‹ Histoire du ForezChapitre 29 sur 154 · CHAPITRE XIV. 5S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. 5S

des moteurs vigoureux, et le bœuf est presque proscrit.

Pour un porc, le droit ëtait le même que pour un cheval, cinq deniers ; pour un cochon de lait, deux ; pour un mouton, trois; pour une ' 3ommée ou ânée de vin (environ Thectolitre), quinze ; pour un septier de froment, dix ; pour un de seigle ou d'avoine, sept.

En i/i35, le septier de blé valait trente sous, ou trois cent soixante deniers, le droit était donc du trente-sixième de la valeur ^.

. Ce ne fut qu'en i&Ai qu'on commença à bâtir. Le mur avait cinq pieds et demi d'épaisseur, et seulement vingt de hauteur. Il y avait deux grandes portes et deux petites, appelées des Gauds et de^ la Poterne. Les grandes étaient placées, l'une au soir, défendue par un bouler vard, et l'autre au matin, donnant sur le pré de la foire, lieu affranchi depuis longtemps de tous droits seigneuriaux, et où se rendaient en confiance les marchands des environs aux jours fixés pour la tenue des foires.

Saint-Êtienne n'avait alors que deux cents maisons, ce qui donne mille habitants, en comptant cinq personnes pour chaque maison ; estimation fort large, si nous songeons aux usages de nos anciens, qui ne faisaient pas des casernes de leurs demeures.

i) Revue de Saint'iUenne,

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En présence die pareils faits, qui pillent haut, quelques habitants de Saint-Etienne/ patriotes peu scrupuleux, n'ont pas craint de donner à * cette ville une antiquité que repoussait toute probabilité ; ils ont fait mieux> ils ont placé des inscriptions monumentales qui, dans quelques âièdes peut-être, pourraient passer pour des pièces de conviction. Si notre veto peut avoir .quelque poids (et nous Tespérons, en récom-* pense de noi efforts pour &ire connaître iiofa-e passé), nous dénonçoais à la postérité cette étrange manière d'écrire Thistoire* L'histoire ne doit s'écrire qu'à l'aide des monuments, des chartes, des inscriptions, quelquefois de la tra-* dition ; mais seulement quand elle n'est pas opposée à rhistoire positive.

Nous l'avons déjà dit, Saint-Étîenne n'a pas besoin d'une illustration d'eno^runt; son industrie colossale lui donne en France le seul fang qui lui convienne* Puisque nous sommes sur ce SBJet^ nous ferons ici l'aveu que quoique l'église Saint-Etienne accuse une respectable anti-t quité ^, cependant nous ne l'avons vu mentionnée dans aucun acte authentique avant le qua-^ torzième siècle, et il n'est presque pas un seul clocher existant à cette époque dans la province dont nous n'ayons lu le nom dans quelque

1) Elle ne doit peut-être cela qu'à Tatmosphère de Saiut-É tienne. Comme on sait, l'air y est continuellement chargé d'une fine pQus-. sière de charbon, qui ternit et u§e biçntOt le^ bjttimei^.

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