‹ Histoire du ForezChapitre 32 sur 154 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

da iiên public. Les grands feud&taires sentant la • lourdeur de la main de Louis Xt, faisaient leurs efforts pour mettre dans leur parti le pàuyre popuiaire, déjà si yigoureDx.

Louîs XI engsgea son confédéré d'armes, le duc de Milan, à venir fondre sur les terres du duc de Bourbon^ Leduc de Milan, ayant <^tenu la permission du duc de Savoie, passa en Piémont avec les troupes qu'il avait levées en Lombardie, et entra en Beaujolais, puis en Forez, <.< où les Lombards s'étant épanchés en Tan l/(65, et ayant poussé leurs courses jusqu'au mont Pila, forent délaits par ceux du pays, qui leur résistèrent vigoureusement, et les ayant investis en ces lieux monluenx, les taillèrenten pièce auprès dudit mont, en un lieu ^ qui av6isine la paroisse de Saint-Genest-^Maillefaux, lequel en mémoire de celte dé&ite a retenu et porte encore aujour^ d'hui le nom de CimetOre dês Lombards, pour le grand nombre qui y demeura et y fat enterré ; et dans cette occasion se signala fort un notnr mé Léonard Terrasson, Forézien, qui s'étant jeté dans le château de Ghâtelus en Fontanez, en repoussa vertement ceux de ces Lombards qui Ty voulurent venir attaquer. »

Le roi vint aussi enlever quelques villes au duc, puis, comme à lordinaire, les princes firent la paix, et les peuples payèrent la guerre.

1) En 1601, on trouva encore des armes dorées dans le tronc 0'lin arbre qti'on sciait.

1&66. L'ëglise Notre-Dame de Montbrison étant achevée, ainsi qu'une de ses tours^ elle fut consacrée par Tabbé de Belleville.

La même année on commença la construction du clocher de Téglisi^ paroissiale de Roanne. Il y avait alors quatre cent cinquante communiants, qui s'imposèrent. La pierre fut prise à Iguerande.

d{|68. Jean Pelletier, de Renaison» est nommé juge de Forez.

La même année le duc donna de grands privilèges au siège de justice de Montbrison^ qu'il appelle son présidial.

Louis II, duc de Bourbon, avait obtenu des lettres patentes pour soumettre inunédiatement le Forez au parlement de Paris. Quoique dûment enregistrées en cette cour, elles avaient éprouvé une grande opposition au parlanent de Toulouse, qui prétendait aussi quelques droits à cause des mêmes incertitudes de délimitation de frontières, dont nous avons déjà parlé plusieurs fois. Le duc Jean obtint de non- Telles lettres en juillet 1466, confijmatives des premières et encore plus amples, en ce qu'elles étendaient au Beaujolais le même avantage. Le parlement de Paris les enregistra le 15 mai 1^67, avec réserve des droits et cas privilégiés auxbailli de Mâcon et sénéchal de Ljon, et le parlen^ent de Toulouse en fit autant, le 15 décembre suivant, avec semblables réserves pour le sénéchal de Beauvais et les bailli de Vêlais et Vivarais,

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