CHAPITRE XIV
' Une entrevue eut lieu à Feurs, où le roi se rendit du «château de Montbrison, qu'il hahitait. Puis d'autres entrevues eurent lieu dans le châ* teau de Gleppé, alors dans tout son éclat. Le mariage du dauphin fut non seulement autorisé, mais encore celui du duc avec lolande^ fille du roi fut décidé, et en i&52 le contrat fut signé dans Tantique église dé la Madelaine, à Montbrison. Le mariage se célébra à Feurs, où le roi alla demeurer pendant quelque jours.
En s en allant,, le roi habita aussi le château de.Saint-Haon. U y donna la commission d une en4quéte qu'il ordonna au sujet d'un différend entre deux seigneurs du Forez.
ift56. Ârthaud de Saint-Germain bailli.
Mort du duc Charles.
Les institutions comnranales portent déjà leurs fruits. Le pouvoir des petits seigneurs décline insensiblement, celui des grands devient moins dur. Les emphitéotes de Malleval refusaient depuis l&/(/!i de payer la taille aux six cas que réclamait le seigneur du lieu. Il y eut procès, et en- l&S? intervint un jugement qui les déclarait taillables seulement aux trois cas, selon les uz et coutumes du Forez.
i&59; Le nouveau duc, Jean II, donne pouvoir à Jean de Laire, seigneur de Comillon, c( de marquer la justice de sa terre par fourches patibulaires. r>
On voit sur un livre de comptes de celte
5& HISTOIRE DU FOMZ.
année que les ouvriers employés à Tadièvement du potlaîl de Téglise Notre-Dame de Moatbrîson recevaient treize deniers par jours. Comlnen déjà les valeurfi étaient changées depuis soixante atis ! En 1896^ ils ne recetaielit qu'un so^ six deniers par semaine*
12t6i. Pierre GbAuvet est nommé jttge*
i&63. Le dtic Jean vint à Montbrison^ et jnia comme ses prédécesseurs le maintient des pri^ viléges de Montbrison. Les lettres portent :
« Considéré le bon vouloir et obéissance en quoy avons ioujouirs trouvé les suppliants, et qu'avons sceu que eux et leui^s prédéces^urs se sont toujours bieii et honorablement conduits et gouvernés envers nous et nfos prédécesseurs, voulons et désirons nosdits sujets entretenir et garder en leurs bonnes coutumes et franchisés*» C'est à peu près la formule du serment soien^ nelle qu'étaient obligés de prêter les rois à leur «ntrée dans les villes importantes^ Les boui^ois devenus libres et forts^ devenaient méfiants*
Pendant son séjour en Fored^, le duc nomma André de Larière gouverneur pour lui dans le Roannais* Il fit aussi achevée son hôtel dn Parclèz-Montbrison ^, et construire un jeu de paume*
Jean vivait alors retiré de la coût ; il s'était mis du parti des princes qu'on appelait les méeofUentê, et qui formaient la ligue prétendue
1) Cet hôtel du Parc occupait tout l'espace qui porte encore ce nom. On a trouvé quelques fondations dans la propriété L«?et.