‹ Histoire du ForezChapitre 7 sur 154 · CHAPITRE }aa. il · texte numérisé non relu

CHAPITRE }aa. il

Élire tenir <}QÎttes f nters Iç roy; pendant qu'on y travaillerDit de toutes les tldlles et subsides i^ ensuite de qno j il fit tracer en sa présence retendue et pQurpris de ladite clôture» et nompia des comtnissakes pbuy to poursuivre Tcetivie.»

Barthëlenoiy Puy est «loniBtié juge d'aj^o^j

Le roi acquit du duc, t^n pri^ de nûjie JiFfjes à prélevei* sur le |[renîer k sfil du JPoiit-Saint- Ësprit, les ports' ou "passages de jCbavanay et de la Croîx-dXfnez, mt le Rhône. C'est ainsi que la royauté lietiratt des mains de la féodalité ses instruments de gUerre* Mais elle n'était pa$ encore tellement axiaîtresse qu'elle ait. pu domi* ner les familles d'Orléans et de Boucgc^goe^ qui se faisaient alors >une horrible guerre* La France s'en souvient comme d un caucfaiemSar, Laissons venir Louis XI !

En 1410» le duc étant dans lé dessein de se retirer avec quelques-uns de $es officiers (entre autres le bailli d'Urfé) dans le couvrit des ce-lestins de Vichy, qu'il avait fondé, vint à Montbrison dire adieu k la duchesse sa femme qui habitait presque toujours le Forez, dont elle avait entièrement le gouvernement; Dans le temps que Louis était à Montbrison, le duci de Bourgogne fit assassiper le duc d'Orléans :

« Le duc, dit sa Chronique, demeura à Montbrison une pièce avec la duchesse sa femme, oii par tant de foys escrip virent et envoyèrent ambassadeurs les ducs de Berry, de Bretaigne,

n HISTOIRE DU FOREZ.

de Bar, le comte d'Armaignac et le sieur d-AIbret, conestable de France, au duc, luy remonstrants que le duc Jean de Bourgoigne faisoit grand mandement à destrake les orphelins d'Orléans, et ià celuy duc les avoit déifiez, et qu'il ^ eust pitié'. Si pensa un peu le duc et puis dii^t •: Puisque ie yoids que c'est à certes que l'on veut deistruire mes nepveux, i'ai veu ma chair et rnoii sang respandu inhumainement sur le carreaux, et ceux à qui il en deust douloir sont phis obstinex à en faire. Si voue et promets à Dieu que tant comme i'auray vie ie mettray corps, avoir et pouvoir à défendre la querelle de mes beaux nepveux, et me déclare estre de leurs partis, et lors commença à dire le duc Louis à la duchesse sa femme : Dame Anne dauphine, très chère compaigne,ie€uidois (croyais) prendre congé de vous, pour aller où àia dévotion étoit et est, affin que sur ma vieillesse ie sème à Dieu, faisant ma demeurance au couvent des caelestins. de Vichy; mais ie scay de certain que le duc de Bourgoigne entend à destruire mes beaux nepveux d'Orléans : si ai voué d'estre à rencontre de tout homme qui leur voudra nuir, et celle guerre affinée, puisque je ne puis plustost, ie voudrois accomplir les voyages- lesquels i^avois proposé de faire au plaisir de Dieu. Je useray le r émanait t (reste) de mes jours à .Vichy, comme ie l'ai ordonné. Si vous dy à Dieu» ma femme, et de bien bref ie vous

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