CHAPITRE XIV
détruire Tarmée de Bonnivet, son ennemi personnel, qui^ sentant son infériorité, ne cherchait qu'à réviter.
: Un. jour, }es impériaux, que çonunandait Bourbon, atteignirent Tamiral à Romagnano.
Pour garantir son infanterie, il se mit à Tarrièrégarde avec son corps de gendarmes ; mais tout d'abord il fut mis hors de CQmbat. Il laissa le commandement à Saint-Paul,, à Yandenesse et au chevalier Bayard, toujours chargé des emplois les plus périlleux. Il remit à ce dernier, comme au plus digne, son bâton de général.
HcHineur tardif, dont il ne jouit qu'un instant !
Dans une charge, Yandenesse fut tué et Bayard eut les' reins rompu. Affaibli par la perte de son sang et ne pouvant supporter le cheval, il se fit déposer contre un arbre^ le visage .tourné vers l'ennemi. Bourbon venant à passer en poursuivant les fuyards, eut l'air de lui témoigner de la compassion, a Ce n'est pas de. moi, mon^çur, répondit le mourant, c*est de , vous . qu'il . faut avoir . pitié. Je meurs en homme de bien ; mais vous, qui êtes Français, et prince du sang de France, vous avez aujourd'hui, contre votre . honneur et contre votre serment, les livrées d'Espagne sur les épaules, et les armes à la main toutes teintes du sang français.. •• »
Reproche bien mérité, auquc^l Bourbon ne s»t rien répliquer. U continua sa poursuite^ et
Bayanlft \^ chevalier mm peur ei sam reproche,
\^\^^ s'eQvoler isa belle âme» Saint-Paul acheva comme il put la retraite des Français.
\4^ trompes de Teiaoïfierew djmiit après cela acquis une pi;^p0Qdëran.c6 absLokie ea Italie, Bpujrbo^ qfi^its^ 119 e invasion «o Frasce» poui x^^js une vepg^aDce éclatante de sa disgrâce. IVIais il nfi r^pâ^it pas,, grâce à Dieu.
Pans le partage que Charles-Quint méditait, il avait proo^ia aM connétable de vastes do«< n^4in?Sf Celili-ci voulait entrer par Iq Lyonnab et le Fore;(, QU: il étaîA ^suré de ironver assi-» stoppe ;. iR^i^ il Jtui laUut se soumettce aux vo- ]|Qnté^ df Cha^rleiS et de sesr géaréraux» cpii prel[)fiiQQ); pMi^û à le cootraner. FaiS>Ie punition, ppi^r^ celui qui psait, porter la guerre daas s^ patrie î
JFrftPigpi^v 1.5' ae décida à rentrer ea' Italie; Qo^AUie Cbaxlles YIII et Louis XII, il avait ai| début de Jba campa^qe une bbillan^* armée, W#is çQtmm eux aussi, c'est à peine s'il eitreiçint quelques débri^. Il semblait quf la Fiance dâx eftglputir da^s ces /délicieuses contrées ses bppnpieSi et son argent. Le loi éprouva d'abprd peu de, difficultés* Ui faisait le siège de Pavie, lQr$^e le ûonnétable, qui était parvenu .à obtenir de l'argent du duc de Savoie, frère (fe son ennemie, arriva avec les recrues qu'il fftait &it.en Allemagne, où sa réputation de bravoure et d'fadbUeté \m fit obtenir un oofps nombreux.