CHAPITRE XVII. 5Î
cendre de monteur de Bouteon, monsieur de Sâlnt-Ferriol, monsieur d'Âmberieu, seigneur de Rdche-la-MûIiere, et plusieurs autres, avec leurs * troupes, tenants le party du roy, lors apellé le roy de Navarre, se logèrent dans Sain t-£$ tienne, et y demeurèrent sept jours à discrétion. P.
Nous pensons cependant qu'ils n'étaient pas protestants, mais seulement royalistes, • ce qui formait pour ainsi dire un parti de plus. Depuis la mort de Henri III, la défection s'était jointe aux autres échecs de la ligue. Beaucoup de personnes, sans se faire religionnaires, en voyant toutes les cruautés qui se commettaient au nom d'un Dieu de paix, s'unirent au Béarnais, et les familles furent encore plus divisées que jamais.
« Les troupes dé religionnaires qui s'estoient sàisy de la ville de Vienne, Coindrieu, et aultres en Dauphiné et Lyonnois, se jacterent ( parièrent SiYec jactance) de venir assiéger et forcer la ville de Montbrisoa ; mesmes à diverses foys quelques gents desdictes troupes vinrent à six lieues prez de ladicté ville et on eust advis que
lOn^H à la saite : « Les eents de monsieur de Nemotcrs tehoient 1« party despiinces, qu'autrement on nommait la ligue. » Or le duc de Nemours (qui n'aurait eu que treize ans alors), ne fut nommé ^nverneur de Lyon qu'à la fin de 1588. D'aiJleurs dTAmberieu ne pouvait être seigneur de Aocbc-la-Mollière en 1580, puisque Saifit- ^oljÈue le fut )usqu*en 1584, époquië à lamelle lui et son fils fovent assassinés par Aimard de Saint-Priest Nous aurions peut-ôtre placé ce fait en 1^00, si le ligueur Honoré d'ITrfé ne s'était trouvé datkS Salnt-Étionne à cette époque* ^
leur desseing estoit de dresser une batterie sur Teglise de la commanderie Sainct-Anthoine de Montbrison, laquelle estoit sttuëe an fauxbourg de la M agdelaine, à six pas du fosse de ladicte ville^ et commandoit, empeschoit et battoit la courtine de la muraille sur plusieurs rues; de sorte que Ton fust contrainct, pour esviter la ruine de ladicte ville, de faire dèsmolir ladicte église et aultres basiiments et corps de logis. » Comme la partie la plus opulente de la yille se trouvait menacée, cette décision ne fut pas plutôt prise par l'assemblée générale qui se tint cette année à Montbrison, qu'on se mit en devoir de la mettre à exécution. On éleva d'abord le parapet de la porte de la Madelaine, #< pour fortifier ladicte ville de ce costé qui est le plus important ; » puis on abattit les murs des jardins de la commanderie; puis enfin, ce qui était moins difficile à obtenir, parce que probablement on ne demanda pas de permission à de simples hôteliers, on abattit les hôtelleries da
Lyon d^or et du Mouton.
Pour completter le système de défense de la ville de * M ontbrison^ on plaça intrà muras le moulin Boè'r, qui aurait été jusque-là placé à l'extérieur.
Quant à la commanderie, voici de quel manière on procéda pour en conserver autant que possible les souvenirs et les revenus :
« Despuk- en l'assemblée de ladicte yilie