CHAPITRE XIY
en musique par un ccmcert de voix réciproque des jàittsietens et chautres de ladite égU$e et de eeixx de sa chapelle^ il receut en ladite qualité de comte de Foreai le Éîèrment de fidélité des chanoines de ladite église, des officiers de ladite yiUe, et des principaux gentilhonmies foréziens vassaux dudit comté, qui s'étoient rendus là pour la prestation de ce deTX)ir.
a Ce séjour que ce grand roy fit en ce dévot et agréable cloistre des chanoines de Montbrison fut marqué et descript par quatre vers fran^ço^ conceus au style et à la fagon de ce tempslày et mis en relief sur une plaque aposée au fond et sur le derrière de ladite maison canor niale où il fut logé, dont voicy la teneur :
Le jour de saint Marc mil cinq cens treote^six
Fut le séjour du très chrestien François
Pjremier du nom, puissant roy des François,
Par seize jours en ce logis assis i»
Cette petite çièce de vers n'honore pas beaucoup répoque de la renaissance. Le poète ne paraît pas avoir été merveilleusement inspiré par son si^eu II ne reste aujourd'hui de ce monument que la plaque d'un écusson, avec ses supports imaginaires.
Comme le roi alla ensuite faire uâe visite aux autres lieux principaux du Forez, pour donner une idée des cérémonies avec lesquelles oh recevait alors ces personnages, nous allons copier ici, aussi fidèlement que faire se pourra, le
Narré des solemnitez de Ventrée du roy François'pre-
• mier dans la ville de Montbrison, capitale du Forez.
( Extrait d'un registre ancien intitulé : Livre de»
délibérations faites en Tbostel de ville de Montbri«
son, signé Vinols.)
« L'an mille cinq cens trente-six, et le Inndy après la dimanchedeQuasimodOy vingt-quatrième jour du mois d'avril, noble et puissant seigneur Claude d'Urfé *, chevalier, seigneur dudit lieu, écuyer de ëcuyrie du roy nostre sire, est venu à la yille de Montbrison, aux uns de prendre sa possetion de Toffice de baillj^du pays, comté et ressorts de Forez, aussi de l'office de capitaine de ladite ville, en bonne et grosse compagnie de plusieurs gentilhommes dudit pays ; au devant duquel messieurs les juge, avocat, procureu?, trésorier, controoUeur pour le roy nostre sire, et autres officiers, procureurs et praticiens de la cour présidiale de Forez, et autres notables bourgeois et personnes dudit Montbrison, allarent à cheval.
« Et pour ce que le roy de France étoit ja entré au dedans ledit pays et comté de Forests, et arrivé à la ville de Saint-Rambert, et que l'en disoit qu'il étoit délibéré venir audit Montbrison, les enfans de ladite ville, au nombre de cinq à six cens et d'aven tage, bien habillez et accoustrez, ayants espées, aquebutes, javellines,
i) Cest lui qui at faire la chapelle de La BàUe,