Jonrdan. Ces ordres une fois transmis, je me portai sur ta hauteur en arrière d'Ariniz, où je donnai l'ordre à la division Levai de se rendre, après avoir toutefois lait occuper le village d'Ariniz par un de ses régiments. Ce mouvement n'avait pour but que de contenir la colonne ennouie qui marchait par la grande roule, et celle aussi qui allait déboucher par le pont de Viliados, a&n de donner {dus de &ciÙé an restant de l'armée qui était à la gauche de se retirer. Ce mouvemant s'exécuta avec calme. L'artillerie de la réserve, celle de la 3* divi^oa, et celle de hi première et de hi cavalerie lég^ qui s'y réaoirent firent un si grand feu qu'elles arrêtèrent le mouvement des «doBueB en-

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HMiiei, ti doinèreat oh grande &cilUé aux troupes de U gaocbe de se refilicr. Mais ma troannt débordé sur ma dndCe par l'eiuMmi qnj avait passé la Zadorra, je dos penser à me replier pour venir pnodre positioa sur me haatenr en arri^ dn village de Uargarita, qai était occnpé par des Iroiqws de l'armée dn Centre, lesquelles étaioit fiwIflDient flagagées avec l'ennrail Ce moavcment s'exécuta encore.— L'artiBeria et la 1 " «ttvision, que je dirigeai personnellement, s'y formèreot de nouveau et recoasmencèr^t leur feu. Hais la droite de la ligne se trouvant contiaudknkent débordée, ne recevant point d'ordre pour prendre la poûtion dont le roi m'avait parlé, et l'omemi étant déjii aux p«tes de Vittoria, je dus contiaoer mon mouvement sur c^le ville, après toutefois avoir encore pris position &..., toujours dans l'intentitm de soutenir, avec ma divisitm de drpite et mon arUllerie, la re* traite du restant de l'armée qui, sans cette dispoùticm, se serait nécea* sairemeDt trouvée ctmpnnaiae. *

lettus sur diviis sujets «uatifs a u gobu

d'espagkb, Joiq>h à IfapoUm.

■riTiMM, n mm lats.

« Votre Majesté ne rend pas jnstice k son frire lorsqu'elle pense qu'il n'y a pas une léte ici : je ne manque ni de tête, ni de cœur; et quand je serais pétri de boue, j'ai trop vécu prés de vous pour manqnw de tête et de cœur.

* Le major général (f ) ne me traite pas non phis en roi. L'adversité

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âève tes bommesde Doa Irempe, et Alexaodre traitait mieui ses eonemis vaincus. Je n'ai aucun reproche Jt me foire -.hunéle, ^U le fmtt,dâ)u la proipérité, j'«unit dont ta potiron lA je mit la fierlé (f tm htmtme. Écrire au général Belliard, an maréchal Bessières, au général Moathion que Votre Majesté désapprouve mes opérations passées, c'est ra'^ter la confiance dont j'ai besoin pour mes opérations à venir. Écrire k tout le monde ce qui ne doit être dit qu'au dief, c'est dter i l'antorité l'ensemble et le nerf, non iqmds nécessaires à l'année q«e dans le gouvernement, i

JoKpk à Pfapoléoa.

Mlrind*, 12 Mptcnlire IMS.

t On m'oppose des lettres du major général : celni-«i doit avoir le 3' et le t2*, celui-là le 55* et le 36*; toujoars c'est la vtrionté de Votre Majesté qu'on oppose à la m'ienne.

t Je prie Votre Majeâlè de ne donner tes ordret tfn'à mot, et je Ut fer» exécuter. Qn'elie m'autorite à èler te commandement à celai qui répond par det emueiU aux ordret qu'il reçoit, et turUmt quelle pente Inen qu'il n'y a perimne dont C armée moitu talonneur que vm;etquej'eatte été te miàtre abtolu de met momiementt, ayant tout moi det chef* doàlei et déàdét, telt que iVejf, Lefdmre ou MerUn, Cennemi lenûl en dénMe partout.*

liomt Ptttafox au roi Ferdinand VU.

€ Les provinces d'Espagne, depuîsqa'ellessonlsousle joug des

Français, sont dans un état critique causé par l'absence de Votre Majesté ; il n'existe pas d'autorité suprême, dirigée par une seule volonté, ce qui serait indispensable au bien de la monarchie. Chaque province est indépendante, et il laudrail, ou nu chef suprême auquel die obéirait, ou une direction unique.

« Les chefs et les juntes se croient supérieurs les uns aux autres, et de toutes ces prétentions, il résulte naturellement des désordres. Cest à ces abus qu'il fout s'en prendre, si je n'ai pas exterminé les Français, et si je ne les ai pas forcés à repasser les Pyrénées. >

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Napoléon à Joieph.

* Silal-Clavil, 19 «clobrc ItOt.

( L'ennemi esl-il à Burgos ? Avez-vous laissé quelques troupes dans la citadelle, ou l'aTez-vous détruite? Je ne sais absolument rien de ce que vous avez &it, sinon que c'est fâcheux. Je ne puis comprendre pourquoi l'étal-major n'écrit pas dans le plus grand détail tous les événements, comme cela doit être, et ne m'envoie pas les rapports des généraux aEo que je comprenne l'état de la question. A chaque escarmooche, je dois savoir combien de blessés et de tués, eaSa le moindre détail. On me manque doublement en tenant une conduite si inexplicable. L'état-major doit écrire tous les jours trois pages. >

Joteph à Napotém.

( Le duc de Danizig refuse d'exécuter les ordres que je lui ai envoyés; il s'appuie sur des ordres contraires qu'il a reçus du prince de^eufchfttel. > ,

Napoléon à Joseph.

■imboalUcl. Il mtn l«M.

( Mon frère, j'ai lu nn article de la Gaxetu de Madrid qui rend comfle de la prise de Saragosse. On y fait l'éloge de ceux qui ont déf^n cette ville, sans doute pour encourager ceux de Valence et de Séville.

t Voilà, en vérité, une singulière politique. Certainement, il n'y a pas un Français qui n'ait le plus grand mépris pour ceux qui ont défendu Saragosse (1). Ceux qui se permettent de pareils écarts sont plus dangereux pour nous que les insurgés. Je a^>is bien qu'O'ffaiîH ne l'a pas fait avec mauvaise intention; mais voilà deux fois que cela ■ lut arrive. »

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Jotepk à NapoUim.

Madrid, » «wu in>.

< Sire, le maréchal Jourdan vient de me communiquer noe lettre du mÎDistre de ta guerre, du d avril ; elle contient des reproches asses vifs et, je crois, peu mérités, en ce qu'on se plaint qu'il n'y a pas en Espagne une impulsion centrale instantanée qui dirige tous les mouvements de l'année.

« Le ministre de la guerre doit sentir que cette impvinon cenirak et iniUmUmée ne peut exister, dans l'état actuel des choses, que pour l'exécution des ordres qui arrivent de Paris en Espagne, â mesure de leur arrivée, puisque des ordres sont des ordres, et que je dois y obéir, d'autant plus qu'il arrive tous les jours que les divers généraux reçoivent des ordres pareils, et que je ne puis pas prendre sur moi de rien y changer, sans courir le risque de voir mes ordres inexécutés, ea Mmtradïctîon avec ceux qui arrivent de Paris.

t Si, au lieu de cette méthode, le ministre de la guerre prenait œtle de ne correspondre, pour les mouvements des troupes, qu'avec le maréchal Jourdan, nous serions sûrs au quartier-général, et toute l'armée saurait aussi que l'action est imprimée du quartier-génénl d'Espagne ; qu'ainsi elle est une et doit être réalisée sur-le-champ. Si, mieux encore, le ministre de la guerre, au lieu de transmettre des ordres qui doivent être exécutés, se contentait de nous faire connaître les intentions de Votre Majesté en masse , et nous donnait des instructions et des directions générales, qui dussent être modifiées selon les changranents survenus dans les affaires d'Espagne depuis que ces instructions ont été tracées à Paris; si Votre Majesté, me donnant ses conseils, me laissait la acuité de les suivre ou non, selon les événements, et qu'elle me témoignât la confiance dont j'ai besoin pour moimême et pour les autres, alors il pourrait > avoir une direction centrale et instantanée, une impulsion qui partirait du quartier-général des années d'Espagne, et qui naîtrait, autant que pos^e, des directions générales de Paris, subordonnées aux événemmts survenus et aux dâails du moment; aiorije pourrai», au» pltu dejuttice, être raponuMe des memrtt que j'aarak ordonnées. ■

Joteph à NapoUon.

Illeicu, ajuiD IMS.

t Votre Majesté ne se doute pas que depuis plus d'un mois je lais

poaraaivn dans les monlagoes dea troupeaux de 7 i 8 nUe mérinoi, oondoiU par des soldats du 1 " corps d'année, deremis bergers pour le compte de quelques généraux, qui les dér^Mot ainsi à leurs drapeaux, et kà mérinos à leurs propriétaires (1)... ■

Am^ à Napotém.

t ... le dis plus : je pense que les deux mesores que je propose suHivnt pour termmer les affiiires d'Espagne comme Votre Stajecté peut le désim- ; bute de les adopter, je crois que tout cela jSnira mtU et trtt-

Joieph à Napotém.

■)iIr1<!,ll]Dlll«tIII».

c Sire, j'adresse Jk Votre Majesté la lettre que je recois de H. le marédial Ney, en réponse à celles que je lui ai écrites de Madrtlejos, le 3, et de Madrid, le 1 2. Je lui donnai l'ordre de se rendre auprès de moi ; j'avais des intentions très-bénévoles pour lui, comme le lerra Votre Majesté : je complais lui donner le commandement du 4' corps, et par là Ini éviler le malheur de désobéir aux ordres de Votre Majesté, ou le désagrément de se trouver sous les ordres du marédial Sonlt

■ Votre Majesté verra que le maréchal Ney a cru ne devoir pas obiie à mes ordres, et qu'il ne parait pas disposé à obéir à ceux du marédial Soolt.

■ Votre Majesté fera bien de rappeler en Allemagne le maréchal Ney. 11 ne servira pas tûen avec le maréchal Soull. >

Joieph à Napoléon,

aidrkl, 17 loAl ttn.

■ Le maréchal Ney continue à ne point obéir ni au maréchal Soutt,

aîiin

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t Les ÎDSorrectioiH de la Galice et celles de la Castilte sont dues en ptaitie à l'exaspération dans laquelle on a mis les babitaoU du pays. Votre Majesté sait que Je n'ai sur les troupes que l'autorité qu'elle me donne. Lorsqu'un maréchal ne m'obéit pa», que Votre Majetié te itùt, et qu'elle permet qu'il continue de commander jon corpt, t/ ne me reile plut ttautre parti àprendre que de marcher sur bù avec les troupes qtà sondront m'obéir, ou à souffrir Cignominie et la détorganisalUm de Camée, ou à supplier Votre Majesté de donner le commandemfnt de ses troupes à un homme autre que mm ; et comme la royauté tout entière de CEspagne est aujourdhui dam le commandement de Camée française, je tuppùe Votre Majesté ^accepter ma renonàation formelle au tràne dEtpagne. Je désire qu'elle se persuade bien que, quel que soit le parti qu'elle prenne, je serai toujours, (anl que je vivrai, n'importe où et dans quelle situation, son ami et sou frère le plus affectionoé. >

^ Napoléon a Clarke.

ScbOMibrunii , 10 oclabra IH».

' c M. le géuéral Clarke, je désire que vous écriviez au roi d'Esp^oe pour lui bire comprendre que rien n'est plus contraire aux règles militaires que de faire connaître la force de son armée, soil dans des ordres du jour, soil dans des proctamations, soit dans les gazettes; que lorsqu'on est induit à parler de ses forces, on doit les exagérer et les reudre redoutables, en en doublant ou en en triplant le nombre; et qu'au contraire, lorsqu'on parle de la force de l'ennemi, on doit la diminuer delà moitié ou du tiers; qu'à la guerre tout est mortd; que le roi s'est éloigné de ce principe lorsqu'il a dît qu'il n'avait ai tout que iO,000 hommes... >

Joseph à la re'tne Julie.

Madrid, I DOvembni IBOï.

1 Le métier que je fais est intolérable tel qu'il est aujourd'hui. ^ les rapports de l'empereur avec moi ne doivent pas changer, il faut que ma position change ; si sa conduite a ea pour objet de me dégoAler de l'Espagne, son but est rempli. Toute autre destination politique me conviendrait mieux. S'il lui convient de me laisser retirer au f<«d d'une province, loin des routes fréquentées, avec ma famille et un petit nombre de personnes peu signifiantes, je lui promets d'y vivre comme si je n'avais jamais connu d'autre état. Je ne paraîtrai jamais à

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Paris : des livres, des arbres me dislrairoot, et mes enfants m'amuseront. Enfin tout genre de vie me convient, nul n'est au-dessus ni aiHlessous de moi ; mais l'humiliante posture qu'on voudrait me faire tenir sur le trône d'une grande nation ne me convient pas. Je veux savoir ce qu'on veut de moi, et me retirer si ce qn'on me demande répugne à ma fierté. le ne veux pas être sou» la tutelle de mes inférieurs; je ne veux pas voir mes provinces administrées par des bommes qui n'ont pas ma conSance: je ne veux pas être un eniant cooronné, parce que je n'ai pas besoin de couronne pour être homme, et qoe je me sens assez grand par moi-même pour ne pas vouloir amth 1er sur des échasses... *

Ferdimml, jtrinee det AsQuiet, à Joieph.

TalcnfiT, U novesbra IDN.

f Sire, Voire Majesté a bien voulu me permettre de compter sur son amitié. Je viens l'implorer aujourd'hui, en ta priant de m'accorder son 3[^î auprès de Sa Majesté l'empereur, son auguste frère, pour la réalisation du vœn cher à mon cœur, celui de voir mon sort uni au sort d'une nièce de Sa Majesté Impériale et Royale et de Votre Majesté Catholique, conformément à l'espérance que j'en ai conçue depuis longtemps. A qui puis-je plus convenablement m'adresser qu'à VMre Majesté Catholique pour un objet si important pour moi? Elle m'a donné le droit de compter sur son intervention, et Voire Majesté Catholique ne me la refusera pas en ma qualité de prince d'Espagne.

c Je la fM-ie aussi de m'accorder la décoration de l'ordre qu'elle viait de créer sous la dénomination d'Ordre royal (CEtpagw. J'ai le désir de prouver à Votre Majesté la sincérité de mes sentiments et ma confiance en elle.

I De Votre Majesté Cattudique, le dévoué frère (4 ). >

FBHSINiltD.

< J<ae^ à NapoUcm.

■iBli-ltrU, 18 nvTler IIIO.

■ Je dois penser que Voire Majesté doit aussi désirer de me mettre

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dus nu position conrenaUe vis-à-vis de tout le monde ; elle ne peat pas TOHioir que son frire soit à duujne instant hamilié par dea ordm qne loi tranmeltent des généraux qui lèvent des impMs, font des {hodamaticms, émanent des l<»s, et me rendent lidicnle aux ycni de mes Qoaveaux sujets.

■ Les géoénux Kellermann et Urison, entre antres, ont beaaiXMf» fait de ces cboses-là. ■

Joiepk à N^nlém.

• ... H. le maréchal Mey a poussé l'insulte jusqa'à faire enlever tes caisses de mon recevenr, dans la ville même d'Avila, par des troapâ de vm corps d'année, qui y sihiI entrées et ont exécuté ses projets devant la garnison, à laquelle le gouverneur a beureusement dmné l'ordre de hisser faire.

■ K Votre Ihjesté n'a pas autorisé le maréchal Ney it cet acte, et nul décret ccnau de moi de moi ne l'y autorise , le maréchal Ney aen poni par Votre Majesté, je s'en doute pas

• Depuis longtemps je ne suis pas bien traitée Le tempe édaîrera Voue Majesté; mais, dans aucun cas, Votre Majesté ne peut vonkùque son frère, quel qu'il puisse être, soit humilié et insollé. le denside justice i Votre Blajeeté, et je m'attstienS de tonte autre explicalioo. •

JoiejA h NapoUoH.

■idrU, » UKiX isto.

■ Je ferai en sorte que la réponse que j'attends de Votre 1 me trouve k Madrid ; mais je la supfdie de ne pas me faire attendre longtemps, car les choses sont plus fortes que les hommes; et, le jonr où je serai entièrement abandonné par ma garde, par mon service, par toiU ce qui constitue un gouvernement, je n'aurai plus d'antre parti que celui de rentrer en France pour me mettre à la disposititm de Votre Majesté, en la priant de trouver bon que je me réunisse à ma famille, dont je suis séparé depuis six années ; il est temps que je retrouve dans l'obscurité domestique des affections et un calme qne le IrAnem'a fait perdre, sans m'avfHr rien donné en échange, puisque ce n'est pour moi qu'un lieu de supplice, d'où je cmtemple passivement la dévastation d'un pays que j'avais espéré pouvoir reodre beareax.

■ J« ne pois plas mtoie aujourd'hni, camioe l'année passée, tooaver OM rdtage à l'année. &i ctanbattant les ennemis de Votre Majesté et de l'Espagne, mes jea\ étaient distraits du spectacle qoi m'afitige iMjoiird'bni, et du moins ma position était compatiUe avec l'bonneur. Si tout ce qni est répandu pu les officiers qui arrivent de Paris, rendu TTkiiaiiblable par la lettre du prince de Neufch&tel, du 1 i jaiUet, se vérifie ; si Votre Majesté m'Ate le commandement de l'armée d'Audalonsie, et affecte excluwvemenl les revenus de ces provinces i rarmée, je n'ai plus d'autre parti à prendre qu'à quitter la partie ■

Jateph à la reme JuGe.

HtdHd. 11 wM ino.

■ ... Si l'on veut tenir à l'Espagne ce qn'on lui a promis, oie donner toute autorité sur l'armée, avoir en moi b cfmfiaoce qui m'est due, l'Espagne sera pacifiée et amie de la France^dans un an ; si Voa cMitinue dans le système commencé depuis février, toute l'Espagne sera bient6t une ardente fournaise d'oîi puwnne ne se tirera avec honneur. On ne connaît pas cette nation. Oui, c'est un lion que le raison conduira avec un fil de soie, mais qu'un million de soldats ne réduira pas par la force militaire. Tout est ici soldat, si on veut gouverner militairement ; tout sera ici ami, si on veut parler de l'indépendance de l'Espagne, de la liberté de la nation, de sa constitution, de ses cortës. Voilà la vérité : qu'on choisisse. Le (em{» prouvera ce que je dis.

Conserve cette lettre, elle est prophétique. Quant à moi, je serai heureux de rester roi d'Espagne, si je pois &ire le bcmhear de la nation et m'acquitter envers la France en lui faisant de l'Espagne une bonne et utile amie; c'est ce que je ne puis faire qu'autant que l'empereur aura confiance en moi- S'il en est autrement, si l'on vent établir des gouvernements militaires, je ne suis pas propre à cela ; je ne pus pas élre témoin de la flagellation des Français et des Espagnols. Je m'enveloppe de mon manteau, et il ne me reste qu'à me retirer. ■

Joiepk à la reme Julie.

■iJrld, 18 novenbrs ISIO.

• -. Je redeviens simple particulier avec plaisir dès que je ne puis plus remplir mes devoirs de roi d'Espagne ; je trouverai de la gran* denrdans la vie privée, du moment qu'elle ne sera pas tous les jours un reproche que je me ferai à moi-wéme, comme celle que je mène ici depnis l'institution des gouvernements militaires.

DigilizcdbyGOOglC

€ Ce n'est pas l'ambitïoD qui m'a fait accepter la puissance ; mais c'est la raison et le sentiment de ma dignité qui m'en &it abandoDner TtHubre, lorsqu'il m'est démontré que je ne puis plus rien pour le bien de l'E^tagne et de la France, et que je me déshonore ici comme nn idiotf ou un ambitieux intrigant et dissimulé. Je ne sois ni l'un ni l'autre, et je le prouve en quittant le palais des rois, en témoignant à l'empereur mes Téritables sentiments. •

Jotepk à Berthier.

■ ... Les Espagnols qui prennent du service ne désertent plus aajourd'huï, tant qtiiU lont pagà; l'opinion publique ne leur fait {dos abandonner lesdrapeaui; cen'estqueledénûn>ent où ils setrourent de (ont, tandis que dans l'Andalousie on se livre à toutes sortes de profusions. Français et Espagnols, tout ce qui est auprès de moi est dans la plus affreuse misère. Aussi ne puis-je répondre de rien. >

Joseph à Berlhier.

HidrlJ, |3 oun IBIl.

■ ... Dois-je répéter si souvent que les troupes à mon service ne sont ni payées ni vêtues depuis huit mois? Celles de l'empereur n'ont pas de sc4de depuis sept; leur subsistance même est compromiss aujourd'hui!... ■

Joseph à Napûlioti,

■«drfd, x juukt un.

• Sire, je ne puis assez redire à Votre Majesté que l'opinion est ici très-améliorée; que Je suis sans argent; qu'avec quelques millions nous ferions des progrès prodigieux, qui épargneraient bien du sang et des peines dans la suite. Toutes les bandes demandent i entrer à mon service; elles suivent le mouvement de l'opinion : mais je n'ai pas le sou, je ne puis payer personne. •

Joseph h Benhkr.

■adrM, !• ■oAi iiii.

■ Si j'avais reçu les secours qui m'ont été promis à Paris, J'unil

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1 0,000 Espagnols au lieu de 5,000, et je poarrais saESre à loul ; mais, sans aident, je ne pais habiller, équiper, solder des troupes nouvelles. On ne se bat plus poor des opinions ici : je le répète, aujourd'hui l'opinion est pour nous. Avec de l'argent on aurait plus de soldats qu'il n'en faut, désertant moins que les étrangers qui soQt dans l'armée française... ■

Joie^ à Bentàer.

■adrM, M*aA( 1811.

■ ... Sî cet état de choses dure, avant six mois nous évacuerons l'Espagne, faute de vivres. L'ennemi n'épargne pas l'argent. Quant i moi , pour tout dire d'un mot, puisque j'ai un chiffre, je ne sais pas comment je payerai ma table dans hait jours ; tous mes employés sont encore pis.

■ Il Ëinl que l'empereur connaisse la vérité, el je vous prie de ne pas lui laisser ignorer le contenu de cette lettre. Et cependant, le moroentd'nu grand changement est arrivé; mais l'opinion cède à la force des choses.

> Sans argent, sans territoire, sans troupes, sans autorité, comment l'opinion peut-elle longtemps entourer un homme? Une seule clMtee me console : je n'ai pas mérité un pareil sort; mais ce qui ne me console pas, c'est que l'empereur use inutilement ses forces en Espagne, tandis qu'avec peu de moyens on pourrait tout terminer. ■

Joiepk à Bertlàer.

■ ... Je le dis avec regret, mais je le dis avec vérité : ies affaires vont mal et très-mal en Espagne. Il y a autant de despotes qu'il y a de gouverneurs, de générani et même d'intendants. Chacun fait des lois à sa guise; il n'y a nulle unité, nal ensemble. Les peuples, tiraillés dans tous les sens, fatigués, dégoûtés, reprendront leur dernier courage, celui du désespoir

> Les mesures prises par H. le duc de Raguse sont une nouvelle preuve de cette vérité. On exaspère le peuple sans profit. Il frappe uue coolribution de quatre millions de réaux au moment même où il quitte Il province de Tolède ; je n'en suis pas même prévenu, et la province de Totède s'étend jusqu'aux portes de Madrid, et la province de Tolède

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est presque en totalité occupée par ma garde, par des r^imeats espagnols!... >

IVapolétm à C^arke.

< Monsieur ledncdeFellre, je vous envoie les iettresduducdeTarent& Donnez le commandement de l'armée de Catalogne 3u général Decaen.

Répondez »u duc de Tarente qu'il ne doit correspondre en rien avec le roi d'Espagne, ai répondre à aucune lettre de ses ministres.

• Vous donnerez la même inslniction au général Decaen. ■

Joieph à Napoléon.

< Je suis aujourd'hui réduit à Hadrid. Je suis entouré de la plus horrible misère, je ne vois que des malheureux autour de moi -, les principaux de mes fonctionnaires sont réduits à n'avoir pas de feu chez eux. J'ai tout donné, tout engagé; je suis moi-même tout près de la misère. Que Votre Uajesté me permette de rentrer en France, ou que Votre Majesté me fasse payer exactement le million par mois qui m'a été promis à dater du 1" juillet : avec ce secours, je puis me traîner; sans cela, je ne puis pas prolonger mon séjour ici, et je serai embarrassé de faire même mon voyage : j'ai épuisé toutes mes ressources. ■

Joteph à Can^Hutadeur de Frmee.

< En revenant en Espagne, il y a six mois, j'y ai rapporté de Paris la promesse de voir : au mois de «eptembre, le commandement et l'administration réunis dans un centre intéressé à la prompte pacification de l'Espagne; la promesse qu'il serait versé à mon trésw, à Madrid, le quart de toutes les contributions du royaume, œlle du commandement des troupes des armées de Portugal et du Midi, qui se replieraient dans l'arrondissement occupé par l'armée du Centre.

■ Aucune de ces promesses ne s'est vériQée.

« La misère des employés, civils est si grande, que j'ai UA de mes principaux fonctionnaires publics qui n'a pas de feu chez lui, tel a^re qui n'a pas de pain, et il n'est pas de jour, monsieur le comte, que je ne

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donne à des gens h qui ïl est dft par l'État dix n menls, «xi/ntRcj (et jevousIesMHDme).» ■/

NiqioUm à BerUàer.

• Uoa GouHD, il y a dans les rèveiïe&du nuréchalde Saxe, panoi beanooop de choses exlràmement médiocres, des idées-sur la manière de tûre contribuer les pays ennemis sans fatiguer l'année, qui m'ont paru bonnes. Lisez-les, et mettez-en le contenu dans nue instruction qui sera destinée à être envoyée à mes gàiéraax en Espagne. ■

Jvtepk à Bertlàer.

XtdrM, t« Jaatler ISll.

■ L'empereur doit regarder comme une preuve nouvelle de l'intérêt qui, par toutes les raisons possibles, m'attache à son service et au bien de la France, l'observaLion que je renouvelle encore aujourd'hui de l'indispensable et urgente nécessité de centraliser dans les mâmes mains la direction des armées et de l'administration, et la direction à donner à l'opinion de toutes les provinces ; car le but de la guerre est un et dans l'intérêt des deux nations. Sans ces deux mesures principales, les affaires d'Espagne ne finiront jamais, ou finiront mal pour les armées de Sa Majesté Impériale. >

fiajKÀém à Berthier.

nrli, Ifl ai»n IBIl.

■ Uon cousin, faites connaître au roi d'Espagne, par une estafette extraordinaire qni partira ce soir, que je Ini confère le commandement de toutes mes années en Espagne, et que le maréchal Jourdan remplira les fonctions de chef d'état-major. Vous informerez le roi que je lui bis connaître mes intentions sous le point de vue politique par le canal de mon ambassadeur... ■

Joiqih à Berthier.

■idrld, IT avril 1811.

• Je n'ai aucune notion sur les forces ennemies, ni sur les forces de l'armée française, chaque général s'étant absolument isolé de moi

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depuis l'institution des gouvernenients militaires. Je ne doute pas que l'empereur ne veuille m* donner toute la latitude indispensaUe pour changer l'état actuel des choses, et qu'il ne me cootiBue les secours d'argeot, dont j'ai plus besoin que jamais. Je n'ai point de nouvelles du duc de Dalmatie; mais il n'est que trop probable que Badajoz doit être tombé an pouvoir de l'ennemi, et que Cïudad-Rodrigo a livré à l'armée anglaise tous tes moyens d'artillerie qui existent en Espagne.

• Les guérillas sont dans les gouvernements militaires des armées, car Mendizabal commande, à la léle de 12,000 h<Hnmes,à Potès; 3,000 sont sur t'Ëbre, 3,000 aux portes de Tolosa.

■ La famine est dans les villes; le désespoir est dans les campagnes, privées de tous moyens de transport et des moyens de labourage. L'armée n'est pas soldée depuis plus d'un an. L'ofBcïer est malheureux, et le citoyen ne sait plus que croire du présent et du futur. ■

Dm Migud Asanxa au minittre deg affùret éirangère* à Paris.

■ ... L'opinion que les régiments et les corps espagnols sont nuisiblés parce que ceux qui les composent désertent et vont augmenter le nombre des ennemis après avoir causé de grandes dépenses à l'État, est ici généralement reçue, et par conséquent prématurée.

• l'ai représenté au ministre qu'aucune mesure n'était plus nécessaire et plus politique que celle-là, parce qu'aucun gouvernement ne peut exister sans force; que quoiqu'il soit vrai que dans le commencement la désertion fût considérable, elle n'était pas si absolue ni si complète qu'on le disait, puisque toutes les masses d'insni^ qui avaient pris le nom d'armées ont disparu, et se réduisent à quelques partis de brigands qui présentent peu d'attraits à ceux qui ont pris du service sous les drapeaux du roi; que tous les jours le nombre diminue à mesure que l'esprit public s'étend dans les provinces, et qu'il est ù espérer que bientôt on n'en voudra plus; que les corps espagnols employés aux garnisons laissent libres les troupes firançaises pour les opérations de la campagne, comme les généraux français le désiraient, quand ils se plaignaient d'être obligés de diviser leurs forces pour conserver la tranquillité dans les provinces déjà soumises... *

JotephàSouU.

> ... Le maréchal Hamont a l'ordre de suivre l'armée anglaise par l'Eslramadure, en passant le Tage à Almaraz, sï lord Wellington passe sur la rive gauche de ce fieuve, et fait mlae de se porter en Andalousie, Le maréchal Hannoot laisserait pour la garde de ses provinces la moitié de son armée.

• Vous.moasieurlednc, vous recevez par la présente, f ordre ^Kwlt/i à voire Umr, de détacher le comte (CErlon, avec te Heri de votre armée. Vous le chai^rez de suivre le mouvement de l'ennemi sur la ganche du Tage, de l'observer sans cesse, de retenir sur cette rive le corps du général Hill ; et si ce corps passait sur la rive droite malgré sa présence, le comte d*Erlon devra se diriger vers le pont d'Almaraz, à l'effet de couvrir Hadridet d'être en mesure de prendre part aux événements qui pourraient avoir lieu. Le comte d'Erion doit correspondre le plus souvent possible, par toute sorte de voies , avec le général Darmagnac, qui commande sur le Tage i^ Talavera , à Almaraz, etc., etc.

€ Le iuccèt dei armée» françtâtet ea Etpagne dépend déformais de Caecùrd qm doit exister entre la armées du Midi et de Porltigal. Je suis placé au centre pour cela. Si le général anglais prend une offensive décidée sur l'une de nos armées, il doit y être t^ttu, si le maréchal Harmont d'un c6té, et vous de l'autre, monsieur le duc, vous exécutez ponctu^ement les ordres que vous recevrez, et si vous pouvez obtenir que la correspcnulance devienne plus active entre ces divers corps, et par toutes sortes de voies. >

Joseph à Berl^er.

< ... 1° Un conseiller d'État, mon commissaire auprès du duc de Raguse, qui m'en fait l'éloge depuis un an, qui a beaucoup travaillé, est chassé par le général Foy comme un vil coquin, et pourquoi? parce que le généml Foy veut foire à Talavera ce qu'il a fait, il y sis mois, » Placencia; qu'il veut pouvoir tout faire. 2" La province d'Avila m'annonce des députations pour se plaindre d'un ordre du jour qui ordonne de brûler tous les villages qui ne fourniront pas ce que l'on demande, dans un moment où le peuj^ n'a pas de pain. 3° La province de Ségovie est envahie par l'armée de Portugal ; les mécontentements y grossissent; on défend au peuple d'obéir à toute autre autorité qu'à

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celle du colonel du 50* régimeni de Carmée de Portugal.

■ Je n'ai point de nouvelles de l'armée du Midi, de l'armée du Nord ni de l'Aragon. Le (généra) Dorsenne m'écrit qu'il n'est pas sous mes ordres ; le maréchal Sucbet ne m'a pas écrit depuis vingt jours, cl ne me rend compte de rien. Leduc deDalmatienem'ojanMM écr'aetpartàl ignorer mon commandement. Que l'empereur ne larde pas à se prow»cer, sinon tout croulera dans ce pays, surtout si l'empereur part pour le Nord. •

Jotepk à Qarke.

> ... J'avais déjà écrit particulièrement au général Caferelli et à M. l'intendant général Dudon (lettres n" 2 et 3 desMém.), parce qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour ramener l'armée du Nord an système de centralisation adopté par l'empereur, et anquel elle s'est jusqu'ici refusée. En effet, le duc de Raguse ayant insisté, ainsi qne vous le verrez par sa lettre du S9 du mois dernier au maréchal Jourdan, qui vous ta communique, pour obtenir le conconrs de l'armée du Nord dans le cas prévu par les inslnictions de l'empereur, je n'ai pas hésité à donner au comte Caffarellî les ordres positifs qne vous trouverez consignés dans la lettre que je lui ai écrite le 3 de mois. J'espère que je serai obéi, et que ces dispositions ne rencontreront [Aas d'obstacles, surtout d'après tes explications que contient votre lettre du 12, et qui ne laissent aucune incertitude sur tes intentions de l'empereur, que vous aurez sans doute fait connaître directement aux généraux en chef. J'ajoute à ces mesures celle d'envoyer un de mes aides de camp au duc de Dalmatie, avec les expéditions des lettres que je lui ai écrites tes 1 9, 36 et S8 du mois deruier ; lettres qui ont toutes été communiquées à M. le prince de Neufchàtel, et dont leq copies sont ac tuellemeot entre vos mains. Je presse de nouveau l'exécution des ordres que j'ai donnés pour faire agir le comte d'Erlon dans les diverses hypothèses développées dans ces lettres,

■ J'ai écrit aussi au maréchal Snchet, ainsi que vous l'anrez va par ma lettre du 29 mai au prince de NeufchStel, pour laire marcher nne division de l'armée de Valence. Ainsi, je pense avoir fait tout ce qu'il y a en mon pouvoir de faire pour soutenir l'armée de Portugal, ou la

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d^ager seloa le naouveineiil de reoneiiii, et couvrir en même temps HiKlrid. >

Le cotonet Devrez à Joseph.

( J'ai cnfiD dranandé à H. le marëchal Soalt si, dans le cas où les troupes anglaises marcheraieut sur le Nord, le comte d'Erlon recevrait l'ordre de passer leTage.OD me répondit positivement que non. Je n'ai pas cru devoir prolonger la discussion, et je priai M. le maréchal de faire connallre lui-même ik Votre Majesté ses intentions. >

Joseph à SouU.

' Madrid, SO Jula Igll.

■ ... Les événemenls ont assez fiuti/ie Ut mesura que j'avaisprues, et prouvé Ferreur dans laquelle vous êtes sur les vériuMes prtgels des Att' ffUtts. Vous avex pu vous tromper; mais si vous avex forntellemenl défendu au comte d'Erlon de passer te Taqr, dans le cas oit les Anglais qui sont en Estramadure se porteraient sur la rive droite de ce fleuve pour se joindre au gros de tarmée ennemie, vous aurez donné au comte d'Erlon des ordres contraires à ceux que j'ai donnés à vous cl à Im-mcmc; vous avex mis voire autorité au-dessus de la m'ienne; vous ne me reconnaisses pas comme commandant des armées en Espagne.

. D'après cela, placé, comme je le serais, dans l'alternative, ou de me priver de vos talents et de votre expérience militaires, ou de laisser briser entre mes mains, dès les premiers' pas, le pouvoir que je liens de l'empermir, je ne puis hésiter..... >

Joseph à Sottlt.

■ Monsieur le maréchal, j'ai reçu voire lettre du 8. Je vois avec la plus vive peine que les nouvelles désastreuses du 22 juillet, que vous connaissez, n'ont pu modifier en rien la résistance permanente que votjs aveu mise en vous isolant entièrement des affaires du Nord. Je vois, d'après ce que vous me mandez, que beaucoup de mes lettres ne vous SOTil pas parvenues; mais je vois aussi que celle du 9 juiltel vous est parvenue htût jours après sa date. L'exécution de la meture qu'eUe prescrit eût sami Madrid et peut-être tAndaUnme. Si j'eusse été rejoint

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par les 10,000 hommes que je vous ai demandés, lord Wellington n'eût pas impunément approché de Madrid ; il e6t été inquiété dans le Nord ou suivi dans le Uidi, quelle que fût celle de ces directions qn'U eût donnée à son armée. Hais le passié ne nous appartient plus, monsienr le dnc; veaons au présent... >

Joteph à Clarke.

Uein, 11 MAI ISIl.

€ Monsieur le dnc, il y a trois mois que je n'avais eu des nonvelles de France; je n'eu ai eu ici que par les papiers pnUics. Rien ne m'est parvenu, ni de la grande armée ni de Paris, depuis le 3 juin. Je ne trouve pas de nouvelles de l'armée da Portugal ni de cdle du Nord. ■

Jiaepk à Ctarke.

> he maréchal Jourdan vous envoie exactement les nouvelles du Hidi ; elle sont on ne peut plus favorables. Le parti anglais a le dessous. Les troupes de l'insurrection se désorganisent ; et pour peu que les a&ires générales de l'Europe le permettent, je ne doute poîut que dans l'année courante, nos affaires ne prennent dans la Péninsule un a^iect plus favorable que pendant celle qui vient de s'écouler. >

Joteph à Oarke.

■ Le temps ne fok tout lei jours que me convaincre daBonlage que j'ai bien vu. Je n'hésite daine pat a répéter : battons les Atiglais, let vnût ennemu de la France en Espagne ; et tes EspagnoU redeviendront des aUiés, et ils rentreront dans le système de la France, dans lequel ds ont été depuis cent ans, et quîils regrettent tous les jours davantage. ■

Joseph à Clarke.

• J'ai trop appris à mes dépens qu'il est impossible de commander des armées françaises organisées, conduites et administrées comme elles l'Mt été ; que, roi d'Espagne et général en chef, l'un nuit à l'autre.

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et que, Snissaot par n'élre ni l'un ni l'autre, je nuis à la France et è l'Espagne en prolongeant les déchirements, tandis que je n'ai jamais eu d'antre Init ni d'autre ambition que de servir l'une et l'autre. La jMctfieaAon de CEtpagne par la force dei arme» est impombfe;je ne puia que répéter aujourd'hui ce que je dû depmi bmglempi. •

Qarke à JownUm,

FirU, s Jalllct IMS.

• A ra)q>rocbe de l'ouverture de la campagne, les dépédies de Sa Majesté ne m'ratrelenaieot que de la mésinfdligence des Anglais et des Espagntds, des dispositions favorables de la nation pour le roi, et même des ouvertures de plusieurs chefe pour se rallier à lui et lui amener sous ses drapeaux des corps d'armée entiers. *

LIGUES DE TOtinÈS-VEDIUS.

(Notoi extraites dn MÉwotRB du «olonel John Jones.)

Les côtes du Portugal, hérissées de rochers, offrent peu de points favorables pour une communication avec la mer ; el, dans tout l'espace que devaient couvrir les lignes projetées, on n'en put trouver qu'un seul qui fût convenable; c'est une petite baie qui n'a pas 480 mètres de profondeur, et qui n'est qu'en partie abritée contre les tempêtes de l'Océan par le fort Saint-Julien, situé à l'embouchure du Tage. La mer y est tellement agitée par intervalles , que , durant des jours en- Uers, une barque ne pourrait s'en approcher sans danger.

Les retranchements destinés à couvrir le point d'embarquemoit devaient remplir trois objets :

1* Former une position d'une étendue telle que l'armée tout entière pât y IrcHiver place, et y mettre en sAreté son artillerie et ses

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magasiDs, dans le cas où te mauvais temps retarderait rembarquement;

ST Gonlepir un onvra^ fermé , serrant de réduit à la ligne priacipale, d'une étendue et d'une force tdies qu'il pût être défendu par nn petit nombre de troupes, si un coup de veat venait contrarier l'opération après qu'une partie des troupes aurait déjà été embarquée, ou même dans l'hypoLlièse où l'armée ferait, pendant son mouvement de relraitc, avant de parvenir au lieu d'embarcation, des pertes assez graves pour lui 6ter la possibilité d'occuper l'enceinte extérieure;

3* Enfin, fournir sur le rivage un petit poste d'une force suffisante pour protéger i'arrière-garde de l'année, et assurer son embarqnemeal.

On remplit le premier objet au moyra d'une ligne de redoutes détachées et d'ouvrages intermédiaires, dont la droite était appuyée au Tage, près du fort das Maias, et la gauche sur l'Océan, en arrière du canal, à ia tour ou petit fort de la Junquiéni. Les ouvrages de celte ligne extérieure commandaient la ville d'Oeiras, et comprenaient en dedans de leur tracé, dont le développement était de 3,000 yards (ï,700 mètres), tout le promontoire, à l'exlrémité duquel est le fort Saint-Julien. On atteignit le second (ritjet de la défense en construisant un grand ouvrage irrégulier et ferme, sur le sommet de la hauteur démesurée de ses escarpes et l'extrême profondeur de ses fossés, qui le mettent à l'abri de toute attaque de vive force, si les défenseurs opposent la moindre résistance.

Dans l'hypothèse d'une série d'opérations conduites sur ta rive gauche du Tage, on avait établi ù Sétuval, comme point secondaire d'embarquement, une ligne d'ouvrages destinés à couvrir la rive droite do ce port et à assurer sa communication avec la mer. Ces ouvrées, composés en partie d'une ligne continue, et en partie de redoutes dé- (acbées, avaient lear droite défendue, à petite distance, par le fort Saint-Pbilippe , et leur gauche appuyée à un escarpement Le développement de leur front était an plus de 4 ,500 yards (1 ,300 mètres) ; et, comme ils occupaient les points les plus favorables à la construction de batteries qui auraient incommodé les transports, ils formaient, avec le fort Saint-Philippe, un poste très-imposant, dans lequel une division pouvait se maintenir pendant l'embarquement du principal corps d'armée, et ensuite elTectuer sa retraite en sacrifiant nne faible arrière-garde dans le fort- La principale ligne de défense, qui prit dans la snile le nom de

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secoade ligne, avail-élé élaUie d'après les condilioiw suivanles :

1" Qu'il n'y a que quatre grandes routes qui conduisent à Lisbonue, entre la mer et le Tage, au-dessous du point où ce fleuve, ayant acquis nie largeur et une profondeur considérables, devient, militairement parlant, ane barrière insurmontable pour une armée;

S* Que trois de ces routes, à des points presque en ligne droite, passent sur des cols ou entre des hauteurs qui offrent de grands moyens de défense , savoir : dans les défilés de Mafra, de Uontechique^deBucellas;

3° Que la quatrième, qui borde le Tage, où le terrain préaeale moins de ressources pour la défense, passe h Alhandra, au [ned d'une forle chaise de montagnes qui se trouvent à environ deux lieues en avant de la droite de la ligne des défilés dont on vient de parler;

4° Enfin, que le pays situé entre ces routes étant montueux et accidenté, une année ne pouvait, sans éprouver les plus grands retards et d'extrénes diflicultés, le traverser sur aucun point avec SMt artillerie.

On proposa de fermer les passages entre les montagnes par des ouvrages très-forts, et d'élever sur les différenles diaîses de montagnes qui s'étendent d'un passage à l'autre une ligne de relrancliements présentant une barrière continue à travers la Péninsule; de sorte qu'une armée d'invasion se Ironv&t dans la Décessité de forcer cette ligne par une attaque de front, avant de pouvoir se porter sur Lisbonne.

La nature avait beaucoup fait pour l'exécution de ce projet.

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