‹ Histoire du ForezChapitre 8 sur 154 · CHAPITRE XIII. - " IS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. - " IS

reverray*.. » U Tespérait du moins le pauvïe duc; mais étant parti de Montbrison» « à belle compaignie, » il se rendit à Montluçon, où il fut atteint de la maladie qui le mit au tombeau, il n'eut pas la douleur de voir la Fraude déchirée encore une fois par les guerres civiles.

G'esrt ce duc qui avait fait clore la ville de Feurs presque entièrement réduite en masures après les guerres des Anglais. Sa mort arrêta les travaux entrepris pour la clôture de Montbrison.

Quand le duc Louis fut mort, Anne resta seule à administrer le comté, qui lui appartenait en propre, et n'était Tapanage d'aucun; enfant. La duchesse Tafifectionnait beaucoup. Comme sa grand -mère, dont elle était Tunique héritière» elle habitait Gleppé, « où la nioblesse de sa cour, > à rinstar de leur maîtresse, firent' bâtir leur demeure. »

Gleppé pourtant n'était que la maison de campagne, le Versailles de nôtres Forez. La résidence ordinaire de la duchesse était Montbrison ; c'est du château que sont datées plusieurs lettres.

« Anne, dauphine, duchesse de Bourbonnois, comtesse de Forez et dame de Beaujeu, à tous presens et avenir, salut.

« Nous avons reçu humble supplication de religieuse personne frère François Jacerand,

prieur de nostre prieuré de Gumières, que came ledit prieuré soit fondé par nos prédécesseurs comtes de Forez, lequel est scitué en nostre mandement de Layieu, hors de forteresse, et eh lieu champestre, eh un gmnd trépas de gens armés, qui au «temps passé, par plusieiirs fois ont fouillé^ pillé et dommage lèdk prieuré de calices et plusieurs autres joyaux, pour defiaut de ce que les prieurs qui lors étoient ny à présent n'ont lieu où ils fissent l^ur retraite, et il soit ainsy que nous ayons un petit hostel de large et de long de trois brasses ou enyiitin, que anciennement fut de messire Falque de Boutéon, et est scitué auprès^ le chemin qui rek de la grande porté, en nostre donjcmdudit lieu devers la bize, d^une part, et Thostel de nos hommes de Margirie, d'autre part, et la fontaine du chasteî, de rduttte part; lequel hûstel ledit prieur nous a, pour Dieu et aumosne, f exquis de le donner audit prieuré, pour 3oy et sies biens re traire, comme dit est, au tems de guerre et autrement} pour ce est<-il que nous, ces chdses considérées, audit prieur et prieuré, et à ses successeurs prieurs dudit prieuré de Giunières, par ces présentes donnons ledit hostel perpétuellement' à toujours mais, etc.

«Ddnué en notre ville de Monthriscm, etc., i7 février lu 10^ »

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