‹ Histoire du ForezChapitre 109 sur 154 · CHAPITRE xvn. n · texte numérisé non relu

CHAPITRE xvn. n

(Montbrison), le 28.^ juillet 1590^ à la requeste de frère François Roy, sieur de Sainct-Laurent^ chanoine de Teglise Sainct-Ânthoine de Vieu:nois, procureur de messieurs les grand-prieur, clianoines et cbappitre dudict Sainct-Ântoinét du consentement des recteurs de la confrérie du Sainct-Esprit de ladicte ville, il fut arresté et ordonné par le seigneur d'Urfé, bailly, y président, qu'audict fauxbourg de la Magdelaine, €t dans Teiiclos que ladicte confrérie y avoit, pour conserver la. mémoire de ladicte commandeide, comme estant la. magistralle de toute la province, et entretenir la dévotion et vénération qu'a le peuple de ladicte ville et du pays audici sainct Ânthoine, du marrain et matériaux restez de ladicte démolition seroit construicte une chappelle audict encloz soubz le vocable de sainct Ânthoine, où son nom fust réclame, les vœux du peuple rendus, le divin service célébré, et les saine tes reliques qu'il y a dudict sainct reposées comme souloit estre despuis la fondation de ladicte commanderie. ^ »

Malgré les préparatifs de guerre dont nous avons parlé, il paraît que Tannée 1590 s'ouvrit avec Tespoir de la paix. Les consuls et échevins de la ville de Lyon, qui à travers, les plus

1) Od peut Toir aux archive» dn Rhône, à Lyon, une pièce curieuse sous le rapport des détails locaux qu'elle contient G'efl(t une demande de cession de ces terrains que firent aux consuls de la Tille les sœurs Salnte-Qaire afin d'en faire un jardin.

Uù HISTOIRE DU FOREZ.

grandes tourmentes de Torageuse mer politique sar laquelle ils s'ëtaient lances, n'oubliaient jamais les intérêts commerciaux de leur industrielle cite, si puissante alors, se plaignirent aigrement à Anne de l'arrestation de quelques marchands. Après plusieurs autres lettres d explication, il leur répondit :

« Messieurs, vous plaignez bien la perte de ces marchands, et ne vous souciez de celle d'un honneste homme de nostre party auquel on a esté ses montures, son argent et toutes ses ardes^ sans qu'il leur fict la guerre, allant pour mes affaires. Croyez que cela, n'encourage pas les

, personnes à continuer. Nous n'avons pas tant de noblesse de nostre costë, qu'on doive faire si peu d'estat de la perte de ceux qui en sont, qui pourroient bien s'ils le connoissoient le quitter-là. » Anne voulait parler de Genetines. Nous avons déjà vu que le bailli Anne était entièrement dévoué à la ligue. Peut-être même

, est-il vrai, comme le dit Huet, qu'il se trouva aux états qu'elle tint à Melun en 1590. Il est certain au moins qu'il fit au commencement de cette année, avec son frère et Saint-Vidal, gouverneur du Vêlais pour la ligue, son entrée dans la ville du Puy. Ils étaient à la télé de cinq à six mille hommes, dont une grande partie de lanciers. Leur guidon colonel portait un emeifi^. Les habitants, au nombre d'environ deux mille, vinrent au-devant d'eux, baisèrent les maiâs à

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