CHAPITRE XIV
On lisait sur un vieux, registre des archives : « U y a certificat du 8 juin 1506, pour six journées .employées par Loys Taillefer, lieutenant de Forez, à Bouthéon> après le trépas de monsieur le grand bastard, pour réduire la placé en la main, de madame, et faire inventaire . des meubles estant en ladite place* » Nous ne sau* rioiis expliquer cette rébellion. ■' ' ^ ■
1488. Le duc Pierre est solennellement >re^ connu comte de Forez dans une assemblée des trois états qui se tint à Montbrison, le 22 septembre* Il y vint lui*méme peu de temps après ei^ .compagnie de sa feuune, et y reçut les compliments et félicitations de monsieur le grand écuyer et bailly. de Forez Pierre d'Urfé,
1A90* Le duc reçoit le roi à Moulins, et pour « les jot^tes qui y furent faites, le duc fit venir de Noirétable cinq cent cinquante bois de lances*»
: 1&92* Entrée ^solennelle du duc dans la ville de Montbrison. Il confirme leurs privilèges aux habitants* U &it des libéralités à l'église Notre- Djume.et à celle des.cordelienl* /
iiii9S* Fondation du coavent deiS' religieuses Sainte-Glaire de MonUj^ic^oii par Pieiire d!Urfé* . i496. Le duc confirmiez aux habitipints de tout le comté les privâégeé . qui leur avaient été accordés par ses prédéceiaseurs, et jparl ledquel^: ils les tenaient exejQDpts de tome reconnàissanoe einphité<M(ique de! nouveau seigneui^* <
iAd7; Au raois d'^vril^ le dm coni^qilâ à MoiitfarisQn rassemblée des* trois éitiis de son comte de Fovèz et des bafonies ad)oièt€6;;Rtf«^ lie et Thiers^ et « il fit quelques i^glement^ et offdcmiiaaces ptor le repos et soulagement de ses sujets ; et au mois de mai teivanc il fit tenir dons k mente TÎUe tme coiir deâ gtasd» jdoni^ qui remédia à quelques abus qui étajimt k 1% fouleet.o^pvesâikidu puii>|iq. }k ) '
Les prindpsmxofficierB/étàteiilt alors Jao^[iièf$ 'TaTard, juge dr^uairé ) Pierre Gl^fi^ë^ jugé des causes dés appellatious du Forez^j ¥n^à^^ Yerier, lîeucenailt du Jbailli et juge 40 Forefl i André Hypcrfite^ procureur giéfiiéi^al ) AmôiA^ de ToumoD, contrâlcfur; {^tëiip^e ObaBtSlèll, Odîiiet Gréjrsolônsj coukëillsi^ du iiâic^ e4f Alexis Biirbertèt^ idefié et^&edrémimtefftisQ dfieifldfr Àes. ebmptei. *••;<.;• i^ i "• ■ .' "^ '-• '." «î "*' •>"
1^98. Des bandes acharnées ravagent le pa|f & stitts ht coiiunafadefaaLeiitd^uÉdKf ^)«ii prë^ le nom de Piérqe PtïAiné,( . .*>' v-
iSaÔeti^SQâi âiiiplàçà:deàx'ck)dbLe$t^kMM^ Terre et Forez, àao^ bc toiit del'^iîsè^^NMIé'^ I>amé qiiîs était i achevée^ gràoé aux libéralités du duc de'iBour))(Miii^ iqni e^te aniftée' édi^oti^ fil i à cette églisÊi uni > dorn de ci»^ oetits litres viennoises^ .payable ^v^ dix aiis^t par àomme d^ dnquanie ' livqes^ Semblable - sçmâie de dîiiq cents livfleS' . avaiit iétd> côi|8acjrée <<au mléine usage par .lot ivajfnvfe duc q(Mlqtte4f«ttpssa
CHAMTHB XÏV. 74
Quant att dhâpitf e, il y c^nsAtma piM^è tous ses immenses revenus. .' : . '.'
Sauve-Terre, «qui autant de 'VerJus'j^Ôàr la dt^ipation des brslgés, n dit lé hon ei crëdule De la Muré^ pot te ^ttë iustriptkiii i- ■
a Salva lérla rooer* Mea vdx: sîi êulf^axk « jyeèktid getjrk ForeiiUs ek laiûdlës Chr^d4ue « Matdftf @muibu« sahfctis ; tehmi terjrk ^ikÉMpié « futictos corde piô metûorëti'D^
Twei portait çétté ihiicrîptîori plaà lacbm^e i
« Laudfo Déum verum, plebem v6co, colligo « clerum, defuncios plorO) pestem tiigo, ^esta
« décoro. »
Qui pçut 69 r^ndfe ausisi,))rièveipeiit.: ^ : j «:Je Ipu^ le vrai Dieu, appelle le peuplai rassemble les clercs, pleure les >mor4Sy rnet^ epa fiHte lat p^te et^mbe^Ks les |ê^s« n . . . ^
Vihgt aib^ ëVêiiit^ ôk eh âvMtfeitdu^Uiié podr
Tàtiti^ué ëgifàë de Sàf igneul; Elle '^i mèiltiL
tenait dai^ë h ddtfhéi^dé $aii¥t^Piërilè lie M^m^
briàcta; E!k ^oi^tè G^tte in^âcrtptièn :
• i^Màrià viUfeili regîiat^ imperàt^db omfni tâilo
« tfoà pi*ôtegè!t. Slàtîa vockir* '
«Oct. an. milcçee^MtïetîM»'»
Yet-s là méclAe éyùqnëlhhM plaça atii^iiine
dans le clôcbèr de Téglisis p^oisskié dé Roatïiie^;
on rappelait la Viéillev (juoîque «on tiom sm
Jean. Elle partait pour inscripfioli ce verset de
Tofixie de sainte Agathe-:
et patriae liberatorém.
« 1^81; Joaaoes yocor. »
Vers Fan 11500, l'hôpital de Ghandieu fat fondé par Pieixé de La Bâtie, prieur des prieurés de- <^hàkidieu^ Saii-sous-Gouiao et Bar.
. 1503. Mort du duc Pierre* Ses obsèifoes furent célébrées dans tout le comté ; mais particulièrement à MootbrÎ3on, dans Téglise Notre-^ Dame,. . quinz^e jours après sa mort. Le compte du. trésorier du dc^n^aine fait foi qu'il y eut plus de cent ecùssôns éniaillés aux armes du duc, et beaucoup de robes de deuil pour lés officiers de la cour.
Pierre II, fils- de Charles L^', avait eu toute la succession de la branche aînée de Bourbon. îF*ép6usa'Anne, fille de Louis XI; mais ce roi, dont tous les actei politiques de la vie lie teiH d^nt qa%. dalauèr, à :1a France cette homogéiléjté qqi la rendit depuis si puissante , y mit une €pnditiQi)> c'est que» faute 4'epfant mâle, ie Bourbonnais fèi*ait retour à la couroiixié. Cette iclftuse. {avait déjd.^é stipulée pour le n»ariage de Jean I.®"^ ; mais^elle avait été éludée en vi^c de certaines çQn$îdératiQns.
: Pie;rjce çut un fils nommé Cbarleis,' comte de ;GIarmont, niais il mourut jeune; il ne lui resta qu'une fille, Suzanne, duchesse de Montpensier, mariée, en i505, à Charles, qui devint Iç deuxième duc de BQurbon de ce nowi, ou le