CHAPITRE XIV. 7S
troisième, si on compte le bref gouvernemeat de Charles, archevêque de Lyon; mais il n'est connu dans Thistoire que soi^s le nom de Conètable de Saurbon. Nous n'entrerons pas dc^ns les détails du procès qui lui fut intente ; il nous suffira de dire qu'cjm espéra, par ce mariage éteindre la haine de deux fs^milles, et que la couronne laissa dormir ses droits ; d'ailleurs des lettres patentes dérogatoires avaient été facilement obtenues de Charles YIIL Louis XII les confirma.
Charles et Suzanne, sa femme, furent donc reconnus héritiers de Pierre, et vinirent comme tels, en 150$^ faire une visite .au Forez, qui fair sait partie de Tusufruit de la douairière, leur mère, veuve de Pierre* Ils furent adnûriablement accueillis à leur entrée solennelle dans la ville de MonthrisoU) et <c eurent une réception splandide au chasteau de La Bastie, où le grand es* cuyer dTJrfé, bailly de Forez, et Antoinette de B^auveau^ sa femme, parente de la maison de Bourbon, les régalèrent très magnifiquenient, comme firent aussi plusieurs autres seigneurs dudit pays, qui furent honoi'és de leur vi$ite« «
1507 et 1508. Deux assemblés des trois états sont tenus dans Montbrison* On remédia à quelques abus. . }. '
Cette dernière année, les officiels . de* justice de Montbrison, au siège duquel resaorti^satt aiors la ville d'Annonay, comme seigneurie de
Bidnrbod, a jSreàt^ api-ès de grâitdés inlb^ma^fiond, le furMès clad$ ladite ville d'Âiinoilay de ocTCakiS itt^ies et sacrilèges avant-cotn^uîs de rhugsetiotisdie^ qui audit Ife a firent dediitsultés étraûges àûx catholiques^ Jusqaés à sonriél^ lé tooqsâiti, et, ce qui est Jiorribie à dirë^ eif tlnreot jusque^ à rinfractioii et proâmatioii dtt saint sacrement de raatel. »
l^ietre dXJi^ë, qui aVait acheté^ eii t507^ la â^iglietirie dé SaintJust-en-G^talet^ pôa:^ lâ somme de quinze mille livres, mourut en 1^^.
La ddttairière Anne donna son office ^ë kdlli et de ca|miÂne du diàteâu^ ville ei mandement dç Montbfisot, à éaesstre Gabriel de L^vis»
seigneur é. Gifcitàn.
On VôitatIX' àtokites dû foykutne ded le€cre& pcltentes d'Anne, dnchesse de B^uf bbn et d'Ati^ vefgne^ bomtesse de Glemont et de I*ètfëi^ vi^ d<»ntes6e de Cariai, Murât et Gbâteltaut, (hettiè de Beatijeu, d'Annohaj^ de Roche-en^Regnër et de Bôurbon-rAncieii, etc. Par ces lettres' datées de Mopftbrison, en avril ié09^ elle accorde un amortissement dimpôt aiEc> f èligienses Sainte^laif è de Montbrison, qui étaient de la fbtiâation de Pierjre d'Urfé.
Les soéuns se j^dàignaient de ne pouvoir payer rimpôt. La charte jporte : « Leur fent acheplé et baillé trois anaisons, savoir : la maison qui Ifitti fen létÀxk de la Croix, et la maison qui fut de Mathieu du Puj, et la maison qui fnt de
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llidiMd dtt Gloci. » Là draine totate d'îttirpbsitiôM de ces ti^ôis mftisdiifs êtak d« déni dois d^ût deniers totinoois «et une jféfim (j^ulé) et demi è^ cëh^ ()â jablèd chacun an e^màîft de rostre pé^ vosft de Motitbikotiy lèdqtfèls di^bvoki^ dl^â né se^rèiem botitiëméHt ^ayér, db^aôi i^'êllês ii'€(tit Tien et lië vivMt qtié de tios aamosi^eë et de cèllÊid de boilile$ geûs^ qtii k peiné léut souff fisent...» par quoy, comme leur fondatéfesse^ dtttihoiÉfs et ^nitt^ns^ étc, 3^ '
Ces dàkhéS âé se lassaient pas de demandiË^^ If "^6141 pas ^tonnaht de lés entendre se plaindre de né {JCmVdii'jtt^éi^tîet impôt pour tte& maiisôds qïAiJil léttt ddtoâî*. •
Si j^ s'en rappërte aui wùVèirirS hifeiôM.
f^iië^y Une pëstè' effroyable atlrait ttiralgé hôtt piÊtfÈ atf c^ntoûfél^cëmént âe ce sîêéle*, pté^agè téi»ribte' qtïi Sèittbl4 PftVôiif lÈfàtqàé-enti^e lëà àutfeyd'tin trait de sàEl^i,*: ^ ' ■ NôtiS liions, itlti la tha^ged'dti vieux misSrfS cfesf^ Vèrâ, tjitet rétritd^e et lé style se«d*^t
remonter à cette époque :
En Tan mil cinq cens et sept , .
Qvici,MQÇtbHson.6stoit.infect« . *
, Uen p^pt.^çQpiptefdiet , .* I.;. Trois tni|le scfpt cens qt sept. . ^ ,
. . ;. ,1 SigoéPopijfen
1) Mapuscrit de 1300, qod provient de la succeMion d'une CainUleN pè éùrf aize, élèlntc dans là ièVoiùtiôii.
U faat.ai^oaQr que le chiffre un peu é^yé de ce compte faiet, jj$tte du doute sur la véracité de là chronique ^jcnais. le vëridique De la Mure en parle. . Il est. ,vrai qu'il place . le fait vers 1522 ; mais ici nous avons une date bien positive, que nous acceptons» Au reste il ne serait pas surprenant que notre pays ait eu à souffrir deux pestes, tant, était, àlojs commun ce genre de misère.
La tradition rapporte que la terreur fut telle ^ns Moutbrison, que tous les habitants Tabandonnèrent, les uns se sauvant sur les montagnes d'Essertines, les autres du côté de Suri, . où vinrent se loger les officiers du baillage, espérant sans dqiit^ que Tinfluence de la chaux qu'on y fabrique, terait ass^z forte pour les préserver du fléau. L'herbe . poussa haute dans les rues, qui n'étai^it pas pavées alors, et les premiers qui revirent ce lieu de désolation se crurent aussi courageux que leS; pilotes hardis qui allèrent . dans un nionde inconnut chercher la terre de Golomb-le-Fou.
1512. Philippe de Ghâtillon est nonuné juge de Forez. «
1513. « Le 4 août fîit faite la monstre du ban et rière-ban des nobles du cotnté et ressort de Forez pardevant messii^e Grabriel- de Saint- Priest, seigneur dudit lieu et de Saint-Êtienne de Furan dudit pay5, chevalier de Tordre du roy, commissaire à ce député et commis par le