‹ Histoire du ForezChapitre 4 sur 154 · CHAPITRE Xlil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xlil

%t magnanime duc de Bourbon ayant pris les armes avec monsieur Jean de France, duc de Berry et d'Auvergne, contre les troupes des Anglois et de leurs adhérants, qui s'ëtoient épanchés dans les pays de leur obéissance, Ie$ en chassèrent si absolument,* et rendirent le pays de Bonrbonnois, Forez, Beàùjolois, Auvergne et Berry, si paisible, qùtl n'y avoît h€»nme qui osât faire le moindre remuement, et ce fut alors que fut faite par leisarniées réunies de ces princes une telle défaite de ces Anglois et de ceux de leur parti, sur l'extrémité de ce pays de Forez et de celui de Beaujolois, assavoir entre Roanne et Ferreux, auprès d'uît pont qui est bâti sur un ruisseau* appelé de Reims, qui non loin de là dégorge dans le fleuve de Loire, ^ue plusieurs de ces Anglois y ayant été tués sur la place et enterrés en un champ ou territoire qui est situé en cet endroit, le nom lui est demeuré, dans les terriers comme dans l'usage du vulgaire, de Cimetière des Anglois. »

1377. Le duc vient à Montbrison ; il y donne des lettres patentes en faveur des cordeliers de Montbrison.

a Loys duc de Bourbonnoys, conte de Ciermont et Forez, per et chamberier de France, à nostre amé trésorier de nostre conté de Forez, Etienne d'Entraigue, salut.

tfScavoir vous faisons que nous, en faveiirdu service divin, et pour la descharge des aïnes de

nous et de nos prédécesseurs contes^ etcontesse» de Forez, fondeurs de Téglise des cordeliers de Montbrison, à nos bien amez les gardien et couvent d'icelle église avons octroyé et octroyons par les présentes, de nostre certaine seiance et grâce espécial, que les lays et aumosnes à eux faits par nosdits prédécesseurs, lesquels leur ont été payez en feible monnoye puis huit ans en ça, )eur soient payez d'ores en avant aux termes accoutumez de la monnoye courante à présent, c'çst à scavoir franc d'or du coing du roy monseigneur, pour vingt sols tournois, et au cas que mutation de monnoye ^e feroit, voulons qu'ils soient payez des choses dessus dites de la monnoye qui à iceux termes aura cours pour mondit seigneur le roy ; sy vous mandons et à tous nos autres trésoriers de nostredit conté qui pour le temps à venir seront, que lesdits lays^ et aumosnes vous leur payez d'ores en avant par la manière que dit est, et par rapportant quitance desdits gardien et couvent, nous voulons ce que payez leur aurez, comme dit est, estre aloé en vos comptes et déduit de vostre recepte par nos amez et féaulx

1) Sar robservation de quelques personnes, que Tortliograplie des u au lieu de v au milieu des mots rendait très difficile et souvent même illisible certaines pièces pour plusieurs, sans toucher au reste de l'orthographe, nous avons admis sur ce j^oint l'usage actuel. Afin qu'on pût au besoin rétablir Tancien, nous dirons : règle générale, il faut mettre les v au commencement, et les u au milieu Hes mots : il faut écrire veria oomme on l'écrirait aujour* d'hui, au contraire tmiver» doit s'écrire vniuers.

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