CHAPITRE Xm. S
^ ^En i37S, le comte Louis fit faire un inventaire général des titres des archives du comté se trouvant dans la chambre des comptes, à Montbrison. Il chargea de ce travail un nommé Pierre Gayand, secrétaire de la chambre des comptes de Beaujolais.
Cette année fut reçu Thomniagè dé Guy Verd, p?ur un nommé Hugues Medici, représentant des deux prétendants.
i873. Le duc Louis, pour les services* qu'il avait rendu au duc d'Anjou, en lui faisant recouvrer en Guyenne beaucoup de plades que tenaient les Anglais, obtint de celitî-cila remise des trente naille francs d'or du temps, pour les^ quels avait été engagé le comté de Forez.
Dès l'année 1372, Louis H avait obtenu des lettres patentes portant union immédiate du comté de Fore^ à la couronne de France, quant à l'hommage et au ressort. En sorte qu'au lieu de relever, comme auparavant on l'avait vu, des baîUis, sénéchaux et autres juges des comtés de Lyon et Mâcon, les vassaux de Forez portèrent iihmédfatement leurs causes par appel au parlement de Paris. Le motif de celte attribution, exprimé dans les lettrés; était le voisinage du Bourbonnais et du Forez, qui n'en était pour ainsi dire qu'une suite.
En conséquence, sans troubler autrement Jeanne dans sa possession du comté, Louis vint à Montbrison recevoir foi et hommage des
principaux vassaux du Forez. C'est ainsi ^u'ilj. établissait insensiblement son droit, avant la renonciation de Jeanne, qui n'eut lieu, ainsi que nous Tavons vu, qu'en 1876.
1577. Pierre de Lavieu nommé bailli, du consentement des deux parties.
La même annëe, il y eut un grand différend entre Alberton de Rochebaron, prieur de Savigneux, et André Fauvel, commandeur de l'ancienne commanderie Saint-Antoine de Montbrison, au sujet de l'administration des sacre-, ments et de l'enterrement des corps. Hugues Torencbe, abbé de Val-Benoîte, fut choisi pour arbitre et accommoda les deux parties.
Les Anglais continuaient toujours leurs ravages dans la France ; le Forez se couvrait de villes fortifiées, fortifiées à la manière de ces temps , c'est-à-dire entourées d'une muraille quelque peu épaisse. Le père Fodéré nous apprend qu'il y avait de son temps en Forez « quarante villes closes et autant de bourgades.» On trouverait plus facilement de nos jours les quarante bourgades que les quarante villes closes, cependant oh voit encore des débris de murailles autour de la plupart de nos petites villes. Néronde et Saint-Germain-Laval étaient déjà murés dans le onzième siècle ; CbazeUessur-Lyon, Boën, Saint-Bonnet-le-Ghâteau, etc., le furent dans le quatorzième.
« En 1377, dit la Chronique de ce duc, le bon