‹ Histoire du eiel et de la terre: nouvelle physique célesteChapitre 3 sur 22 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

« O Musée, lui disait-il , dans scm langage symboli- » que; toi qui es descendu de la Brillante Séléné (1), » sois attentif à mes accents : je t'annoncerai des véf» rites imposantes.

*> Ne souffre pas que des préjugés et des affections » antérieures t'enlèvent le bonheur que tu souhaites de *» puiser dans la connaissance des vérités mystérieuses, n volontés du ciel.

» Considère la nature divine; contemple-la sans cesse. ** Règle sur cette contemplation ton esprit et ton cœur ; f» et, marchant dans une voie sûre, admire 4e Maître de » Tunivers : il est un; il existe par lui-même. •*

Dans notre œuvre, doM le b|^t est aussi la révélation des mystères de la nature, nous avons toujours suivi religieusement cette sage exhortation du prêtre païen, théorème de la philosophie humaine. Et', après être sorti victorieux de la lutte contre les préjugés que nous avait donnés F éducation de notre enfance, nous avons été chercher la vérité partout où nous avons présumé qu'elle se trouvait.

(1) Nom mystique de la lune. Dans les mystères religieux de la philosophie égyptienne, on dénommait les générations nouvelles par filles de la lune, pour les distinguer des générations antiques existantes avant que notre satellite ait été attaché aux flancs de la terre. Pour plus d'un lecteur, il peut paraître fort extraordinaire d'avancer ici que des nations puissantes étaient formées depuis longtemps dans l'humanité avant que la lune soit. Ce fait planétaire est si loin d'être un paradoxe historique, qu'il fût la base mystérieuse de toutes les théogonies humaines; il est encore de nos jours, plus évidemment que jamais, celle du christianisme. La terrible conséquence du don fait à l'humanité de la Femme céleste (de la lune), fut toujours religieusement voilée au vulgaire, sons l'allégorie, par les prêtres qui, dans les âges antiques, étaient les seules savants ; et

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