CHAPITRE XVm
eaux tièdes de Saltz-en^Donzy, que leur dëterrioration a fait oublier. Elles se trouvent dans la cour de Thabitation d'un cultivateur. --^ Les eaux de Saint^Alban, aujourd'hui si réputées» ont été connues aussi fort anciennement. Charles de Neuville, seigneur dUarlincourt, chevalier des ordres du roi, conseiller en ses conseils d'ëtat et privé, gouverneur et lieutenant général pour le roi de la ville de Lyon, et des provinces du Lyonnais, Forez et Beaujolais, convoqua la noblesse du pays « pour la nomination aux états généraux de Sens, en la salle de la Diana, située au cloître de Notre- Dame de Montbrison, lieu accoutumé pour les assemblées générales de ladite noblesse, le i2 août i61&, en laquelle les seigneurs et gentilshonmies dudit pays nommèrent pour députés auxdits états le seigneur d'Urfé, bailli de Forez, et pour avec ledit seigneur résoudre les cahiers de ladite députation les seigneurs de Saint- Priest, Ghalmazel, Saint-André et La Liègue. » Voici Tordre dans lequel parurent les gens de la. noblesse :
Les seigneurs de Couzan, Saint-Priest, GhaL* OMael, Montrond, La Liègue, Sugny^Bouthéon, Virieu et Malleval, Gremeaux, Montchal, * Lei^ gueit, Goutançon, Urfé, Poncins(Lavieu), Saint- Mafcel-d'Urfé, Bellegarde, Grezieu, Saint-Polgofi, La Garde, La Goutte, Magneu-Hauterive, Genetines, Éperdeux, la Merle, Saint-Priest-la-
Roche^ Vau de Marcilljr, Jas de Pizay^ de la Thaillière, Pierrelas^ Beauvoir, La Chiiize, La Forêt, Marcoux.
Il n'y eat rien d'important traité dans rassemblée générale de cette année. En effet, nous voilà bientôt arrivés anx règnes insipides de Louis XlVet de son successeur, pendant lesquels on laisse dormir nos provinces, aux<{nelles on ne demande plus que leur contingent de sang et d'argent pour llmmense budjet que consomme le grand rai dans ses éternelles guerres* Toute la vie historique est à Paris. Longtemps avant la révolution le système de centralisation, contre lequel on se récrie de nos jours, s'était emparé de la France.
Avant de perdre définitivement sa vie locale, notre pays éprouva encore quelques commotions. Dans les disputes de cour de 1617,- la ville de Montbrison avait été prise par les mé« contents, le seigneur d'Harlincourt, gouverneur des provinces du Lyonnais, Forez et Beaujolais, fut chargé de la soumettre, et y entra le ii mai. C'est le dernier retentissement de ces luttes politiques, qui nous rattachaient à la vie générale* : depuis il n'y eut que quelques émeutes populaires, mais tout à fait locales. C'est surtout à Saint-Étienne, qui conunençait à prendre de l'importance, qu'eurent lieu ces secousses. Les chroniqueurs de cette ville deviennent aussi alors ja^oias avares de détails. Us sortent même