Tome II
Cl)apitre quatorzième.
Union à la couronne.
Charles I.^' succéda à Jeaa, et vint à Montbrison sujt la fin de ikiU. Il reçut la requête des habitants tmdant à ce qu'U lui plût leur continuer les privilèges et * franchises qui leur avaient été octroyés par ses prédécesseurs ; « lesquels il promit entretenir et leur conserver eu parole de prince. »
Bientôt après, ayant appris toutes les vexations et abus qui s'étaient introduits dans le service de la justice, il envoya en Forez un commissaire général réformateur, nommé Gui^ chard de Salemard, qui plus d'une fois même rendit des jugements contraires au domaine du duc (iû38).
Beaucoup d'actes du temps nous montrent combien étaient encore indéterminés les ressorts et juridictions. Dans le temps que Bremond, seigneur de Brion et , d'Ârgental, assistait aux états de Vienne, les habitants de la Roue, Saint- Ânthelme, Lâchai et Montpeloux, se déclaraient contribuables aux tailles avec les habitants du Forez.
Au mois de septembre i/!i38, Philippe de Lévis, seigneur de Villars, La Roche et Annonay, vendit au duc Charles la terre de Mirebel, moyennant la somme de trois mille moutom"
1439. Les habitants de THôpital-sous-Rochefort obtiennent la permission de clore de murailles leur village ; mais ils n'usèrent pas de cette autorisation.
Dès Tannée 1435, le seigneur de Saint-Priest avait obtenu du roi Charles VII, en faveur de ses vassaux les habitants de Saint-Étienne, la permission de s'imposer pendant trois ans, dans le dessein d'employer ces revenus à clore leur naissante cité.
Pour un bœuf mis en vente le droit était de dix deniers ; pour un cheval il n'était que de cinq, tant était grande la supériorité du premier au-dessus du second, dans ce temps où l'agriculture comptait encore pour quelque chose dans les produits de cette ville. Aujourd'hui ce serait le contraire, car l'industrie réclame