‹ Histoire du ForezChapitre 44 sur 154 · CHAPITRE XIV: S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV: S

lettres patentes en faveur de l'église Notre- Dame de Montbrison, dont voici la teneur :

« Charles, duc de Bourbonnois, d'Auvergne et de Chastelleraut, comte de Glermont en Beanyoisis, de Montpensier, de Fourez,de la Marche, de Gien, de Clermont en Auvergne, daufîn d'Auvergne, vicomte de Garlàt et de Murât, seigneur de Beaujolois et de Mercœur, de Gombraille, d'Annonay et de Bourbon l'Anceys, per, chamberier et connestable de France, à nez amez et feaulx gens de nos comptes, salut et dilection.

(( A la suplicatîon de nos chers et bien amez les doyen et chânoynes de Tëglise Nostre-Damè de Montbrison étants de nostre fondation, et pour considération de ce que de la somme de soixante livres forte monnoye qui deûes leur sont chacun an pour partie de le^r fondation, ils n'ont receu depuis l'an mille cinq cens dixneuf que la valleur de la ferme de la layde de nostre ville de Montbrison, qui n'a monté entièrement lesdites soixante livres forte monoye, et ne pourroient être continués être payés doresennavent comme ils ont été par cy devant sans avoir sur ce nos lettres au cas expresses. Nous voulons et vous mandons que par nostre tresourier de Fourez vous faites paier, bailler et deslivrer ausdits doyen et chânoynes les deniers que ladite layde a moins valu de ferme que desdites soixante livres fortes monoyes par

86 HlS'rOlRB DU f OIIEZ.

an, depuis le^it an 1519 jusqueis; à présent, et pour w q«e, avons m^dé lev^ir ladite Uyde auH trement>/$ansj$t mettre en fejrme, Nqiw yôulons et vous mftodon4 en amre que p^r ledit tresquçier de Fôwçjç preseAt et advenir vous faites continuer le psiyetneut desdit:e3 sobçaute livres fortes mofaoyes chacun an pçf nostredit tresourier,, et ^Qns préjudice de les faire retirer sur ladite l^yde» ptxuv h payement de$dite$ sqixwte Uvres iodes isaçmi^ye^ et par rapobrt^At cesi pr^seqte^ Sii,giiées de no$]tre lûain et quictançe sur ce suffisant. Nous voulons lesditçs^ soimaes. de deiye^ s, estre par vous passées et allQuoes au compie, et ^hatues d^ h recept^. di^dit tresouriçr saùs dii&çult^f

« Pa^ué jt Mîontlucoj]^ le xUî^ jour de juing Tau mille çipq ceins vingt et troys, etc. ^

-rr- Npuç s^jvpn^ don^ au long Witte pièce, quoique peu importante» par oe que c'est le dernii^r ^c%$ 4u duc çn Fof ezu. J^evenons aut

procè^^.

Le duc quitta Afojitbrisou le 25 juillet^ et retourns^ ev BoiirbQnnais,

Pendant cç temps, dtu?: conjurés, Martiguoft et Dargougç^, ayaut fi^it eu oonfesMon quelques révélations, elles furent bientôt connues de la duchesse, qui en fit part au roi, son fils. François I.^' jugeant bien que le dépit seul avait pu porter le connétable à, cette action criminelle, vint le trouver à Moulius, voulant le ramenef ;

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lui promit mém^ de lui faire rendre ton^ ses hiçns si le ji}gwi?nt lui ét^k 4^favQr44e. C'était mie. preuve de foibles&e, qui montrait $eiilefMitf. cQuibien ëtaû iqjn^te ou au bkmus imn ptoAii^é ce procès baineuic.

Ou dit quie le duc fut touché des mairques d'aflS^tion que lui prodig.ua le roi» et qu'il araie wAm^ renoncé à TaHiattce de l'eroperew, lors?^ qu'il apprit à La Palisse, le séquestre de tou& 3e&i)iens. U ne songea plus à saa raccomoio-^ dément, et piu'tit aveq son brave amiPomperanii pour.rjtalie* Ils ^e, pa^rvinri^nt à ao^ir de Françiçi qu'au. n»ilie» de. mille dangers, cat le r^i, qm doutait de la sincérité de la pro;ii.Qss0 du^ çonh çeta^ks avaîit fait répatodre ai;t9|ir de 1h\ des tt^oi^pes qui devaient s'eui^purer de sa perstoone». s'ii tema^tde se sau^eiç. Ppm? dérouter c^iwi qui cQuraienu apr^ eux^ iJs ayaieut fait metUfg au. neboura le§ fei;$i d^ leurs çh^vaw, ^tç^ttei' circonstance $eulei ks sauy,a^ Ce ^Qyag^ for 4

seitrft,, que le çiOi^wétaWe ne fm p^s^»DCie»er avec ïui un corps de çajralerie, composé; . 4fiSt

nofeles: de son; pw:!*. M futSii^YMeulesnenlda quek|ues seîgnew§^ aii o<?wbre desqi^els.. nmê m devonsr pas n/égMgfei: de Qtter Dp Pelimi^,.<|wi quoique foct )ie|i9âi» fijL.pirei^ye dç gfm^ Çi^wf^^ Il fut tué au siège. 4e» Rftwife^Fec le fioi?qétâl)le. Gonune on doit, p^nser^ Boivl^W partiale procès i^e souffrit pJus de difficnljé,, I^e iiQn/^ table fugitif fut condamné à mort par contuma^,

et tous ses biens ^ tenus médiatement ou iiii^ médiatment de la couronne furent déclarësy avoir fait retour. » Le procès de ses complices ne tarda guère, et Poitiers de Saint- Vallier, déjà sur rëchafiaud, ne dut sa grâce qu'à la beauté de sa fille unique, la célèbre Diane. ••••^ Si ^anfto^r faisait condaftmer, Tamour faisait absoudre* Âipsi les puissants se jouent de la vîe des hommes. ••••

' A peine Bourbon venait de quitter nos pays que déjà ils étaient tenus de fournir un contingent destiné à marcher contre lui. La montre du ban fut tenue cette année même par Gabriel de Lévis.

^ Arrivé en Italie, Bourbon s'aperçut qu'il avait été dupé : Charles-Quint, qui lui avait promis la mairi de sa sœur, ne lui offrit plus que le commandement de Tarmée qu'il voulait opposer ^ Tamiral BonnivetS avec la précaution de lut adjoindre Lanoi, son général de confiance.

' La France était alors envahie sar;tous les points; tous ses ennemis, enhardis par la défection du connétable, s'étaient pour ainsi dire donné rendez-vous chez elle, et les Anglais n^ manquèrent pas. Jean d'Albon ^ et le seigneur de Rochébaron, leur prouvèrent q^e la défection du prince n'ôtail rien au courage de ses sujets^ D'un autre côté, Bourbon, que la haine rendait diligent, fut plusieurs fois sur le point à^

1 çt 2) Voir là Biographie.

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